113
… / …
Histoire et Sciences
344.
Jeanne Louise
G
enet
, Madame CAMPAN
. L.A.S., [Écouen 18 septembre 1813], à Mlle Louise
C
ochelet
, « Lectrice de
S.M. la Reine Hortense » à Paris ; 2 pages et demie in-4, adresse (petite déchirure par bris de cachet).
500/600
B
elle
lettre
sur
son
ancienne
élève
la
R
eine
H
ortense
, qui venait
d’être très affectée par la mort accidentelle (10 juin) de sa dame
d’honneur Adèle de Broc, née Auguié, nièce de Mme Campan.
« Votre lettre m’a fait infiniment de plaisir ma chère Louise, j’espère
que les trois beaux jours que nous venons d’avoir auront de l’influence
sur notre chère Reine. Elle m’occupe sans cesse. Je sens bien que le
voyage de Paris a dû être pénible, mais on ne pouvoit l’éviter, et il
vaut mieux qu’il soit fait qu’à faire. D’ailleurs mes nièces et moi seront
toujours si occupées de la douleur de la Reine et si empressées de la
distraire qu’une fois ce premier moment passé nous n’en reparlerons
que pour empêcher les douloureux souvenirs ou les balancer par la
résignation. Mais ma chère Louise quel sacrifice et quelle résignation
il demande pour suporter de pareils coups du sort, y eut-il jamais un
être plus aimable ? ayant surtout plus de jugement et de cet esprit
qui tient au tact, aux bienséances, à tout ce qui est mesure, bon gout,
ah ne croyez pas qu’il y ait la moindre affectation dans les regrets qui
sont exprimés, la France entière les a ressentis et ce n’est pas dans ce
cas qu’on a joué le sentiment de la douleur, ce n’est pas une raison
pour ne pas se résigner et croyez que la P
sse
y eut beaucoup de force.
Elle ne se plaint point de la lettre reçue à 3 heures de la nuit et qui
dans certains moments de la santé des femmes pouvoit la tuer. […]
un pareil événement mérite une grande indulgence, une sœur est la
plus grande amie »... Elle parle de Mme Gamot (l’aînée de ses nièces,
sœur d’Adèle), puis recommande : « ne croyés pas ce qu’on vous dit,
vous êtes dans le pays des ondit les plus funestes, il faut y fermer les
oreilles. Que de choses à dire sur ce pays ! combien il est difficile d’y
bien marcher, et que de précautions à prendre ! »…
345.
Jeanne Louise
G
enet
, Madame CAMPAN
. L.A., Mantes 29 juillet 1816, à Mme
D
urand
; 1 page in-4, adresse.
300/350
« Recevés, Madame, l’expression de ma sensible reconnoissance pour les sentimens que vous voulés bien me conserver pour des
momens heureux que j’ai eu l’avantage de vous procurer. Le sentiment de la reconnoissance est bien rare, il est doux d’en être l’objet,
et je ne suis pas accoutumée à l’éprouver, croyés donc que mon cœur en a mieux senti la valeur de ceux que vous m’exprimés. J’ai trop
souffert, ma santé y a succombé et j’ignore si je la relèverai, je le désire à cause de mon cher fils auquel je suis nécessaire, vous savés
Madame ce que c’est que d’être mère »…
[Sophie Henriette Cohendet, générale Michel
D
urand
(1772-1850)
, fut Dame à la Maison de la Légion d’honneur à Écouen, avant
de devenir une des premières dames de l’impératrice Marie-Louise ; elle a écrit d’intéressants
Mémoires sur Napoléon et Marie-Louise
.]
346.
CAYLUS
. 49
chartes
, 1312-1396, portant des sceaux manuels de notaires ; parchemins formats divers, la plupart in-fol.
ou in-4 (quelques mouillures, brunissures et petits manques) ; en langue d’oc et/ou latin.
3 500/4 000
B
el
ensemble de
chartes
concernant
le
château de
C
aylus
(actuel Tarn-et-Garonne), ses terres et son fief, depuis le règne de Philippe
IV le Bel jusqu’à celui de Charles VI.
1312
, aveu de Mathieu Bernat de tenir de Johan Pilet une maison voisine de celle de Peire Andriou, chemin de Caylus à Pueg de la
Roca…
1327
, aveu de Dinan del Riou de tenir de Pons de Caylus, seigneur, un tiers d’un vignoble à
la costa
…
1327
, aveu de Guilhem
Bisbe et sa femme de tenir de Pons, seigneur de Caylus, une maison sur l’
airal
et un autre
airal
dans le faubourg de la
moliera
…
1328
,
location par Madona Contors de Larnagol à Guilhelma Bisba d’un
ayral
à Caylus, faubourg
del vinhal
…
1330
, vente par Mari de Varayre de Caylus à Huc Massa, marchand de Caylus, de la moitié d’une ferme dans le territoire
de pueg
bulles
…
1331
, reconnaissance de W. Delmazet à Posat seigneur de Caylus, concernant quatre septiers de blé, une ferme, etc.
1333
,
aveu de Bernat Detholoza et Peire Boscassa, de tenir de
maestre
Bernat Coat et
maestre
Arnal Delibes, une ferme dans le territoire
del
vedelar
…
1334
, accensement par Pons Conthonis, damoiseau, à Guilhem Despramon, d’une borie et d’une pièce de terre, avec précision
des cens en mesure de Caylus…
1335
, accensement par Sclamonda, épouse de Gausbertus de Lauriaco, et Geraldus Tenliero, procureur
dudit Gausbertus, à Bernardus de Maseiaco, d’un terrain et d’un pré dans le territoire
Sanh tremol
, au prix annuel de deux septiers de
blé…
1336
, aveu de Johan Dessinhac de tenir de Pons seigneur de Caylus, un jardin et un
costa
dans le territoire
dela moliera
…
1336
,
aveu de Guilelmus de Varaire (?) de tenir de Pons de Caylus, seigneur, une terre dans l’honor du château, près le territoire
del pueg
delbatut
…
1336
, aveu de Ramon Catlhat de tenir de Pons de Caylus, seigneur, une maison dans le
castel
de Caylus dans le faubourg
dit
del vinhal petit
…
1337
, aveu de Ramon de Verno de tenir de Pons de Caylus, seigneur, deux terrains et un pré dans le territoire
dela malaudia
…
1337
, arrentement par Poncius Athonis, seigneur du château de Caylus, avec l’autorité de Sclarmonda femme de
Guausbertus de Lauriaco, seigneur, à Petrus Dalzona, une terre dans les faubourgs d’Espinas, dans le territoire dit
a la capelania
…
1337
,




