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333.
Paul BARRAS
. L.A.S., Aix 2 nivose XIII (23 décembre 1804), à son ami et agent d’affaires Victor
G
rand
, à Paris ; 2 pages
in-4, adresse.
400/500
Il lui a envoyé par la diligence « un panier de truffes que vous mangerés avec vos amis en buvant à ma santé. […] J’ai quitté la campagne,
je partirai d’Aix le 4 pour Avignon et de là j’irai à Genève ou à Monpellier […] J’écris au président qui me dit avoir obtenu une belle
mission. Je lui mande que M
r
Guigard est resté à Barjols trois mois pendant que j’etais a Fos [Fox-Amphoux] sans venir m’y voir et
tenant des mauvais propos. Ici à Aix, il est venu la nuit chez moi. Entré dans mon salon où il y avoit du monde je lui ai dit qu’il se
compromettoit à me visiter comme il l’avoit dit à Barjols, qu’on ne devoit pas voir un homme décrié (?), qu’il auroit dû cependant se
ressouvenir que je l’avois tiré de l’obscurité, qu’il n’avoit qu’à sortir à l’instant de chez moi, que je n’y souffrois ni ypocrites, ni les
polissons de son espece, que je l’invitois cependant d’être plus équitable dans ses jugemens que dans ses relations sociales. Il fut ainsi
mis à la porte. On rit de cette aventure »…
334.
Paul BARRAS
. L.A.S., aux Aygalades 2 octobre 1807, à son ami et agent d’affaires Victor
G
rand
; 2 pages et quart in-4,
adresse.
400/500
Il a reçu ses lettres et le permis de chasse, et compte partir le 25 pour Fos [Fox], « où je serai tant que la chasse me procurera l’exercisse
si necessaire surtout aujourdhuy à ma santé. Car ma toux et l’affection de poitrine font chaque année des progrès. Il faut n’accorder
aucun repit a M
r
Minier, car si le père tres malade meurt on perdra peut-estre tout. Pierrugues va arriver. Je l’ai chargé de m’apporter
tout l’argent que vous pourriés realiser. Vous auriés peut-etre mieux fait de mettre vos enfans en pension à Marseille surtout ayant le
projet d’y venir habiter. À cet age, il faut des soins qui se peuvent difficilement donner completement »… Enfin il donne des instructions
pour la vente de créances, et pour des bois qu’il serait prêt à céder au maréchal
L
efebvre
pour 500 000 francs : « C’est aujourd’hui ce
qui me reste pour vivre »…
335.
Paul BARRAS
. L.A.S., Paris 4 juin, à Alexandre Rousselin de Corbeau de
S
aint
-A
lbin
; 1 page petit in-4, adresse.
250/300
« Mon cher Alexandre, lamitié me rend assés de forces pour vous écrire ces lignes ; ma santé est mauvaise et l’afection a pris un caractere
tellement serieux que le bon docteur en était hier affligé. Nous conferons sur l’affaire de M
r
Goyer, avant toute determination. M
r
Perrier maitra un talent supreme et une persevérance à soutenir les interêts nationaux, qui lui capteront l’estime de tous les patriotes »…
336.
Jeanne Bécu, comtesse du BARRY
(1743-1793) maîtresse de
Louis XV. P.S., château de Louveciennes 18 avril 1781 ; 1 page
oblong in-12.
400/500
Ordre à Ruel, « caissier de M. Buffault receveur de la ville » de payer
dans le courant de juillet 1500 livres à Humbert « négociant en vins » ;
le mandat a été acquitté et signé au dos par Humbert.
O
n
joint
le fac-
similé d’une lettre.
337.
BASTILLE
.
B
revet de
V
ainqueur de
la
B
astille
, 19 juin 1790 ; vélin obl. in-fol. en partie impr. à l’en-tête de l’
Assemblée
Nationale
, riche encadrement gravé (dessiné par Nicolas et gravé par Delattre) avec la représentation de la prise de la
Bastille, deux cachets de cire (un peu brisés) dont un sur le ruban tricolore conservé.
2 000/2 500
M
agnifique
et
rare
brevet
.
Le brevet reproduit le texte du décret du 19 juin 1790 : « L’Assemblée Nationale, frappée d’une juste admiration pour l’héroïque
intrépidité des Vainqueurs de la Bastille, et voulant donner, au nom de la Nation, un témoignage public à ceux qui ont exposé et sacrifié
leur vie pour secouer le joug de l’esclavage, et rendre leur Patrie libre », décide de leur octroyer des armes, un habit, un brevet, etc.
Le présent brevet est décerné à Jacques
D
omaget
, né en 1768 à Mart (Ardennes) ; il porte les signatures autographes de Charles
L
ameth
, du Président des Vainqueurs de la Bastille
P
annetier
, et des commissaires Fournier et Borie, ainsi que de Domaget.
D
e
la
plus
grande
rareté
, surtout avec le ruban intact.
338.
Maurice-Alfred Martin de BEURNONVILLE
(1826-1895) capitaine d’infanterie, petit-neveu du maréchal de France.
M
anuscrit
autographe signé (sur le plat supérieur),
Art militaire
, 1848 ; un volume petit in-4 de 147, rel. cartonnée
(étiquette
Félix Manceau. Papetier
).
100/150
Notes correspondant aux Leçons 12 à 27 d’un cours d’art militaire, probablement à Saint-Cyr, datées du 6 avril (13
e
leçon) au 21 juin
1848 (27
e
). Chaque leçon porte en marge « Vu DP ». Sont traités : les batailles en général, les batailles défensives, la stratégie, les lignes
et bases d’opérations, les marches, les cours d’eau, les plans de campagne, les retraites…




