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Histoire et Sciences
328.
AMÉRIQUE
.
Joseph-Mathias Gérard de RAYNEVAL
(1736-1812) juriste et diplomate, premier commis au ministère
des Affaires étrangères. L.A.S., Versailles 7 février 1782 ; 2 pages in-4.
150/200
L
ettre
relative
à
la
jeune
R
épublique
américaine
, évoquant son ministre plénipotentiaire à Versailles, Benjamin
F
ranklin
, son
surintendant des Finances, Robert
M
orris
, ainsi que l’homologue français de ce dernier, Jean-François
J
oly de
F
leury
,
et le ministre des
Affaires étrangères, le comte de
V
ergennes
.
« M. Franklin recevra demain matin une lettre ministérielle qui abandonne à sa direction,
selon le vœu de M. Morris, les fonds qui restent encore de l’emprunt de Hollande : cette lettre est accompagnée de l’état de la situation
du Congrès. M. Franklin est renvoyé à M. Joly de Fleury pour les mesures à prendre pour afficher les instructions de M. Morris dont
M. le C
te
de Vergennes a informé le ministre des finances »...
329.
AUGUSTE DE PRUSSE
(1790-1843) Prince de Prusse, neveu de Frédéric II ; fait prisonnier en 1806, amené en France,
il devint amoureux de Mme Récamier ; en 1815, il commanda l’armée prussienne. L.S., Spa 11 juillet 1816, aux bronziers
R
avrio
et C
ie
à Paris ; 2 pages in-4.
200/250
Il renouvelle sa commande de dessins de surtouts et de chandeliers en bronze doré, le surtout devant pouvoir être démonté pour
servir à de petites tables, ou, les pièces réunies, à une table d’environ 60 couverts. « J’ai vu celui que vous avez vendu au Prince de
H
ardenberg
, chancellier d’état de la Prusse, qui me plaît beaucoup, et je désir d’en avoir un dans le même genre à peu près. Quoiqu’il
doit être bien beau et bien élégant, je souhaite pourtant, que la garniture, les groupes, vases, figures &c. ne soyent trop assujetties à la
mode, et que vous m’indiquiez la valeur intrinsèque de la dorure »…
330.
Paul BARRAS
(1755-1829) homme politique, conventionnel (Var), membre du Directoire. L.A.S. comme « rep[résentan]t
du peuple », Paris 22 ventose III (12 mars 1795), à des citoyens ; 1 page in-4 (cachet de la collection Max Thorek au verso).
300/400
Il envoie « deux bons de cinq mille livres chaque, payables à vue sur le receveur du district », à remettre au citoyen
D
urand
, « 4
ème
adjudant sous lieutenant au 23
ème
régiment de cavalerie, armée de Sambre et Meuse. Cette somme […] provient de la succession de son
père général à l’armée d’Italie »… [François-Marie
D
urand
(1741-1794)].
O
n
joint
une L.A.S., Paris 6
e
complémentaire VII (22 septembre 1799), invitant à remettre au porteur « les pièces que vous m’annoncés
être d’un interest majeur, à la republique, au gouvernement et à moi en particulier »… (1 p. in-4 avec ratures et corrections).
331.
Paul BARRAS
(1755-1829) homme politique, conventionnel (Var), membre du Directoire. P.S. comme « président » du
Directoire,
Paris
15 nivose V (4 janvier 1797), au citoyen
R
udler
, sous-commissaire près l’Armée de Rhin-et-Moselle ;
contresignée par le secrétaire général Le
T
ourneur
; 2 pages et demie in-fol.,
vignette
et en-tête du
Directoire exécutif
.
150/200
La lettre de Rudler au Directoire, importante pour les détails donnés sur l’armée, a provoqué de nouvelles démarches auprès des
ministères pour faire sortir le service de cette armée de « la crise où il se trouve […] Les principales parties du service vont être assurées
provisoirement pour deux mois et la faculté que nous vous avons donnée d’appliquer aux besoins de l’armée de Rhin et Moselle une
partie des produits de la Belgique, affectés spécialement à celle de Sambre et Meuse, en vous concertant avec l’ordonnateur en chef
de cette armée, applanira sans doute les difficultés […] Le départ d’un corps considérable de troupes des bords du Rhin y va influer
sensiblement sur l’entretien des armées. Ce mouvement doit rester secret. Nous avons chargé le ministre des finances de nous faire un
rapport sur les avantages qui pourraient résulter de la suppression des administrations établies dans le pays conquis et non réuni et du
rétablissement des autorités locales »…
332.
Paul BARRAS
. L.A.S., Bruxelles 15 fructidor [X] (2 septembre1802), à son ami et agent d’affaires Victor
G
rand
, à Paris ;
3 pages in-4, adresse.
400/500
A
u
début
de
son
exil
à
B
ruxelles
. Ayant parcouru tous les tapissiers de la ville, Barras trouve les meubles extrêmement chers, et se
détermine à faire venir matelas, meubles, tout ce qui lui est nécessaire, par roulage… « Dites à toutes mes connoissances de m’adresser
mes lettres à moi directement ou sous le couvert de S
t
Leon »… Il charge Grand d’une commission à Grosbois, et donne des instructions
pour une lettre de change. « Si vous avés le temps voyés aux environs de Grosbois les personnes qui m’ont temoigné de l’attachement
lors de mon depart. Soyés tres prudent avec tout le monde car on ne manqueroit pas de transformer en conspiration la moindre plainte
de votre part »… Suit la liste d’objets dont il a besoin : 10 à 12 matelas de maître, 5 ou 6 lits, 18 ou 20 matelas de domestique, oreillers,
traversins, « la commode et le secretaire acajou qui sont dans le sallon de la bibliothèque », rideaux et garniture de lit, fauteuils de
chambre, etc. « Il faut faire emballer les meubles de la galerie et sil s’y trouve quelques bois de lit bon propre et qui puisse servir il
faut aussi les envoyer. S’il y a en magasin quelque feux avec peles pincettes propres envoyés les, ainsi qu’une consoles. Ajoutés y les
couvertures necessaires »…
Reproduction page 111
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