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317
318
315.
Paul VALÉRY
(1871-1945). L.A.S. « PV », [17 janvier 1907], à Pierre
L
ouÿs
; 2 pages in-8 à l’encre violette, enveloppe
(lég. mouill.).
400/500
Il est désolé de l’avoir mal reçu à cause de la maladie de son fils : « Je t’ai reçu hier comme un autre que moi, recevant un autre que
toi. Pardonne- moi. J’étais tout entier et nous tous, dans une angoisse qui est devenue affollement à mesure que la nuit s’avançant nous
voyions monter la température du petit. Cette terreur, quand on regarde le thermomètre [...] Mais quelle nuit ! je l’avais déjà dans mes
nerfs quand tu es venu. Je ne sais trop ce que je t’écris, je ne suis à cette heure que le reste d’un cauchemar »…
316.
Paul VALÉRY
. L.A. (minute), [27 juin 1916, à Pierre
L
ouÿs
]
; 2 pages in-8.
400/500
C
e
fragment
renvoie à une
longue
lettre de
conseils
et de mise au
point de
L
ouÿs
pour
ce qui deviendra
L
a
J
eune
P
arque
: « J’ajoute
(pour
Poëtique
) que ces 3 vers : Je te chéris ... reconnaissant – me sont venus comme champignons il y a quinze jours, tout faits par la
Muse et sans liaison attendue ou demandée avec le reste »... Il accepte certaines suggestions de Louÿs, mais ne saisit pas ce qu’il veut dire
par « obscurcir par contraste ? – je sens qu’il me serait très utile de comprendre, mais j’aimerais que tu précises ce point
très important
,
et qui l’est bien plus encore, je crains, dans les parties honteuses du poème qui ne t’ont pas été révélées. / Posséder, par la rhétorique, le
droit d’asservir le langage. Très bien. Ici d’accord, tu as mis un garde-fou. Je préfèrerais (pour le public, pour un certain public) un autre
mot, pourtant, que rhétorique. […] Le sens de ton précepte est le suivant, tel que je le comprends : Fais ce que tu voudras du langage et
de ses lois actuelles, – à condition, ami, que tu aies précisément à toi seul la même force et le
même
genre
de
force individuée
que celle
dont l’action statistique, populaire, fait chaque jour non férié le langage. Ouf ! »…
317.
Paul VALÉRY
.
D
essin
original, [
Le Président
, 1930] ; encre, plume et lavis, 13 x 18 cm (encadré).
500/600
Un homme en manteau, assis dans un fauteuil, devant une table, écoutant et prenant des notes.
Le dessin est annoté à gauche au crayon par Yves-Gérard
L
e
D
antec
: « Dessiné par Paul Valéry le 13 Novembre 1930, à 17 h 30,
pendant la séance de la Fondation Lasserre. Y.G. Le Dantec ». [L’Institut de France décernait chaque année le prix Lasserre à un homme
de lettres ; en novembre 1930, il couronna Louis de Robert.]
Ancienne collection Pierre et Franca
B
elfond
(14 février 2012, n° 129).
E
xposition
L’Un pour l’autre, les écrivains dessinent
(Caen,
Lisbonne, Ixelles, 2008-2009, n° 21).
318.
Paul VALÉRY
. L.A. (minute),
Nice
25 juin 1934, à Henri
B
ergson
; 3 pages et demie in-8, en-tête de l’
Hôtel Negresco
.
500/600
Il lui écrit d’une chambre d’hôtel, « lieu abstrait, bon pour tous les Moi, de la fenêtre duquel on sent vaguement que l’on pourrait voir
tout autre chose que ce que l’on voit », pour le remercier de l’envoi de
La Pensée et le Mouvant
, recueil d’articles et conférences, « études




