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315.

Paul VALÉRY

(1871-1945). L.A.S. « PV », [17 janvier 1907], à Pierre

L

ouÿs

 ; 2 pages in-8 à l’encre violette, enveloppe

(lég. mouill.).

400/500

Il est désolé de l’avoir mal reçu à cause de la maladie de son fils : « Je t’ai reçu hier comme un autre que moi, recevant un autre que

toi. Pardonne- moi. J’étais tout entier et nous tous, dans une angoisse qui est devenue affollement à mesure que la nuit s’avançant nous

voyions monter la température du petit. Cette terreur, quand on regarde le thermomètre [...] Mais quelle nuit ! je l’avais déjà dans mes

nerfs quand tu es venu. Je ne sais trop ce que je t’écris, je ne suis à cette heure que le reste d’un cauchemar »…

316.

Paul VALÉRY

. L.A. (minute), [27 juin 1916, à Pierre

L

ouÿs

]

 ; 2 pages in-8.

400/500

C

e

fragment

renvoie à une

longue

lettre de

conseils

et de mise au

point de

L

ouÿs

pour

ce qui deviendra

L

a

J

eune

P

arque

 : « J’ajoute

(pour

Poëtique

) que ces 3 vers : Je te chéris ... reconnaissant – me sont venus comme champignons il y a quinze jours, tout faits par la

Muse et sans liaison attendue ou demandée avec le reste »... Il accepte certaines suggestions de Louÿs, mais ne saisit pas ce qu’il veut dire

par « obscurcir par contraste ? – je sens qu’il me serait très utile de comprendre, mais j’aimerais que tu précises ce point

très important

,

et qui l’est bien plus encore, je crains, dans les parties honteuses du poème qui ne t’ont pas été révélées. / Posséder, par la rhétorique, le

droit d’asservir le langage. Très bien. Ici d’accord, tu as mis un garde-fou. Je préfèrerais (pour le public, pour un certain public) un autre

mot, pourtant, que rhétorique. […] Le sens de ton précepte est le suivant, tel que je le comprends : Fais ce que tu voudras du langage et

de ses lois actuelles, – à condition, ami, que tu aies précisément à toi seul la même force et le

même

genre

de

force individuée

que celle

dont l’action statistique, populaire, fait chaque jour non férié le langage. Ouf ! »…

317.

Paul VALÉRY

.

D

essin

original, [

Le Président

, 1930] ; encre, plume et lavis, 13 x 18 cm (encadré).

500/600

Un homme en manteau, assis dans un fauteuil, devant une table, écoutant et prenant des notes.

Le dessin est annoté à gauche au crayon par Yves-Gérard

L

e

D

antec

 : « Dessiné par Paul Valéry le 13 Novembre 1930, à 17 h 30,

pendant la séance de la Fondation Lasserre. Y.G. Le Dantec ». [L’Institut de France décernait chaque année le prix Lasserre à un homme

de lettres ; en novembre 1930, il couronna Louis de Robert.]

Ancienne collection Pierre et Franca

B

elfond

(14 février 2012, n° 129).

E

xposition

L’Un pour l’autre, les écrivains dessinent

(Caen,

Lisbonne, Ixelles, 2008-2009, n° 21).

318.

Paul VALÉRY

. L.A. (minute),

Nice

25 juin 1934, à Henri

B

ergson

 ; 3 pages et demie in-8, en-tête de l’

Hôtel Negresco

.

500/600

Il lui écrit d’une chambre d’hôtel, « lieu abstrait, bon pour tous les Moi, de la fenêtre duquel on sent vaguement que l’on pourrait voir

tout autre chose que ce que l’on voit », pour le remercier de l’envoi de

La Pensée et le Mouvant

, recueil d’articles et conférences, « études