103
Littérature
313.
George SAND
(1804-1876). L.A.S., Nohant 14 janvier 1854 [pour 1855], à Mme
S
aint
-A
ubin
D
eslignières
; 1 page in-8
à l’encre bleue.
300/400
É
mouvante
lettre
sur
sa
petite
-
fille
J
eanne
C
lésinger
,
dont
S
and
ignore
alors
la mort
dans
la
nuit
(des suites d’une scarlatine ;
elle avait été mise par son père dans la pension de Mme Deslignières).
« Je vous remercie, Madame, et vous supplie de me faire donner tous les jours des nouvelles de ma pauvre Jeanne. Je n’en espère pas de
bonnes, pourtant, je vois par votre lettre que son état est grave puisque vous ne me dites ni ce qu’elle a, ni ce qu’en pense votre médecin.
Je suis navrée »... (
Correspondance
, t. XXV, S 778).
314.
Marie de
R
abutin
-C
hantal
, marquise de SÉVIGNÉ
(1626-1696). L.A., [aux Rochers 4 novembre ? 1671], à François
Adhémar de Monteil comte de
G
rignan
; 1 page in-4, adresse au verso « pour Monsieur de Grignan » (taches d’encre).
5 000/7 000
R
are
lettre
à
son
gendre
,
peu
avant
l
’
accouchement
de
sa
fille
dont
elle
s
’
inquiète
[le 17 novembre 1671, naissance à Lambesc de
Louis-Provence de Grignan ; un an avant, le 15 novembre 1670, à Paris, elle avait accouché d’une fille, Marie-Blanche, son premier
enfant].
« Voila ce que je vous adresse, a vous qui estes un vray badin, a vous qui faites des aplications, jay trouvé celle cy, toute faite au bout
de ma plume et tout en riant, je dis la verité, je souhaitte que le temps passe, a quel prix, helas au prix de ma vie, cest une grande folie
que de vouloir acheter sy cher, une chose qui vient infailliblement mais enfin cela est ainsy.
Je ne scay sy vous avies lannée passée daussy grandes inquietudes que celles que je sens que je vais avoir, sy cela est je vous plains
et jespere de vostre amitié les mesmes soins que jeus de vous. Adieu mon tres cher ne soyes pas paresseux descrire en ce temps la ».
Correspondance
, Bibl. de la Pléiade, t. I, p. 376.




