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96

de

L

alande

l’avait assuré avoir remis à M

r

R

obert

la lettre que je l’avais prié de lui remettre […]. L’idée mathématique que j’ai louée

comme etant particuliere a un ballon aerostatique, et propre a la combinaison des moyens de les gouverner est de ne remplir la sphere

souple et mobile d’un ballon qu’au 2/3 un peu plus un peu moins, et d’atacher 4 poulies oposées deux en haut deux en bas de l’axe

de ce balon, de manière que les quatre cordes en passant par ces poulies pussent se ramifier et etre attachées a differents points de la

circonference interieure. Etant mobile, on ne tirerait pas une de ces manœuvres pour changer a volonté la figure du ballon. Bref on

s’en servirait comme une espèce de voilure. J’attache beaucoup moins de prix à cette idée, qu’au moyen de lemployer avec succès. Je

desirerais infiniment que M

r

Robert eussent ce merite. Vous verés un jour une apologie que j’ai envoyée à M. le M

is

de

C

ondorcet

pour

me justifier d’avoir traité mon confrère Lalande géométriquement. J’y parle de M

r

Robert, et du grenier à paille de M

r

M

ontgolfier

 »…

291.

Louis-Léon de Brancas, comte de LAURAGUAIS

. L.A.S., Paris 27 août 1813, à l’architecte François-Joseph

B

élanger

 ;

3/4 page in-8, adresse.

150/200

Il le félicite pour sa coupole [de la Halle au Blé, plus tard Bourse de commerce] : il n’a « rien vu de plus beau, et pourtant rien de

plus simple. On ne sait pourquoi, elle paraît magnifique car elle ne montre que du fer, du cuivre, et du verre. Mais tout cela compose

un ensemble admirable ». Il l’invite à déjeuner [allusion à leurs amours avec Sophie Arnould] « avec le vieillard que vous fésiez cocu il

y a 40 ans »…

292.

Jacques LAURENT

(1919-2000).

M

anuscrit

en partie autographe,

Plat du jour

, [juillet 1949]

; 3 pages in-4 dactyl.

corrigées et 3 pages in-fol. autogr., nombreuses corrections et additions.

250/300

S

ur

la nouvelle génération de

l

après

-

guerre

,

que Laurent appelle

«

la

jeunesse cino

-

jazz

»

. Article publié dans

La Table Ronde

(août-

septembre 1949). Le début, dactylographié avec corrections autographes, il porte le titre primitif : «

Une nouvelle culture

 ». Laurent parle

de la rébellion inhérente à l’adolescence, à la jeunesse, mais s’étonne de l’indulgence de celle d’aujourd’hui : « Elle n’a vraiment pas

de haine pour la génération qui la précède. Elle ne se révolte pas contre elle ; elle s’en amuse », avec un goût pour le « 1900 ». Il tente

d’expliquer cette absence d’hostilité, et souligne l’ambigüité des goûts littéraires des jeunes, leur amour du cinéma, leur passion du

Jazz…La nouvelle génération, adepte de la « culture cino-jazz », est tout aussi passionnée par les modes anciennes, qu’elle remet à son

goût, que de création et de progrès… « La jeunesse cino-jazz n’a pas de morale à sa disposition. […] La jeunesse ne rend aux adultes que

ce qu’ils lui ont prêté. Et l’on ne rend pas la fausse monnaie. Dans son amoralité elle forme une nouvelle morale de liberté et d’égalité

sexuelles, morale sommaire. Mais on doit lui pardonner d’être sommaire si l’on veut bien se rappeler qu’elle n’a pas eu comme celle du

Bœuf sur le toit à chercher ses vertiges dans les stupéfiants ou les sortilèges, mais à les chasser »…

O

n

joint

les épreuves corrigées (8 p. in-8), avec corrections autogr. au crayon ; Laurent biffe le titre et inscrit le nouveau :

Plat du jour

.

293.

Paul LÉAUTAUD

(1872-1956). 2 L.A.S., Paris 1900-1907, [à Gustave

K

ahn

]

; 1 page in-8 et demi-page in-4 (pet. fente

au pli).

150/200

1

er

octobre 1900

. Son article dans

La Revue Blanche

sur les

Poètes d’aujourd’hui

est « peut-être le plus équitable qui ait été écrit sur ce

bouquin. Le seul de nos critiques, vous avez bien voulu faire la part des difficultés de notre travail et indiquer combien il nous était

impossible, de toute manière, de contenter tout le monde »…

7 octobre 1907

, demande de nouveaux renseignements biobibliographiques :

« M.

V

an

B

ever

et moi nous préparons une nouvelle édition des

Poètes d’aujourd’hui

 »…

294.

LITTÉRATURE

. 19 lettres ou pièces, la plupart L.A.S., XIX

e

siècle.

150/200

Prosper de

B

arante

, Jacques

B

erriat

-S

aint

-P

rix

(2), Albert

B

ertier

(3), Jacques

C

rétineau

-J

oly

(en-tête

Le Vendéen, Journal du Poitou

,

1833), Marceline

D

esbordes

-V

almore

, Jean-Baptiste d’

É

pagny

, Louis de

F

ontanes

, Étienne-Léon de

L

a

M

othe

-L

angon

(2, dont un

fragment de sa « seconde Juvénale »

Le cri de détresse Jésuitique

…), Louis-Marie-Auguste comte de

M

arcellus

(3, dont un poème,

La

France

), Charles-François-Philibert

M

asson

(à Ginguené), Édouard

M

ennechet

,

P

ahin

de

L

a

B

lancherie

, le baron de

S

ainte

-C

roix

(1805, à Chardon de la Rochette).

295.

Gabriel Bonnot, abbé de MABLY

(1709-1785) philosophe et historien, frère de Condillac.

M

anuscrit

autographe ;

2 pages petit in-4 (on joint une l. d’envoi de V. de Boissenard à Rémi Boucher de Molandon).

300/350

Fragment d’une œuvre de morale, articles II (fin) à IV (début) ; ce dernier est consacré aux « 

propriétés de l’ame

 ». L’article III traite « 

de

l’union de l’ame et du corps

 » : « On ne conçoit pas comment un être purement spirituel, c’est-à-dire,

pensant sans être étendu

, peut être

uni à un corps qui est

étendu

et ne pense point. Nous ne pouvons pas cependant douter de cette union, puisque nous pensons et que

nous avons un corps. Cette union est le secret du créateur. Tout ce que nous en savons, c’est qu’à l’occasion des pensées et des volontés

de l’ame notre corps fait certains mouvements, et réciproquement à l’occasion des mouvemens de notre corps, notre ame a certaines

pensées et certains sentiments »...

O

n

joint

2 L.A.S. d’Étienne

V

igée

, et une de Charles-Louis-Fleury de

P

anckoucke

.

296.

MANUSCRITS

. 8

manuscrits

autographes signés, [1898] (marques d’imprimeur).

200/300

Ensemble destiné à une publication caritative,

Fête des fous et de l’âne

, de la Pentecôte 1898 : Jean de

B

onnefon

(

Berceau de charité

),

Alexandre

B

outique

(

La Botte de paille

), Augustin

C

abanès

(

Quelques mots d’historique sur la « Fête des Fous »

), Jules

C

laretie

(

Aux

étudiants de la Fête des Fous

), Jean

D

estrem

(

Verre incassable

), Georges

O

udinot

(

La Colline de Montmartre

), Narcisse

Q

uellien

(

Saint

Yves à la Fête des Fous

). Plus un texte liminaire du « Comité » :

Aux personnes charitables qui nous ont aidés de leurs oboles

.

O

n

joint

2

discours imprimés avec envois a.s. d’Henri Dupuy de Lôme et de Félix Roussel, et un petit ensemble de lettres et documents divers,

dont une intéressante correspondance de jeunesse de Paul

C

habaneix

(1891-1892).