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180.
Jean COCTEAU
(1889-1963).
M
anuscrit
auto-
graphe,
L’École des Spectacles
, [1962] ; 1 page
grand in-fol. d’un cahier à spirales, agrafée sur un
carton orange.
400/500
D
ébut
d
’
un
message
radiophonique
pour
la
J
ournée
mondiale du
théâtre
, le 27 mars 1962 (la suite manque
[voir n° 181]). Le manuscrit présente des ratures et
corrections. « Il arrive, par le privilège théâtral, ce
paradoxe que l’Histoire qui se déforme à la longue et
que le mythe qui, à la longue, se fortifie, trouvent leur
véritable réalité sur les planches ». C’est au dramaturge
de provoquer l’hypnose collective et de « faire partager
son rêve – car le sommeil et le songe mettent une sorte
de génie à la portée de toutes les bourses » Le public
doit être disponible comme celui des marionnettes et
devrait avoir envie « de crier par exemple, à Œdipe :
“
n’épouse pas Jocaste, c’est ta mère !
” ». Il arrive « qu’un
bloc de spectateurs de désindividualise au bénéfice
d’une pensée étrangère qu’il adopte et avec laquelle il
collabore »...
O
n
joint
: un tapuscrit,
L’Histoire des Parents
terribles
; un manifeste en fac-similé par Georges Auric,
Jean Cocteau et Steve Passeur (1945) ; plus le fac-similé
d’un message de Cocteau (1962) ; un numéro de
FIA
Nouvelles
(1980) avec vignette de Cocteau.
181.
Jean COCTEAU
.
M
anuscrit
autographe signé, 1962 ; 2 pages et demie grand in-fol. (la 2
e
découpée en 3 morceaux, et la
signature découpée pour clichage, traces de scotch au dos).
400/500
S
uite
d
’
un
message
radiophonique
pour
la
J
ournée
mondiale
du
théâtre
, le 27 mars 1962 (voir le début n° 180). Cocteau célèbre
l’adhésion du public à une pensée étrangère, « une forme de l’amour, car dans l’amour des antagonismes s’épousent et le rôle du théâtre
n’est-il pas l’exemple de cette osmose – puisque le grand interprète c’est l’artiste qui donne l’impression d’improviser, d’inventer son
texte, de l’inventer et de l’improviser à l’usage de chacun »... Suivent ces lignes (qui semblent n’avoir pas été retenues) : « Le théâtre,
en outre, enseigne dans l’ennui du collège et sa force éducative renforce et illustre celle du professorat. » Cocteau salue, dans les chefs-
d’œuvre présentés au Théâtre des Nations dans le cadre de cette Journée, l’occasion de rapprocher les peuples. « Nietzsche disait : “
Les
idées qui changent la face du monde viennent sur des pattes de colombes.
” Peut-être est-ce par un moyen qui fut trop souvent limité au
simple prétexte de plaire, que la jeunesse bénéficiera d’une Sorbonne brillante et vivante, de dialogues en chair et en os, alors que les
fatigues de l’étude faisait perdre aux chefs-d’œuvre leur violence d’origine et les affaiblissait, pêle-mêle avec l’ensemble du programme
classique »...
O
n
joint
2 tapuscrits du texte raccourci (un ronéoté) ; plus 2 coupures de presse.
182.
Jean COCTEAU
. 8 L.A.S., 1942-1962, à l’acteur et metteur en scène Jean
D
arcante
(1910-1990, il fut secrétaire général
de l’Institut international du théâtre) ; 7 pages in-4 et 1 page in-8, 2 enveloppes.
1 000/1 200
Février 1942
, la lettre est adressée aussi à Jean
M
eyer
qui joue avec Darcante et Marcelle Géniat
La Célestine
au Théâtre Montparnasse,
pour les féliciter : « Quelle difficulté dans ce duo de tragique et du comique, dans ce tas de morts ! Cher Darcante, vous êtes la beauté,
l’élégance mêmes »…
15 novembre 1944
, pour « l’étonnante pièce »
Monsieur Chasse
de Feydeau, il lui recommande Jacques Denoël…
13 septembre 1951
: «
Bacchus
(à cause de la décision prise par Jeannot) se trouve dans des difficultés et problèmes de distribution que je
m’efforce de résoudre »…
16 avril
1954
, au sujet de
La Machine infernale
. Il a dait des coupures. « N’oubliez pas que le rôle de Jocaste
est écrit
avec l’accent
. Devant un public comprenant mal la langue, c’est l’intensité du spectacle qui compte. Donnez leur à tous de
l’intensité (surtout au Sphinx) »… Projet de reprise d’
Orphée
ou des
Chevaliers de la Table ronde
... Deux lettres de 1962 sont relatives à
son message pour la Journée mondiale du Théâtre…




