74
172.
Johan BOJER
(1872-1959) romancier norvégien. 6 L.A.S. et 1 P.A.S., à Pierre G.
L
a
C
hesnais
(une à Madame), et plus de
30 lettres ou pièces à lui relatives, 1907-1948 ; en norvégien ou en français.
400/500
C
orrespondance
à
son
biographe
et
traducteur
, en norvégien (Hvalstad, Oslo, Copenhague 1938-1938 et 1948), et envoi d’une
coupure d’article qu’il a consacré à La Chesnais (minute de réponse). Accusé de réception d’un envoi. – Près de 30 L.A.S. de sa femme
Ellen Bojer (une de sa fille Thora), en norvégien ou en français, à La Chesnais ou à Madame. – L.S. pour lui en norvégien par Marie
L. Lange. – Tapuscrit signé, avec corrections autogr., d’une nouvelle de Bojer traduite par La Chesnais. – Notes de La Chesnais sur la vie
et l’ascendance de Bojer et Andersen. – Résumé d’une communication de La Chesnais sur « Ibsen disciple de Kierkegaard ? » (
Bulletin
de la Société des Études germaniques
).
O
n
joint
un ensemble d’environ 50 lettres à La Chesnais en français ou norvégien, de sa nièce Benne, et d’universitaires, traducteurs,
critiques ou amateurs de littératures étrangers : H.A. Bernhofs, Albert Bjerch-Hansen, Paul Boyer, Elisabeth et Kåre Foss, E. Handwerck,
Jean Lescoffier (plus de 20), Arne Neumann, John Petersen, etc.
173.
Isidore CAHEN
(1826-1902) philosophe et journaliste, un des fondateurs de l’Alliance Israélite. L.A.S., Paris 25 février
1856, à Louis
H
achette
; 1 page in-8, adresse.
100/120
R
elative
à
ses
chroniques
littéraires
.
Il signale « la mention que j’ai faite des
Conseils aux ouvriers
de M.
B
arrau
, dans un article que le
Journal des Débats
a publié de moi
avant-hier samedi. Vous vous convaincrez par là que j’ai fait honneur à votre recommandation, d’ailleurs très fondée ; vous pourrez
m’adresser d’autres ouvrages que vous éditez et pour lesquels vous désirerez de la publicité : le cadre que j’ai adopté sous le titre de
La
Littérature bienfaisante
comprend nombre de vos publications ; je serai d’ailleurs toujours charmé de vous être agréable »...
174.
CENSURE
.
Réquisitoire sur lequel est intervenu l’Arrêt du Parlement du 18 Août 1770, qui condamne à être brûlés différens
Livres ou Brochures...
, (Paris, Imprimerie de d’Houry, 1770) ; et
Lettre écrite à M. le comte de S*** au sujet des différens Livres
ou Brochures condamnés à être brulés...
(Imprimerie royale, 1770) ; brochure in-4 de 35 pages, et 8 pages in-4, bandeaux
décoratifs.
120/150
À propos de
La Contagion sacrée, ou l’Histoire naturelle de la superstition
, de Trenchard ;
Dieu et les hommes
de
V
oltaire
;
Discours
sur les miracles de Jésus-Christ
de Woolston ;
Examen critique des apologistes de la religion chrétienne
de
F
réret
; d’autres publications
de Séguier, Boulanger,
H
olbach
…
175.
Edmonde CHARLES-ROUX
(1920-2016) journaliste, romancière et biographe ; elle fut l’épouse de Gaston Defferre.
L.S. « Edmonde Charles-Roux »,
Marseille
6 juillet 1984, à Léon-Gabriel
G
ros
; 1 page in-fol. à son adresse.
50/60
A
u
sujet
du
G
rand
P
rix
de
P
rovence
et
de
J
ean
H
ugo
. Elle a été « très émerveillée » par le livre de Francine de
M
artinoir
, qu’elle
avait proposé en même temps que celui de Jean
H
ugo
. Elle souhaite qu’on organise « un service de presse de certains ouvrages
soigneusement sélectionnés » pour les membres du jury. Elle joint la copie d’une d’Hubert
N
yssen
à propos de la mort de Jean
H
ugo
,
« qui m’a personnellement profondément affectée, tant je suis consciente de l’oubli volontaire dans lequel a été laissé cet homme d’une
rare qualité. Le Prix que le Jury du Grand prix de Provence lui a accordé a été [...] une grande joie pour lui... la dernière »...
O
n
joint
la
photocopie de la lettre d’Hubert
N
yssen
.
176.
François-René de CHATEAUBRIAND
(1768-1848). L.A.S., Rome 30 « mai » [avril] 1829, [au marquis de
B
oissy
] ;
4 pages in-8.
3 500/4 000
I
mportante
lettre
sur
la
fin
de
son
ambassade
à
R
ome
,
et
sa
nomination
éventuelle
comme
ministre
des
A
ffaires
étrangères
.
[Chateaubriand démissionnera de l’ambassade le 30 août suivant, après la formation du ministère Polignac.]
... « Je suis fâché que vous n’ayiez pas répondu à M. le C
te
P
ortalis
[ministre des Affaires étrangères] que la question n’étoit pas pour
moi d’un
ministre
qui me fût
agréable
ou
désagréable
. Tout simplement je m’en tiens strictement aux termes de mes arrangements.
Quel
que soit le ministre des affaires étrangères, je me retire.
Hors le seul cas d’une nouvelle combinaison ministérielle pour laquelle j’aurois été
consulté et à laquelle j’aurois consenti. Je m’en tiens là. Je ne profiterai point de mon congé. Je ne veux point aller me perdre au milieu
de partis qui ont fait tant de sottises, postuler un ministère que je ne desire pas et qu’on ne me donnerait pas, jeter ensuite ma demission
aux pieds du Roi par dépit. Tout cela n’est ni assez prudent pour ma vieille expérience, ni assez grave pour mon âge, ni assez digne
pour mon caractère. Aussitôt qu’un ministre des affaires etrangeres aura été nommé, je quitte Rome avec mon congé je viens expliquer
et rappeler au Roi la condition premiere et capitale de mon acceptation de l’ambassade de Rome et je le supplie de me permettre d’aller
m’ensevelir dans mon
infirmerie
. Voila monsieur, ce que je vous prie dire aux ministres de ma part et à tous mes amis. Reduisez je vous
en prie toutes vos démarches à cela ou plutôt ne faites aucune démarche »...
Correspondance générale
, t. VIII, n° 442, p. 357.
Ancienne collection du Dr C
(21 février 2013, n° 31).
177. [
François-René de CHATEAUBRIAND
]. L.A.S. par son secrétaire
M
aujard
, Paris 12 août 1847, à un abbé ; 2 pages
in-4.
200/250
I
ntéressante
lettre
de
son
dernier
secrétaire
,
qui
prépare
les
M
émoires
d
’
outre
-
tombe
. Chateaubriand se trouve dans l’impossibilité
d’écrire : « Les infirmités qu’amènent un grand âge augmentées par la chute qu’il eut le malheur de faire l’an dernier, le privent même
pour ainsi dire, de pouvoir tracer son nom. […] Mais j’ai cru Monsieur l’Abbé pouvoir adoucir vos regrets ; j’ai cherché et j’ai trouvé




