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70

159.

Jules BARBEY D’AUREVILLY

. 2 L.A.S., [1869-1880] ; 2 pages in‑8 à sa devise

Never more

, à l’encre rouge et à l’encre

violette.

500/600

Jeudi

[1869], il prie « en hâte » M. Sauvestre (collaborateur de l’éditeur Dentu) de lui envoyer par son commissionnaire les

Manières

de voir et façons de penser

de

G

avarni

, avec l’étude de Charles

Y

riarte

, et

Le Roi du jour

 »...

Valognes lundi 18

[octobre 1880], à son éditeur

D

entu

. Il est retenu pour quelques jours à Valognes par une affaire d’argent, et il le

prie de lui envoyer « trois exemplaires du

Goëthe

[

Goethe et Diderot

], que je voudrais offrir à des amis

compatriotes

 »...

160.

Jules BARBEY D’AUREVILLY

. L.A.S., Vendredi, [à Paul

M

archegay

] ; 1 page in‑8 à la devise

Never More

, avec la date

ornée du

dessin

d’une flèche.

400/500

S

ur

la

V

endée

, à l’érudit vendéen Paul

M

archegay

(1812-1885, surnommé le Plutarque vendéen).

Il accepte avec reconnaissance les papiers que lui offre son correspondant et le prie de venir les porter chez lui, 25 rue Rousselet :

« j’aurais le plaisir de vous remercier mieux & de vous serrer cordialement la main. Vous êtes de Vendée & j’ai la Vendée dans le cœur

»...

161.

Jules BARBEY D’AUREVILLY

. L.A.S., Mardi, à un « très cher ami » ; 1 page in-8 à l’encre rouge et à sa devise

Never

more

.

300/400

« Le Diable s’en mêle, je crois. Il se mêle de tout, toujours. C’était vendredi que les

Mirlitons

devaient donner leur comédie & ils ont

changé leur invitation. C’est pour demain, & je suis invité ! Donc encore un bond ! Voulez-vous vendredi ? ou

samedi 

? J’aimerais mieux

samedi

. Je n’aurais pas d’épreuves à corriger le soir.

Parlez, seigneur, votre serviteur vous écoute

 »...

162.

Jules BARBEY D’AUREVILLY

. L.A.S., Paris 15 décembre 1881, à son amie Mademoiselle Élysabeth

B

ouillet

[à Saint-

Sauveur] ; 3 pages in-8 à l’encre rouge parfois souligné de vert poudré d’or, à sa devise

Never More

(petite fente réparée).

700/800

C

harmante

lettre

gastronomique

et

enjouée

. Après l’avoir saluée ainsi que le faisait leur ami

P

ouchin

au commencement de toutes

ses lettres, « invariable ! », il veut s’assurer que les deux jambons sont prêts à être expédiés au plus vite, l’un à la Baronne Pauline de

B

ouglon

au château de Prada à la Bastide d’Armagnac dans les Landes, l’autre à lui-même, à son adresse 25 rue Rousselet à Paris, « car

je donne un superbe

réveillon

, la nuit de Noël, et le

dit

jambon doit y figurer dans toute sa cochonne Majesté »... Aimable [Calciaud]

doit lui faire un envoi « de

blouses

et des

capuchons

dont elle a les modèles ». Il s’excuse de « cette forme despotique de vous écrire, mon

amitié n’est pas bavarde, mais elle n’en a pas moins le cœur chaud ». Il demande aussi des nouvelles d’

Égérie

[Octavie, sœur d’Élisabeth],

que leur frère Alfred

B

ouillet

« appelait dans ses chansons : “La jeune Octavie / tenant un calendrier / y cherchant l’épiphanie / devant

le mois de janvier !” », ainsi que des nouvelles générales de Saint-Sauveur : «

L’Iniquité

[Mlle Levivier] tient toujours par ses racines à la

terre et M

lle

Noémi

monte toujours en graine vers le ciel ? Et ceci n’est pas une épigramme. Je n’aime plus que les filles qui ne se marient

pas et voilà pourquoi, aussi, vous êtes au plus profond de mon cœur »... Il signe « votre ami

de tous les temps,

J.B. d’A ».

163.

Jules BARBEY D’AUREVILLY

. L.A.S., Paris mardi

iii

[octobre 1882], à Armand

H

ayem

, conseiller général à Saint-

Gratien ; 3 pages in-8 à l’encre rouge à sa devise

Never More

, enveloppe avec sceau de cire rouge à la devise

Trop tard

.

800/1 000

M

agnifique

lettre

,

pleine

d

’

humour

et

de

sensibilité

à son ami Armand

H

ayem

, qu’il aimerait voir plus souvent : « 

Casanier

après

voyageur

, très bien pour que je ne vous voie pas ! Qui croirait que vous resteriez à Saint Gratien, quand tous les vôtres n’y sont plus ?

Est-ce pour raisons politiques que vous affrontez les brouillards de la mare d’Enghien, vous l’ennemi des vents coulis ? »… Il n’a pas le

temps de venir avant son départ pour Valognes le surlendemain, et ne pourra lui rendre visite qu’au début de novembre, « alors nous

reprendrons nos habitudes d’intimité coupées par les voyages, la politique, cette politique du diable à laquelle vous sacrifiez vos amis ».

Hayem pourrait venir le voir à Valognes, mais il est trop sérieux : « la fantaisie ne vous gouverne

plus

, grave époux, grave père, grave

Conseiller Général, grave futur Député ! Que de gravités l’une sur l’autre ! Mais enfin si par un hazard d’homme ennuyé d’être si

grave, vous aviez l’idée d’une visite à quelqu’un qui a toujours une plaisanterie au service de cet éclat de rire que je vous ai vu autrefois,

prévenez moi

 ! ». Il joint à la lettre un portrait de lui demandé par Mme

H

ayem

, qui « de ressemblance soufflette joliment celui de

L

évy

.

Les portraits ne sont pas bêtes dans l’absence. Ils sont un souvenir et un reproche : le reproche d’être parti pour ceux qui restent – le

reproche de s’en être allé pour ceux qui s’en vont. [...] Les gens qui s’aiment ne devraient jamais se quitter ». Il signe « Votre orageux ami

avec toutes sortes de boules dans le cœur, Jules Barbey d’Aurevilly »...

164.

Jules BARBEY D’AUREVILLY

. L.A.S., [1884], à Calmann

L

évy

 ; 1 page oblong in-8 à l’encre rouge.

200/250

Il réclame le livre de

R

enan

,

Nouvelles Études religieuses

 : « j’en rendrai compte »…

165.

Maurice BARRÈS

(1862-1923). L.A.S., [1908], à

W

ilmotte

 ; 2 pages et quart in-8 à en-tête

Chambre des députés

(trous

de classeur).

150/200

P

olémique

sur

le

transfert

des

cendres

de

Z

ola

au

P

anthéon

. « Je dois protester contre le transfert de

Z

ola

au Panthéon. Quand ?

Avant le 2 avril qui est la date de cette apothéose. Aussitôt après viendront les élections municipales de Paris [...] où j’ai quatre candidats

qu’il me faudra soutenir […] merci du plus grand cœur, pour tout ce dévouement que vous donnez à la culture française ».