122
les collections aristophil
1197
LAFAYETTE Gilbert du Motier, marquis de
(1757-1834) général et homme politique.
L.S. « Lafayette », Paris 10 septembre 1832, à Joseph
Garczynski, Ignace Mainjowski, Alexandre Dembinski, etc. ;
1 page in-4.
300 / 400 €
Lettre de soutien aux exilés de la révolution polonaise.
[Il avait demandé l’année précédente à la Chambre des Députés
de reconnaître la Pologne indépendante, et proclamé : « Toute la
France est polonaise ».]
« Je suis également fier et heureux de la confiance que l’Héroïque
Nation Polonaise daigne me témoigner : vous m’en donnez une
nouvelle preuve qui me touche profondément. Je m’empresse de
vous exprimer ma reconnaissance, et c’est avec tout le zèle de mon
admiration et de mon dévouement pour vous que je concourrai à
l’exécution de vos desseins »…
1198
LAFAYETTE Gilbert du Motier, marquis de
(1757-1834) général et homme politique.
L.A.S. « Lafayette », Paris 1
er
mars 1833, à M. de SAINTE-FÈRE ;
1 page petit in 4, adresse.
1 000 / 1 200 €
Souvenirs sur la Révolution et la prise de la Bastille.
[Le marquis Achille de Sainte-Fère venait de publier Récit fidèle,
non publié jusqu’à ce jour, de la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789,
provoqué par la loi sur les récompenses à accorder aux vainqueurs de
la Bastille... par un ancien officier au régiment des Gardes-françaises
.]
Il le remercie pour sa brochure, qui témoigne « du grand nombre
de gardes françaises qui ont concouru à la prise de la Bastille. Je
n’ai eu aucun mérite à rappeller l’autre jour que je n’y étais pas. Car
toutes les Histoires du tems, et les populations contemporaines de
Versailles et de Paris ont constaté que dans cette circonstance je
présidais l’assemblée Nationale où je reçus en cette qualité la nouvelle
apportée par les électeurs de la Capitale. J’arrivai le lendemain 15 à
la tête de la députation de l’assemblée, et fus ce jour là reçu comme
Commandant général ». Il se souvient de la réclamation de plusieurs
gardes françaises qui demandèrent alors leurs congés, à l’instigation
de leurs officiers ; il donna son entier assentiment à la distribution de
ces congés, mais « le nombre ne fut pas considérable ». Il a relevé
quelques autres erreurs dans l’ouvrage...
1198




