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69

histoire

1114

SAINT-SIMON Louis de Rouvroy, duc de

(1675-1755)

duc et pair, mémorialiste.

L.A.S. « Le Duc de S

t

Simon », Paris 1

er

février 1740,

au cardinal de FLEURY ; sur 1 page in-4.

2 000 / 2 500 €

« J’espere que V E voudra bien me faire la grace de se charger

aupres du Roy de mes tres humbles excuses de ne me pas trouver

a la ceremonie de la Chandeleur. Quoy que mieux je n’ose encore

risquer le voyage. M. de Septfonts qui connoist ma marche et qui

croyoit que j’aurois l’honneur de voir V E en cette feste, m’avoit

chargé de luy bien tesmoigner toutte sa reconnoissance des bontés

et des secours de V E »... Quant à M. de Sainte-Maure, « qui va par

echelons, [...] je compte aussy que V E voudra bien m’en donner des

marques pour un Regiment que je desire avec autant de passion,

aux occasions des plus prochaines qui en pourront arriver, et je me

soutiens par cette confience »...

1115

SAINT-SIMON Louis de Rouvroy, duc de

(1675-1755)

duc et pair, mémorialiste.

L.A.S. « Le Duc de S

t

Simon », Paris 28 avril 1750, à sa cousine

la comtesse de SAINT-SIMON MONTBLÉRU ; 1 page petit

in-4 (2 petites taches d’encre).

1 500 / 2 000 €

À propos de l’éducation des enfants de sa cousine.

[Saint-Simon, alors âgé de 75 ans, vient d’achever la rédaction de

ses

Mémoires

. Plusieurs lettres de Saint-Simon à ses cousins de la

branche de Montbléru montrent qu’il s’est toujours montré concerné

par l’avenir de sa famille, prônant une éducation religieuse et morale

pour les filles dont l’avenir ne peut être que dans le mariage ou la

vie religieuse, et l’accès au savoir pour les garçons.

La comtesse Marguerite de Saint-Simon Montbléru, née Pineau

de Viennay, avait épousé en 1740 Louis-Gabriel de Saint-Simon

Montbléru et en avait déjà eu trois enfants, deux garçons et une

fille ; un quatrième naquit en 1752, et tous quatre se marièrent. Les

Saint-Simon Montbléru étaient établis en Charente, au château de la

Faye près de Barbezieux, ce qui explique que la comtesse s’apprête

à faire entrer sa fille au couvent de Notre-Dame des Saintes. Le duc

de Saint-Simon appréciait sa cousine « pour la sage gestion de sa

famille et de ses domaines » (F. Formel).]

« Je suis fort aise Madame que vous mettiés une fille a N.D. de

Saintes, j’en écris tout de mon mieux à M

e

l’Abbesse, et je ne doutte

pas qu’elle n’en ait tout le soin que vous pouves desirer.

A l’egard de S. Cyr, je ne croy pas que vous y en puissies mettre. Ce

lieu n’est destiné qu’à la pauvreté et aux services. Vous ne pouves

gueres alleguer l’une et point du tout les autres, desorte que parmi

la foule qui a tous les deux pour soy, il ne faut pas esperer d’y estre

écouté.

Je seray fort aise d’avoir l’honneur de vous voir et ce que vous

ameinerés de vostre famille pour le College sera recomandé de mon

mieux, mais il y a longtemps que je connois plus gueres de Jesuitte.

Asseurés vous neantmoins que j’auray toujours une attention tres

particuliere a tout ce qui regardera vostre famille »…

Bibliographie

: François Formel, « Restitution de la correspondance

de Saint-Simon aux Montbléru : une gerbe de lettres inédites », in

Cahiers Saint-Simon

, n° 30, 2002, p. 31-43 [p. 38 pour la présente lettre].