Previous Page  64 / 148 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 64 / 148 Next Page
Page Background

64

les collections aristophil

1105

PIERRE I

ER

le Grand

(1672-1725)

Tsar de Russie.

L.S. « Piotr », Saint-Pétersbourg 2

décembre 1718, à Georg Wilhelm de

GENNIN ; 1 page et demie petit in-4,

adresse et sceau de cire rouge aux

armes (un peu écrasé ; marge droite

légèrement effrangée et légères traces

de mouillures) ; en russe.

7 000 / 8 000 €

[Le lieutenant-colonel Georg Wilhelm

HENNING, nom russifié en GENNIN (1676-

1750), était un ingénieur militaire d’origine

allemande alors en poste à Olonets, entré

au service de l’artillerie russe en 1698 ; Pierre

le Grand le nomma en 1715 commandant à

Olonets avec la tâche de superviser l’activité

de l’industrie métallurgique de la ville ; en

1722, il fut chargé de la direction et du

développement de l’activité minière dans

l’Oural avant de rentrer à Saint-Pétersbourg

en 1734 où la Tsarine Anne lui confia

l’administration de toute l’artillerie russe.)

Le Tsar, informé qu’un certain Arcenie est à

l’agonie, le regrette profondément ; si (que

Dieu l’en préserve) sa vie est déjà finie, il

faut ordonner au médecin de pratiquer une

autopsie, d’ouvrir les intestins, de chercher

ce qu’était la maladie, et payer le médecin.

Ensuite, il faut écrire au Tsar er envoyer le

corps à Pétersbourg...

1106

POMPADOUR Antoinette Poisson,

marquise de

(1721-1764)

maîtresse de Louis XV.

L.A., à un comte ; 1 page in-8 à

bordure florale vieux rose.

3 000 / 3 500 €

« Les vilaines gens qui mont empeché daller

aujourdhuy a l’hermitage sont en meme

temps cause de ce que je ne vous vois pas

M

r

le conte, j’en suis en fureur. Vous ne

mavés pas rendu reponce sur lhomme au

quel ma belle sœur sinteresse vous scavés

que je laime fort. La bonne Lambert pour

qui vous m’aviés promis une remise et place

pour 2 chevaux au Louvre est fort en peine

c’est de vous seul que cela depend le roy

vous ayant donné les basse courts. Pour

derniere persecution distes je vous prie a

M

r

Barryer quil confronte les gens qui ont

perdu chez S

t

Martin avec ledit S

t

Martin

sil otoit vous luy oterés son jeu sy non le

laisser comme il etoit. Je ne scay sy c’est

une grande grace que demande le cavalier

de marechaussé ; quand au S

r

Waren on

dit que vous laimés quil a bien servy ces

parents sonts considerables en Angleterre.

Il ne peut tirer a consequence vû la nature

de ces services. Sy mes reflexions ne valent

rien vous me le dirés. Je vais souper chez

moy et luy ay dit dy faire venir votre fils »…

Sur la 4

e

page, le comte a dressé une liste

récapitulative des requêtes de la marquise.