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63

histoire

1103

MIRABEAU Honoré-Gabriel de Riquetti, comte de

(1749-1791)

le grand orateur des débuts de la Révolution.

L.A., [vers 1784-1785], à son ami Sir Gilbert ELLIOT,

à Westminster ; 1 page in-8, adresse (adresse découpée

et montée sur un feuillet sous la lettre).

400 / 500 €

Pendant son séjour en Angleterre.

« Mon Ami, nous pensons Baynes et moi qu’il seroit bon que tu

envoyasses la lettre pour St Léger à son frère le colonel, en le priant

de la faire partir par le courrier. De cette manière les bienveillans

ne pourront pas douter que la lettre vienne de toi. ». Il lui demande

instamment « de passer chez Sir Robert Herries et de lui demander

en mon nom et au tien de certifier que la relation insérée dans le

Morning

Post ci-joint est vraie dans tous ses points. M. Baynes

t’attendra à l’heure que tu me feras dire par le porteur pour aller

chez Mylord Maire »…

1104

MONTPENSIER Anne-Marie-Louise d’Orléans, duchesse

de

(1627-1693)

la Grande Mademoiselle ; héroïne de la

Fronde ; elle épousa secrètement Lauzun.

L.A. (signée d’une fermesse), Saint-Fargeau 25 janvier [1653 ?],

à Nicolas GOULAS ; 3 pages in-4, adresse avec cachets de

cire rouge (brisés).

600 / 800 €

1104

Belle lettre sur son exil à Saint-Fargeau.

[Après sa conduite dans la Fronde, notamment la bataille du Faubourg

Saint-Antoine en juillet 1652 où elle commanda les canons de la Bastille

contre les troupes royales, la Grande Mademoiselle est exilée par le

jeune Louis XIV pour trois ans sur ses terres de Saint-Fargeau. Elle

y rédige ses célèbres

Mémoires

, mais, comme on le voit dans cette

lettre, n’y perfectionne guère son orthographe !

Nicolas GOULAS (1603-1683) est gentilhomme de la Chambre et

homme de confiance de Gaston d’Orléans, « Monsieur », père de la

Grande Mademoiselle, lui-même exilé dans son château de Blois.]

« Je nay point ete surprise de navoir point u unne favorable reponse

en letat ou sont les choses et la maniere donc lon trete Monsieur

ne me devet fere rien esperer de melieur a moy qui ne me flate pas

jespere que ses airs de guere si ne me feront pas tant de mal que les

autres premierement parse quils sont plus honeste eins come vous

veres par se que jen mende a Monsieur et par se que jay charge le

conte de Brion [?] de les tenir de vous je trouve fort a propos que

lon fase unne gardrobe ansuite du cabinest je laves déjà mende a

Mascaronis qui men avet ecrit cand a tout le reste de se que vous me

mendes je suis si lase de negotiations infructueuse que set ases den

avoir leu sans resoner desus jespere que si elles promet un melieur

bien que son AR vous comendera de men rendre conte et que vous

le feres avec plesir les comedies de St Fargeau sont plus regardee

de bau monde que vous ne penses lon y voit set ou huict bonnes

toures [?] dun reng sur de belle teste nest pas bocoup je souheteres

que ler de Blois me fut bon en quoi jorois bien plus de plesir de les

y entendre quisi mes jay unne miserable gorge qui me persecutent

souvent en ay été un peu malade de la semene passee mes je me

porte bien dieu mersi »… Elle ajoute qu’elle va acheter Lésigny.

On joint

une adresse autographe d’Henri II de Bourbon, prince de

CONDÉ (1588-1646) : « A Monsieur Feveret mon Conseil en Bourgongne

et mon advocat à Dijon ».