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66

les collections aristophil

1110

RICHELIEU Armand-Jean du Plessis, cardinal de

(1585-1642) le grand homme d’État et ministre de Louis XIII.

Lettre dictée à son secrétaire Denis CHARPENTIER,

Nanteuil 21 avril 1635, [au Surintendant des Finances Claude

BOUTHILLIER] ; 1 page in-fol.

500 / 700 €

Au sujet de l’Électeur de Trèves.

« On estime qu’il est necessaire denvoyer diligemment un courrier a

Lamontot, pour qu’aussy tost quil laura receu, il aille trouver le Card

al

Infant, et ensuite le Marquis d’Ayetonne, et le President Roze, qui

sont les principaux Ministres, pour leur demander de la part du Roy

M

r

l’Electeur de Treves. Il leur representera que sa Ma

a droit de le

demander, parce qu’il estoit en sa protection qu’ils nont point droit

de le retenir, parce qu’il est souverain, venoit simplement chez luy,

et ne leur faisoit point la guerre. Que mesme ils n’ont pas occasion

de se plaindre de ce quil s’est mis en la protection de France, parce

que lors quil la fait, ce n’a este que pour esviter de tomber des

mains du Roy de Suede, lors que l’Empereur estoit en estat de ne le

pouvoir proteger. Il importe de faire promptement ceste demande

a laquelle Monsieur Bouthillier, et le R. Pere JOSEPH adiousteront

ce quils estimeront plus a propos ». Il ajoute : « Il est bon aussy que

des la premiere Gazete, Arnaudot [Théophraste RENAUDOT] y mette

simplement, que le Roy a envoié demander M

r

lArchevesque de

Treves a M

r

le Card

al

Infant ».

1111

RICHELIEU Armand-Jean du Plessis, cardinal de

(1585-1642)

le grand homme d’État et ministre de Louis XIII.

L.S. « Le card de Richelieu », Abbeville 25 juin 1641, à

« Monsieur le Surintendant » [Claude BOUTHILLIER] à Paris ;

la lettre est dictée à son secrétaire Denis CHARPENTIER ; ¾

page in-fol., adresse avec cachets de cire rouge à ses armes

sur soies roses.

2 000 / 2 500 €

À propos des gardes de Gaston d’Orléans, frère de Louis XIII.

« Monseigneur m’a escrit que pendant que le Roy nestoit point a

Paris, il avoit accoustumé davoir ses Gardes. Bien que la despense

dicelle n’ait pas de rapport a la necessité du temps, je croy quil est

bien apropos quelles soient sur pied, et par consequent que Monsieur

Bouthillier subvienne non seulement aux necessitez mais aux miseres

de sa grandeur, qui empeschent quil ne puisse les mettre sur pied

a ses despens. Satis est »…