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18 SIGONIO (Carlo). De antiquo jure populi romani libri undecim.
Bologne,
[G. Rossi pour la]
Société typographique
bolonaise, 1574.
In-folio (300 x 220 mm), veau fauve, double encadrement de filets dorés et à froid, fleurons dorés
aux angles, large cartouche à enroulements contenant un chiffre encadré d’un décor au filet et fers dorés, armoiries
au centre, dos lisse orné d’un décor à la fanfare à sept cartouches, dont un comprenant le titre, entièrement orné de
branchages et petits fer dorés, coupes décorées, tranches dorées (
Reliure parisienne vers 1600
)
.
Bonne édition collective, publiée à Bologne, des ouvrages sur le droit antique du philologue et humaniste de
Modène Carlo Sigonio, dit Sigonius (
1520
-
1584
).
Le traité des procès (
De judiciis
) y est publié pour la première fois tandis que les trois ouvrages sur le droit des citoyens
romains, des peuples italiens et des provinces (
De antiquo jure civium romanorum, Italiæ, provinciarum
) s’y trouvent en
troisième édition augmentée.
Ornée sur le titre de la belle marque de l’imprimeur, l’édition comprend quatre feuillets repliés donnant le texte d’un
manuscrit ancien.
Belle reliure aux armes et chiffre de Méry de Vic au dos orné d’un riche décor à la fanfare.
Méry de Vic, seigneur d’Ermenonville, membre du Conseil sous Henri III, maître des requêtes en
1581
, président du
parlement de Toulouse en
1597
, conseiller d’État, Superintendant de la Guyenne sous le règne d’Henri IV et Garde des
Sceaux sous Louis XIII, habitait à Paris où il avait acquis l’hôtel de Guillaume Budé, rue Saint-Martin. Ce grand bibliophile
possédait près de trois mille volumes ayant appartenu à la dernière bibliothèque rassemblée par Jean Grolier. C’est Méry
de Vic qui fit ajouter, sur les dos muets de plusieurs somptueuses reliures à entrelacs exécutées pour Grolier, un riche décor
à la fanfare pour uniformiser l’aspect visuel de ses livres (voir le lot
5
du présent catalogue).
« À la mort de Méry de Vic, en septembre
1622
, la bibliothèque passe à son fils Dominique qui deviendra archevêque
d’Auch en
1629
. Ce dernier meurt en
1662
et la collection est dispersée en
1676
. C’est depuis cette date que les splendides
reliures de Grolier se sont répandues dans le commerce pour aboutir plus tard en grande partie à la Bibliothèque nationale
de France et à la British Library. » (
Une vie, une collection
).
Restaurations sur les charnières (fendillées) et les coiffes (léger manque en tête).
Exposition : Une vie, une collection, n°12.




