4
6.
Henry BECQUE
(1837-1899). 2 manuscrits autographes sur
Coriolan
de Shakespeare ; 8 pages in-fol. et 5 pages
et demie in-4 (un feuillet réparé).
400/500
[
Coriolan
et
Jules César
]. Conférence sur deux grandes pièces romaines de Shakespeare. Le texte fut recueilli dans l’édition
Crès de ses
Œuvres complètes
(t. VII, p. 105 sq., 1926). Après un bref exposé des intrigues respectives, Becque relève que
Coriolan
exalte le principe aristocratique, alors que
Jules César
anoblit le principe démocratique. « Pourquoi ? C’est que les idées
ne comptent pas pour un auteur dramatique ; il n’y a que les caractères qui comptent. Les idées sont discutables et incertaines ;
elles ont leurs rêves ; c’est leur application qui leur donne leur valeur ou leur non-valeur ; les caractères au contraire sont
universels et éternels, et la fonction d’un auteur dramatique n’est pas de discuter des idées éphémères mais de nous peindre
des caractères éternels »… – Manuscrit incomplet d’une conférence, annonçant son choix de deux pièces, mais ne traitant que
de
Coriolan
.
On joint une page de notes autogr., et le programme d’une
Matinée extraordinaire. Sépulture et monument à Henry
Becque
, 31 mai 1904.
Reproduit en page 2
7.
Henri BERGSON
(1859-1941). P.A.S. ; 1 page in-8 (encadrée).
200/300
« Il en est de la prose philosophique comme de toute autre prose, et de la prose en général comme des autres arts : l’expression
parfaite est celle qui est venue si naturellement ou plutôt si nécessairement, en vertu d’une si impérieuse prédestination, que
nous ne nous arrêtons pas à elle et que nous allons tout droit à ce qu’elle a voulu exprimer, comme si elle se confondait avec
l’idée. Elle devient invisible, à force d’être transparente »…
8.
Hector BERLIOZ
(1803-1869). L.S., cosignée par 18 autres membres du Comité de l’Association des Artistes
musiciens, Paris 1
er
août 1846, à M. Polignac, colonel du 25
e
léger ; 2 pages in-4, en-tête
Comité de l’Association
des Artistes musiciens
.
300/400
« Le Comité de l’Association des Artistes musiciens croirait manquer au premier de ses devoirs, s’il ne s’empressait de
vous témoigner sa vive reconnaissance de l’obligeant appui que vous avez bien voulu lui prêter pour l’organisation du festival
militaire »… Ont aussi signé : le baron Taylor, président, Édouard Monnais, François Benoist, Lambert Massart, Fromental
Halévy, Adolphe Adam, Daniel-François-Esprit Auber, Gaspare Spontini, Sigismond Thalberg, Léon Kreutzer, etc.
Reproduit en page 2
9.
Léon BLOY
(1846-1917). L.A.S., Assomption 1909, à un ami ; 2 pages in-12.
180/200
« Je m’ennuie de ne rien apprendre de vous. Oui ou Non, avez-vous reçu
l’Invendable
que je vous ai fait envoyer par le
Mercure, il y a six semaines ? J’ai peu de lecteurs aussi précieux que vous. […] je lancerai en Octobre un autre livre
très-
important
:
Le Sang du Pauvre
. Cette publication pourrait être un événement considérable dans ma vie »...
10.
Joseph Bodin de BOISMORTIER
(1689-1755). 5 partitions gravées, 1737-1742 ; oblong petit in-4 dérelié (qqs
mouillures).
300/400
VII
e
Recueil d’airs à chanter à une et deux voix…
et
VIII
e
,
X
e
,
XI
e
et
XII
e
Recueils
(à une, deux et trois voix) (Paris, chez
l’Auteur, la Veuve Boivin, le Sieur Le Clerc), gravés par Hüe ; respectivement Œuvres 62
e
(1737), 70
e
(1738), 82
e
(1740),
89
e
(1741), 93
e
(1742) ; 34 p. chaque.
À la suite, le
IV
e
Recueil d’airs, sérieux et à boire à une et deux voix
de Bouvard (1740, mêmes adresses plus Hüe, 35 p.+1 de
privilège (abîmée). –
Le Buveur dompté, cantatille de basse taille avec simphonie
(incomplet).
10




