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22.

Jean COCTEAU

(1889-1963). Manuscrit autographe,

Titanic

, 1917 ; 1 page et demie in-4 sur papier pelure.

1 000/1 200

Manuscrit de travail avec de nombreuses ratures et corrections à la plume et à la mine de plomb, du poème

Titanic

,

que Cocteau projetait de publier dans

Embarcadères

, recueil qui ne vit le jour qu’à titre posthume (édition procurée par

P. Caizergues, Fata Morgana, 1986). La pièce, ici datée 1917, parut dans

Poésies : 1917-1920

(Éditions de la Sirène, 1920).

« Comme un monsieur au ciel des miroirs déformants

Monte entre les étoiles de mer

Silence des grenouilles mortes

Le plongeur nègre (c’est un soda)

Cherche les perles »…

23.

Jean COCTEAU

. 2 L.A.S., mars-avril 1945, [à son ami Gaston Palewski] ; 1 page in-4 chaque.

300/400

29 mars

. Il était « aux prises avec un mari “sublime” (qui s’inclinait – donc trouvé sublime) – une sœur cupide (qui préférait

le mari) et un psychanaliste ». Il évoque l’amour de son ami pour le général [De Gaulle] : « Sa phrase sur les majorités (contre

les majorités) me semble capitale.

Le scrutin de Jeanne d’Arc se composait de trois voix

. Il est vrai que c’étaient celles de deux

saintes et d’un archange »… –

19 avril

. « Votre mal m’est, à vrai dire, insupportable. J’y pense et je devine que la personne

met

souvent sa joue

contre la cloison mitoyenne. […] Ces quelques lignes pour vous répéter que mon cœur ne s’éloigne pas parce

que vous quittez le Palais-Royal et qu’il reste auprès de vous, attentif et fidèle ». Puis il évoque une démarche auprès de Leclerc

[en faveur de Jean Marais].

24.

Georges COURTELINE

(1858-1929). Manuscrit autographe,

Note sur Le Train de 8 h. 47

, [1925]

; 3 pages in-4

montées sur onglets et reliées en un volume demi-maroquin noir à coins.

300/400

Note sur l’histoire éditoriale du

Train de 8 h 47

, pour ses

Œuvres complètes

(F. Bernouard, 1925) : publication du roman en

feuilleton dans

La Vie moderne

(1888-1889), puis en librairie chez Marpon et Flammarion, Albin Michel, et la Société littéraire

de France. « Au résumé on peut avancer hardiment du

Train de 8 h. 47

qu’il fut un des plus vifs succès de librairie de ces trente

dernières années ; – encore, la publicité y fut elle à ce point étrangère que nous avons vainement cherché, aussi bien dans les

quotidiens que dans les périodiques du temps, l’ombre d’une ombre de compte-rendu ! »…

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