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peu de ces esclaves pouvoient leur fournir quelques ressources ; le sentiment relligieux qui animoient ces croises au moment
de leur depart, les excitoient a toutes sortes de sacrifices »… Cependant « l’etat des serfs etoit alors si inherent a la culture des
terres, et par consequent si essentiel a la fortune des riches, quil falloit une revolution dans ces fortunes, pour en faire une dans
le sort de ces cultivateurs » ; pour faire leur croisade, les seigneurs abandonnèrent les terres, et alors « les habitans devinrent
maîtres de leur industrie et arbitres de la valeur de ses produits ; dès lors, la richesse nationale fut dans leurs mains »… Etc.
217.
Giovanni MOROSINI
(1633-1682) ambassadeur de Venise en France. Manuscrit,
Relazione di Francia
dell’Excc
mo
Sig
r
. Giovanni Morosini Ambasciador Veneto l’anno 1670
; in-4 de 40 ff. n. ch. (y compris le titre),
broché sous couverture de papier fort.
1 000/1 500
Intéressante relation d’une ambassade vénitienne auprès de Louis XIV.
Giovanni Morosini, après avoir représenté la Sérénissime auprès de la Cour de Turin, fut nommé ambassadeur à Paris
le 25 mai 1668, se mit en route seulement le 29 septembre 1668, et présenta ses lettres de créance à Louis XIV le 14 janvier
1669. Ses instructions insistaient sur la demande d’aide maritime et militaire de la France dans les opérations de la guerre de
Candie, qui se déroulait alors dans le bassin oriental de la Méditerranée contre les Turcs, et tournait au désavantage évident
de la République. Le 19 octobre, le Sénat informa Morosini de la capitulation vénitienne, pour qu’il en informe la Cour de
France. Une année s’écoula encore avant sa nomination auprès de l’Empereur Léopold I
er
(10 décembre 1670) ; il demeura en
France jusqu’au 28 juin 1671, avant de prendre la route de Vienne. Cette copie d’époque porte le cachet encre de la bibliothèque
palatiale d’Autriche et Lorraine.
Notre texte suit les critères classiques du rapport d’ambassade, que l’on retrouve dans presque toutes les relations vénitiennes :
après une description de la Cour et des personnalités gouvernementales influentes en matière de politique extérieure (Colbert,
Le Tellier), vient un tour d’horizon de la doctrine du moment concernant les pays étrangers, et des actions diplomatiques en
cours, avec une insistance particulière sur les puissances italiennes.
218.
NAPOLÉON I
er
(1769-1821). P.S. « Bonaparte » (secrétaire), Saint-Cloud 25 fructidor XI (12 septembre 1803) ;
contresignée par Alexandre Berthier, ministre de la Guerre, et Hugues Maret, secrétaire d’État ; vélin in-fol. en
partie impr., en-tête
Département de la Guerre
, vignette gravée de B. Roger (Boppe et Bonnet pl. n° 232), sceau
sous papier (encadrée).
150/200
Brevet de sous-lieutenant pour le citoyen Hugues Dufraine, avec le détail de ses services, campagnes et blessures : « A
fait toutes les campagnes de la Révolution des années 1792-1793-2-3-4-5-6-7-8. L’an 9 à l’armée de l’Ouest. Blessé d’un coup
de feu au bras le 19 ventose an 3 au Siège de Luxembourg »…
On joint une quittance d’abonnement annuel aux
Affiches du Pays chartrain
, Chartres 1789 (encadrée).




