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1
ère
Vente aux Enchères
– Genève,
27
novembre
2018
Guillaume
APOLLINAIRE
– Lettre autographe signée
«Guillaume
Apollinaire »
adressée à Pierre-Victor Stock. S.l.,
« 5 février 1915 »
[1916]
1 page in-12. Au verso, adresse
« Monsieur Stock, éditeur
à la librairie Stock – Place du théâtre français – Paris »
et
« Envoi
du sous- lieutenant G. Kostrowitzky – 96è d’infanterie, 6è Cie,
secteur 139 »
, franchise militaire avec cachet du 7 février
1916
,
légère mouillure.
Lettre relative au
Poète assassiné
unmois avant d’être blessé
par un éclat d’obus
«
J’ai l’intention de faire paraître un volume de nouvelles si
je trouve un éditeur. Je l’intitulerai le poète assassiné
. Voulez-
vous me refuser cet ouvrage de façon à ce que je puisse chercher
un éditeur.
D’autre part, on m’a dit que Monsieur B.
[Robert ou Georges
Briffaut]
voulait faire ou faisait de l’édition
Je vous donne ma parole d’honneur de ne point publier ce
livre dans une maison qui de près ou de loin touche à M.B.
Au
demeurant j’essayerai au Mercure Je ne sais si je réussirai.
Je n’ai pas eu le temps dans ma courte permission de revenir
l’après-midi mais lors de ma prochaine permission je reviendrai
vous voir longuement… »
Les frères Briffaut
dont il est question sont les créateurs de
la maison d’édition
Bibliothèque des Curieux
, à qui Apollinaire
confiera finalement l’édition de son recueil (octobre 1916).
Joint
: Facture de la maison Charavay et courrier relatif au
document.
€ 1’400 - 1’600
51
Jules
BARBEY d’AUREVILLY
– Lettre autographe signée
« Jules
Barbey d’Aurevilly »
adressée à André Basset.
« Saint-Jean-de
Luz, mardi »
[septembre 1857]. 1 page in-8. Manque dans le coin
supérieur droit.
Belle lettre au rédacteur en chef du
Pays
au sujet de sa
critique de
Madame Bovary
« Je suis en retard, mais vous êtes la bonté même.
Voici un long
article sur Madame Bovary.
J’ai la coquetterie de vous plaire. Je n’en ai pas la fatuité.
Je serai heureux si l’article vous convient. Je le crois juste et de
bon sens.
Vous l’insérerez bientôt, je n’en doute pas.… »
La critique paraîtra le 6 octobre 1857 dans
Le Pays
et s’ouvre
sur ces lignes :
« Le livre de M. Gustave Flaubert a eu un succès
éclatant et rapide, et ce succès n’est pas épuisé. Rien n’a manqué
à sa fortune : ni la pointe de scandale, qui est le sel d’un livre
en France, ni l’intérêt dramatique d’un procès. Inconnu et sans
précédents littéraires, l’auteur s’est trouvé tout à coup célèbre… »
€ 1’000 - 1’500
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