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RUXNER (Georg).
Thurnier Buch. Von Anfang, Ursachen, ursprung, und herkommen, der Thurnier im
heyligen Romischen Reich Tetuscher Nation, Wie viel offentlicher Landthurnier, von
Keyser Heinrich dem ersten dieses Namens an, biss auff den jetztregierden Keyser
Maximilian den andern, unseren Allergnadigsten Herrn, und in welchen Stetten die
alle gehalten, Auch durch welche Fursten, Graffen, Herrn, Ritter, und vom Adel,
dieselben jeder zeyt besucht worden. Alles jetzunder von neuwem zusammen getragen,
mit schonen neuwen Figuren, sonderlich auch der Adelischen Wappen, auffs schonest
zugericht, und allen adels-Personen der hochberuhmtesten Teutscher Nation, hohes
und nidern Stands, zu ehren und sonderm wolgefallen an tag gegeben, dergleichen nie
gesehen worden.
Francfort-sur-le-Main : Georg Raben, Sigmund Feyerabends, Simon Hüter, 1566. —
3 parties
en un volume in-folio, 309 x 200 : (6 ff.), CCXLIII ff., (3 ff.), 1 planche : (4 ff.), LXXXI ff.,
1 planche. Peau de truie sur ais de bois, roulettes et filets froid en encadrement sur les plats,
dos nerfs, restes de fermoirs en laiton (
reliure de l’époque
).
Troisième dition, augment e et comprenant de nouvelles gravures.
Cet ouvrage retrace l’histoire des tournois m di vaux dans le Saint-Empire romain
germanique ; il s’agit du livre le plus complet publi l’ poque et l’un des plus beaux ouvrages
anciens sur le sujet.
Divis en 3 parties, l’ouvrage d crit avec d tails non seulement les tournois mais galement
les batailles, les bals et les banquets, depuis l’origine. La seconde partie est consacr e aux jeux
organis s Vienne dans les ann es 1560 et la troisième aux c r monies de l’entr e de Charles
V dans la ville de Bintz le 22 août 1549.
Cette dition est remarquable car elle pr sente une illustration abondante grav e sur bois,
comprenant 119 figures dans le texte, dont plusieurs sont r p t es, 293 blasons et 2 planches
sur double page. Ces figures sont attribu es Jost Amman et Hans Bocksperger. À cela
s’ajoutent une grande vignette sur le titre, une figure all gorique l’effigie de la Victoire au 6
e
feuillet, et la marque de Feyerabend au dernier feuillet.
Reliure tâchée et brunie, manques aux coins. Déchirures restaurées à la première garde, restaurations
à la première doublure. Mouillures aux 55 premiers feuillets foliotés. Rousseurs éparses, quelques
feuillets brunis. Forte rousseur au feuillet CXLVI.
Provenance : ex-libris manuscrits du XVI
e
siècle sur la première et la dernière garde. -
Bibliothèque monastique de Vienne, avec ex-libris manuscrit sur le titre. - Ex-libris h raldique.
3 000 / 4 000
n
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SAINT-AUBIN (Augustin de).
C’est ici les différens jeux des Petits Polissons de Paris.
Paris : l’auteur,
[1766-1770]. — 6 planches in-4, 323 x 244. Demi-maroquin rouge, dos lisse
(
reliure moderne
).
Bocher,
Catalogue de l’œuvre de Saint-Aubin,
n° 396 401. - Cohen, 923. - Colas, 2615.
Suite complète des 6 planches dessin es et grav es au burin par Augustin de Saint-Aubin
(1736-1807), repr sentant diff rents jeux auxquels s’adonnaient les jeunes enfants Paris
la fin du XVIII
e
siècle : le sabot, le coupe-tête, la fossette ou le jeu de noyaux, la toupie et la
corde. La dernière planche repr sente la sortie du collège où l’on voit des enfants sauter, courir,
danser, etc.
Augustin de Saint-Aubin reçut de son frère Gabriel les premières leçons de dessin, puis Fessard
l’initia la gravure et Gravelot lui fournit l’occasion de se distinguer en lui commandant
des vignettes. En même temps, il grava ses propres compositions, notamment les
Figures de
modes
(1760), la même ann e où Courtois reproduit ses deux pendants :
Tableau des portraits
à la mode
et
la Promenades des remparts de Paris
. Il atteignit la maturit de son art en se
perfectionnant sous la direction de Laurent Cars, qui exerça sur lui une influence d cisive,
visible dès 1765, avec la planche de
Vertumne
et
Pomone
, d’après Boucher.
Ce fut avec son camarade Tilliard, qu’il avait connu chez Fessard, qu’il donna ses 2 c lèbres
suites
Mes gens ou les commissionnaires ultramontains
et
C’est ici les différens jeux des petits
polissons de Paris.
Exemplaire en tirage de l’ poque, sur papier « Auvergne 1742 ». Cette date, faisant r f rence
l’ann e d’application de l’ dit de 1741, ne correspond aucunement l’ann e de fabrication
du papier, certains papetiers, notamment en Auvergne, indiquaient ce mill sime afin de se
soustraire au contrôle fiscal, mais il nous permet de justifier qu’il s’agit bien d’une impression
du XVIII
e
siècle et sans aucun doute du premier tirage des gravures qui sont d’ailleurs en très
belles preuves et grandes de marges.
1 000 / 1 500
,




