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Le

De perspectiva

, son ouvrage le plus connu, fut rédigé aux alentours de 1270 à la demande de Guillaume de

Moerbeke, érudit versé dans les sciences et la philosophie naturelle rencontré à la cour pontificale de Viterbe. Le traité

de Pecham a bien été publié le premier, vers 1482 à Milan, mais la publication de Vitellion a devancé de plusieurs

décennies la

Perspectiva

de Bacon, parue très tardivement, à Francfort en 1614.

Le

De perspectiva

emprunte très largement aux travaux du mathématicien et physicien Ibn al-Haytham (Xe-XIe

siècle), connu sous le nom d'Alhazen (Alacen en latin), et tout particulièrement à son

De aspectibus

dont l'impact fut

considérable sur la nouvelle conception européenne des théories optiques. C'est d'ailleurs principalement Vitellion qui

contribua à la diffusion des travaux de ce savant arabe.

Vitellion connaît vraisemblablement l'Optique d'Euclide, le De aspectibus d'Al-Kindi et les travaux physiologiques et

psychologiques de Galien.

[Son ouvrage]

traite en dix livres, de théorèmes géométriques, de la propagation de la

lumière et de la couleur en ligne droite ou réfractée, de la physiologie et de la psychologique de la vision, de la

réflexion des rayons et de la formation des images par différentes formes de miroirs. Le livre X, en particulier, traite

de la réfraction, notamment de la vision par les rayons réfractés sur des surfaces planes ou sphériques

(cf. Gérald

Péoux, « L'Homme, l'air et les réfractions à la fin du XVIe siècle », in

Bulletin de l'Association Guillaume Budé

,

2010/2, pp. 227-250, note 15).

E

XCEPTIONNEL EXEMPLAIRE EN RELIURE ESTAMPÉE DE L

'

ÉPOQUE

, celle-ci titrée sur le premier plat :

PERSPECTIVA VITELLION

.

Cote manuscrite à l’encre en haut du titre. Légère mouillure marginale à quelques feuillets. Dos refait.

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