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28 LOMAZZO (Giovanni Paolo). Traicté de la proportion naturelle et artificielle des choses. Ouvrage necessaire aux

Peintres, Sculpteurs, Graveurs, & à tous ceux qui pretendent à la perfection du Dessein.

Toulouse, Arnaud Colomiez,

1649.

In-folio, basane granitée, double filet doré se croisant aux angles, dos orné avec un fer doré répété, tranches

mouchetées de rouge (

Reliure de l'époque

).

20 000/25 000

Cicognara, n°332. — Robert-Dumesnil, t. VIII, pp. 262-270, n°2-53.

Première édition de la traduction française, partielle, du

Trattato dell'arte de la pittura,

IMPORTANT TRAITÉ THÉORIQUE

CONSIDÉRÉ COMME LA

«

BIBLE DU MANIÉRISME

», paru à Milan en 1584.

Elle a été établie par Hilaire Pader (1607-1677), artiste toulousain disciple et ami de Nicolas Poussin, et peintre du

prince Maurice de Savoye. Il ne s'agit là que de la traduction du premier des sept livres de cet ouvrage. Celui-ci concerne

uniquement la science des proportions.

Cette traduction n'en occupe pas moins une place de premier ordre dans la littérature artistique du XVII

e

siècle : par sa

date, puisque précédent de deux ans la traduction du Traité de la peinture de Léonard de Vinci par Roland Fréart de

Chambray, elle constitue

LE PREMIER OUVRAGE ACADÉMIQUE PUBLIÉ EN

F

RANCE À ÊTRE SPÉCIALEMENT CONSACRÉ À LA THÉORIE

DE LA PEINTURE

; par son influence, puisqu'elle aida notamment Poussin à formuler l'interprétation néo-platonicienne

de l'art de peindre à laquelle il resta ensuite attaché ; enfin par la qualité de son illustration, où les eaux-fortes de Pader

offrent le paradoxal témoignage de figures maniéristes tracées de la main d'un maître du dessin classique

(

Des livres

rares depuis l'invention de l'imprimerie,

n°134).

Remarquable illustration gravée en taille-douce par

Hilaire Pader,

en premier tirage, comprenant un portrait de Lomazzo

vu de profil dans un médaillon, détaché sur un fond garni d'un chevalet, d'une palette, de pinceaux et d'autres instruments

du peintre, et 51 grandes figures dans le texte, souvent à pleine page, parmi lesquelles 18 illustrant les proportions en

architecture, 29 représentant le corps humain et 4 le cheval.

Le portrait est une copie inversée de celui qui orne l’édition originale de 1584 (p. 17).

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