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BIBLIOTHÈQUE d'un CHÂTEAU du VELAY
et à divers
1.
ARCHIVES LITTÉRAIRES DE L’EUROPE
.
À Paris, chez Henrichs puis Xhrouet (volumes I à VIII) ;
à Tubingue, chez Cotta (volumes IX à XVII), janvier 1804-mars 1808. 17 volumes in-8, basane rouge, dos
lisse orné de motifs dorés, tranches marbrées, dos un peu passés et tachés, accroc à un mors (
reliure de
l’époque
).
300/400
S
érie complète de cet
important
périodique consacré aux
lettres
internationales
,
en soutien d’un véritable dessein
européen visant à favoriser l’amitié entre les peuples et à faciliter la circulation des idées.
Fondées à Paris à l’instigation de l’écrivain et philosophe allemand Friedrich Heinrich Jacobi, les
Archives littéraires
de l’Europe
furent placées sous la direction nominative de Jean-Baptiste Suard mais dirigées de fait par l’archéologue
et homme de lettres Jean-Geoffroy Schweighäuser, par le publiciste germaniste Charles Boudens de Vanderbourg et
par le philosophe idéologue et ethnologue Joseph-Marie de Gérando.
Le périodique fut interdit en mars 1808 sur ordre du pouvoir impérial.
Reconnues dans leurs domaines respectifs (littérature, histoire, philosophie, etc.) et de sensibilités politiques
diverses, les personnalités de premier plan qui collaborèrent aux
Archives littéraires de l’Europe
comprenaient entre
autres Dacier, Dupont de Nemours, Genlis, Guizot, Malthus, Morellet, Quatremère de Quincy, Walckenaer.
Les
Archives littéraires de l’Europe
comprennent des traductions inédites de Kant, Schiller et Wieland.
2.
AUTOGRAPHES. –
LARBAUD (Valery). Ensemble d’environ 180 lettres, et d’une vingtaine d’épreuves,
ouvrages dédicacés, documents, adressés à Marcel Thiébaut. France, Italie, Corfou, Luxembourg, Suisse,
etc., 1923-1935 et 1956.
6.000/8.000
Importante correspondance littéraire concernant notamment
Fermina Márquez
et James Joyce.
Écrivain, traducteur et critique littéraire, Marcel Thiébaut (1897-1961) dirigea la
Revue de Paris
et fut directeur
littéraire des éditions Calmann-Lévy. Il fut un ami fidèle de Valery Larbaud.
« J’
ai
pu
lire
les
quelque
cent
cinquante
lettres
que
M
arcel
(T
hiébaut
)
avait
reçues
de
l
’
auteur
de
F
ermina
M
árquez
,
plus
d
’
une
pourrait
servir
d
’
exemple
et
de modèle
à
la
critique
» (J
ean
M
istler
,
« Pour le centenaire de
Valery Larbaud », discours prononcé à l’Académie française le 17 décembre 1981). Larbaut y évoque largement
l’écriture et la publication de ses œuvres, dont
Fermina Márquez
,
A. O. Barnabooth
,
Ce vice impuni, la lecture
,
Allen
,
Caderno
,
200 chambres, 200 salles de bains
,
Notes sur Racan
,
Paul Valéry
, etc., mais aussi de ses traductions de Samuel
Butler, James Joyce, Eugenio d’Ors, etc., ainsi que de la revue
Commerce
, de ses articles et préfaces (dont plusieurs
pour la
Revue de Paris
) : sur l’Espagne, Faulkner, Hawthorne, Joyce, Mérimée, Yeats, etc. Il s’exprime également
sur ses lectures de (ou autour de) Catulle, Cendrars, Dante, Gálvez, Hernández, Quevedo, Saint-John-Perse, Taine,
Waiblinger, etc. Il défend son point de vue critique (15 mars 1925), donne des conseils d’écriture, définit le « livre
de voyage » (24 novembre 1931), disserte sur le bonheur de la poésie (20 mai 1928), sur la rupture entre générations
de lecteurs (23 novembre 1932), sur le défi de plaire au public féminin (28 août 1933), évoque Racan (28 septembre
1927), Proust et Svevo (9 octobre 1927), Mérimée (21 novembre 1929), Giraudoux (9 août et 6 septembre 1934),
Ricardo Güiraldes, T. E. Lawrence, Adrienne Monnier, Jules Supervielle, Italo Svevo («
c’est James Joyce qui m’en a
parlé. Il avait connu Svevo à Trieste et l’appréciait comme écrivain
», 4 octobre 1927), etc. Il parle également des œuvres
de Marcel Thiébaut.
C
ette
correspondance
comprend d
’
importantes notes
critiques
et
autobiographiques
(
environ
30
pages
),
écrites le
28 novembre 1932 à la lecture de l’étude que Marcel Thiébaut lui a consacrée dans la
Revue de Paris
: Valery Larbaud
y donne des précisions sur sa vie, ses influences littéraires, l’écriture de ses œuvres, etc.