15
É
dition originale
.
U
n
des
livres
de
cuisine
les
plus
célèbres
du
xviii
e
siècle
.
Le prince de Dombes (1700-1755) était le fils du duc du
Maine, celui-ci fils légitimé de Louis XIV et de la marquise de Montespan. Nommé grand-veneur du roi en 1738, il
devint ainsi le compagnon de chasse de Louis XV... et son convive aux soupers dans les petits appartements, après
la curée, où il leur arrivait de préparer eux-mêmes leurs repas.
« L
e
goût
du
prince
se retrouve dans les deux cents dix-sept recettes d’entrées et d’entremets décrites sobrement,
recettes paysannes ou raffinées, en ordre dispersé, où les ragoûts sont souvent mouillés de champagne et les saveurs
soulignées par l’orange et le citron. Son esprit se déchaîne à l’égard de ses confrères lorsqu’il s’amuse à les mimer et
à baptiser les mets de noms baroques :
sauces au singe vert, au bleu céleste, veau en crotte d’âne, poulets en chauve-souris »
(
Livres en bouche
, n° 202).
Bitting, p. 540 ; Oberlé,
Fastes
, n° 112, pour la seconde édition ; Vicaire,
Bibliographie gastronomique
, col. 233-234.
17.
DU CHÂTELET
(Émilie).
Institutions de physique.
À Paris, chez Prault fils, 1740. In-8, (8)-450-(26) pp.,
veau brun marbré, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, coupes ornées, tranches mouchetées, reliure un peu
frottée et passée, plis à la première garde volante, quelques rousseurs, le feuillet d’
errata
manquant, les
2 feuillets de catalogue d’éditeur erronément reliés entre les 2 feuillets de privilège (
reliure de l’époque
).
600/800
É
dition originale
.
I
llustration gravée
sur
cuivre
:
11 planches dépliantes hors texte ; 23 vignettes dans le texte illustrant notamment
le thème de chaque chapitre. Sans le frontispice allégorique, comme souvent.
U
n brillant
exposé des théories de
N
ewton
et de
L
eibniz
.
Initialement conçu à l’intention de son fils, ce traité est une
tentative de concilier les doctrines newtonienne et leibnizienne, avec la volonté de fonder philosophiquement une
science empirique. La marquise Du Châtelet y ose même une critique (justifiée) de la théorie des forces émise par le
secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences, Dortous de Mairan.
S
avante
du
siècle
des
L
umières
et maîtresse
de
V
oltaire
,
la marquise
D
u
C
hâtelet
,
Gabrielle-Émilie Le Tonnelier
de Breteuil (1706-1749), étudia auprès de Maupertuis, de Clairaut, et fut en relation avec de nombreux savants dont
Bernouilli et Euler. Elle s’initia auprès de son amant Voltaire aux théories newtoniennes, collaborant avec lui à ses
Éléments de philosophie de Newton
(1738), et établit une traduction française commentée des
Principia mathematica
de
Newton (1759, posthume), la seule complète encore à ce jour.
18.
DUPRÉ
(Adrien).
Voyage en Perse, fait dans les années 1807, 1808 et 1809, en traversant la Natolie et la
Mésopotamie, depuis Constantinople jusqu’à l’extrémité du golfe persique, et de là à Irèwan.
Paris, Dentu, 1819.
2 volumes in-8, (4)-iv-471-(1 blanche) + (4)-533-(1) pp., demi-chagrin vert, dos à nerfs, têtes dorées,
dos passés, rares rousseurs, pâles mouillures aux premiers feuillets du premier volume (
reliure du
xix
e
siècle
).
800/1.000
É
dition
originale
rare
du récit de son service auprès du général de Gardane lors de son ambassade en Perse en
1807. Une carte dépliante gravée sur cuivre hors texte (ouvrage absent de la collection Blackmer).
L’orientaliste Adrien Dupré (mort en 1831), fils d’un diplomate, débuta lui-même une carrière diplomatique sous
l’Ancien Régime, fut employé à Corfou (1796), aux Bouches-de-Cattaro (1797-1798), sur la côte des Abkhazes (1806),
à Kołobrzeg dans l’actuelle Pologne (1814), à Bone (1821), à Salonique (1826) puis à Smyrne (1830).
R
elié en tête
: D
upré
(Adrien).
Voyage aux ruines de Nicopolis, en Épire, dans l’année 1797.
Paris, Le Normant, 1818. In-8,
29-(3 blanches) pp. Édition originale.
Relié avec une longue note de l’avocat Émile Dupré-Lasale, cousin de l’auteur, livrant des éléments biographiques
sur celui-ci.