19
24.
HAUKSBEE
(Francis).
Expériences physico-méchaniques sur différents sujets, et principalement sur la lumière
et l’électricité, produites par le frottement des corps.
À Paris, chez la veuve Cavelier & fils, 1754. 2 volumes
in-12, clxxvi-490-(2 dont la dernière blanche) + (2)-596 pp., maroquin grenat, dos à nerfs cloisonnés et
fleuronnés, triple filet doré encadrant les plats avec fleurons aux écoinçons, coupes filetées, roulette
intérieure dorée, tranches dorées, tranches dorées, reliures un peu usagées avec quelques épidermures
et dos légèrement passés (
reliure de l’époque
).
300/400
É
dition
originale
de la traduction par François de Brémond, comprenant une préface par Nicolas Desmarets
évoquant Newton.
7 planches gravées sur cuivre hors texte (6 dépliantes) numérotées 1 à 6 avec deux numéros 4.
L’
ouvrage comprend
la description du
premier véritable générateur
électrique
.
P
hysicien
ayant
exercé
une
nette
influence
sur
N
ewton
, F
rancis
H
auksbee
(1666-1713) fut expérimentateur à la
Royal Society de Londres de 1703 à 1713. Il rassembla en 1709 ses observations dans son ouvrage
Physico-mechanical
experiments on various subjects
, qui connut une édition posthume augmentée en 1719, et qui fut largement diffusé
en Europe. Hauksbee demeure important pour avoir ouvert la voie aux travaux sur l’électricité de Stephen Gray,
Charles de Cisternay Dufay ou Benjamin Franklin, mais également à la théorie de la capillarité développée par
Pierre-Simon de Laplace. Surtout, il exerça une nette influence sur les derniers travaux d’Isaac Newton qui apporta
en conséquence des changements à plusieurs passages de son
Optique
et de ses
Principia.
Exemplaire enrichi d’un portrait gravé du dédicataire de la traduction, le comte d’Argenson.
25.
HUMBOLDT
(Alexander von).
Tableaux de la nature, ou Considérations sur les déserts, sur la physionomie des
végétaux, et sur les cataractes de l’Orénoque.
Paris, chez F. Schoell, 1808. 2 tomes en un volume in-12, (4)-x-
240 + (4)-240 pp., demi-basane brune, dos lisse orné de filets ondés et fleurons dorés, pièce de titre noire,
tranches mouchetées (
reliure de l’époque
).
200/300
P
remière
édition de
la
traduction
française
,
parue la même année que l’édition originale allemande de Tübingen,
Ansichten der Natur
(Sabin, n° 33704).
Ouvrage d’histoire naturelle concernant notamment les steppes, les végétaux des zones torrides et les cataractes de
l’Orénoque, il est en grande partie fondé sur les observations recueillies par l’auteur lors de son voyage enAmérique
latine avec Aimé Bonpland de 1799 à 1804.
Exemplaire à grandes marges.
26.
INCUNABLE.
– [THOMAS A KEMPIS (Thomas Hemerken, dit)].
La Ymitacio
[n]
Jhesu christ.
Toulouse,
Heinrich Mayer, 28 mai 1488. Au colophon :
Imprime a Tholose par maistre henric mayer alama
[n]
lan de grace
.Mil.cccc.lxxxviii. Et le .xxviii. iour de May.
In-4, (154) ff. dont le dernier blanc, foliotés (1)-xxxi-xvii-lxxi-
xxviii-(6 dont le dernier blanc), signés a-p
8
A-C
8
D
10
, quelques signatures en décalage, réglure moderne à
l’encre rouge appliquée sur les feuillets imprimés et poursuivie sur les gardes de reliure.
P
lusieurs
feuillets manquants
restitués
en
fac
-
similé
sur papiers anciens, dont notamment le feuillet de
titre illustré, le feuillet imprimé D
1
, le dernier feuillet blanc ; la plupart des feuillets ont été doublés et
souvent restaurés ; petites galeries de vers en marge de plusieurs feuillets.
R
eliure
en maroquin tabac, dos à nerfs, coupes filetées, dentelle intérieure dorée, tranches dorées sur
marbrure (
Trautz-Bauzonnet
).
1.000/1.500
T
rès
rare
édition
incunable
toulousaine
,
connue
à
moins
de
10
exemplaires
,
la
plupart
en
dépôts
public
,
dont
2 incomplets (Bechtel I-9 ; CIBN T-254 ; GWM46850 ; HC 9120 ; Martine Delaveau et Yann Sordet,
Édition et diffusion
de l’
Imitation de Jésus-Christ, 2011, n° 20).
É
dition originale de
la
première
traduction
française de
l
’I
mitation de
J
ésus
-C
hrist
.
Texte majeur de la spiritualité occidentale, l’
Imitatio Christi
est née au sein des courants de pensée germano-flamands
de la
devotio moderna
: elle est constituée de quatre traités anonymes, fort probablement écrits par Thomas a Kempis,
que l’on trouve parfois réunis dans des manuscrits à partir de 1427, mais qui ne constituèrent véritablement un
livre en tant que tel qu’à partir de leurs premières éditions conjointes en langues vernaculaires. L’imprimeur de la
présente édition suggère une attribution erronée à saint Bernard de Clairvaux ou à Jean Gerson.