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45.
ROMÉ DE L’ISLE
(Jean-Baptiste-Louis de).
Essai de cristallographie, ou Description des figures géométriques
propres à différens corps du règne minéral, connus vulgairement sous le nom de cristaux.
À Paris, Didot jeune,
Knappen & Delaguette, 1772. In-8, 30 [paginées iii-xxxii]-427-(3 dont la dernière blanche) pp., 2 tableaux
dépliants imprimés hors texte, basane brune marbrée, dos lisse orné, sans le premier feuillet blanc
comptant pour les pp. i-ii, manque marginal de papier sur les 3 premiers feuillets, dernière p. blanche
salie avec infime manque de papier, plusieurs feuillets intervertis à la reliure dont celui portant les pp. xv-
xvi, reliure très frottée avec épidermures, un manque de cuir et coiffes usagées (
reliure de l’époque
).
300/400
É
dition originale
.
10 planches dépliantes gravées sur cuivre hors texte (Norman, n° 1847).
L
a
première
formulation de
la
loi dite de
la constance des angles
,
fondement de
la cristallographie
.
Ayant adopté
le principe de classification des minéraux proposé par Linnée en 1742, le naturaliste Romé de L’Isle (1736-1790) se
proposa d’en faire une application systématique : il réunit pour cela une des plus importantes collections européennes
de cristaux – environ 5000 spécimens –, et publia le présent
Essai de cristallographie
pour rendre compte de ses
recherches : il y identifie 110 formes de cristaux et y livre des descriptions détaillées de ses échantillons, introduisant
de nouveaux termes descriptifs encore utilisés de nos jours. Surtout, avec l’aide de son assistant Arnould Carangeot,
il formule ici sa loi de la constance des angles, entrevue déjà par plusieurs auteurs dans des cas particuliers, mais ici
proposée comme loi fondamentale de la nature.
46.
ROMÉ DE L’ISLE
(Jean-Baptiste-Louis de).
Cristallographie, ou Description des formes propres à tous les
corps du règne minéral, dans l’état de combinaison saline, pierreuse ou métallique.
À Paris, de l’imprimerie de
Monsieur, 1783. 4 volumes in-8, xxxviii-(2)-623-(1 blanche) + (4)-659-(1 blanche) + (4)-611-(1 blanche)
+ xvi-80 pp., 32 tableaux dépliants imprimés hors texte, soit 3 de texte et un de planches, demi-basane
brune, dos lisses filetés, reliures un peu usagées avec dos passés, quelques manques de papier marginaux,
dont deux larges avec atteinte à quelques lettres aux f. B
8
du premier volume et A
8
du troisième, rares
mouillures marginales dans l’atlas (
reliure vers 1820
).
800/1.000
É
dition
en
très grande
partie originale
,
la seconde de cet ouvrage, identifiant 450 formes de cristaux.
12 planches gravées sur cuivre hors texte.
47.
RUSSIE. –
ANTHOLOGIE RUSSE
. Paris, chez C. J. Trouvé, 1823. In-4, (6)-xxix-(1 blanche)-268 pp.,
maroquin rouge à grain long, dos lisse cloisonné et fleuronné, dentelle dorée encadrant les plats, coupes
ornées, roulette intérieure dorée, tranches dorées, reliure un peu usagée avec dos fortement passé (
reliure
de l’époque
).
600/800
É
dition originale au
format
in
-4,
un des rares
exemplaires
tirés
sur vélin
fin
.
Anthologie de poésies russes traduites traduites par l’écrivain et homme politique Jean-Pierre-Émile de Saint-Maure
(1772-1854) qui fut secrétaire des commandements de la princesse Pauline Borghèse. Dupré de Saint-Maur a ajouté
des vers personnel concernant la Russie.
6 planches lithographiées dont des vues du palais impérial de Kamenny Ostrov ou du parc du palais impérial de
Pavlovsk.
L’
exemplaire
de
l
’
auteur
,
enrichi
de
7
lettres
adressées à lui et à son épouse :
K
aramzine
(Nikolaï).
3 lettres à
Dupré de Saint-Maur évoquant leurs rencontres (Tsarskoïé-Sélo, 1820, 1821 et s.l.n.d.). Premier prosateur de la
Russie moderne avec Mikhaïl Lomonossov, Nikolaï Karamzin fut également historiographe de Russie et conseiller
d’Alexandre I
er
. Dupré de Saint-Maure évoque Karamzin dans l’introduction du présent ouvrage (pp. xxv-xxvii).