BEAUSSANT LEFÈVRE - Bibliothèque d’un château du Velay et à divers - page 30

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43.
RELIURE AUX ARMES DE MARIE-ANTOINETTE.
HISTOIRE DE L’ACADÉMIE ROYALE
DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES depuis son établissement, avec les éloges des académiciens
morts depuis son renouvellement.
À Paris, chez Hippolyte-Louis Guérin, 1740. 3 volumes petit in-8,
xxiii-(1 blanche)-150-(2)-251-(7 dont la première blanche) + (4)-473 [soit deux cartons foliotés 1* et 2*, et
469 pp. chiffrées 3 à 471]-(5 dont la première et la dernière blanches) + (4)-468-(12 dont les 3 dernières
blanches) pp., maroquin grenat, dos à nerfs cloisonnés et fleuronnés, triple filet doré encadrant les plats
avec fleurons dorés aux angles et armoiries dorées au centre, roulette dorée ornant coupes et chasses,
tranches dorées sur marbrure, rousseurs éparses (
reliure de l’époque
).
1.000/1.500
P
remière
édition
séparée
.
À partir de 1717 parut un recueil périodique du même titre qu’ici,
Histoire de l’Académie royale des Inscriptions et
belles lettres
, comprenant des textes d’érudition par des membres de cette académie, accompagnés de mémoires sur
l’histoire de cette institution et d’éloges funèbres d’académiciens. Mémoires et éloges furent écrits par les secrétaires
perpétuels Paul Tallemant (1642-1712) puis Claude Gros de Boze (1680-1753), tandis que la bibliographie des
académiciens fut établie par Claude-Pierre Goujet (1697-1767).
Pour une consultation plus aisée de la partie historique et biographique de ce périodique, Claude Gros de Boze fit
paraître séparément le présent recueil qui réunit les textes parus depuis 1717. Y figurent notamment les éloges de
Jérôme Bignon, Nicolas Boileau-Despréaux, Thomas Corneille, Antoine Galland, le président de Lamoignon, le Père
Mabillon, l’abbé Renaudot, l’abbé de Vertot.
Illustration gravée sur cuivre : frontispice par Jean Daullé d’après Antoine Coypel ; et 8 vignettes dans le texte (4 différentes, dont
2 répétées trois fois).
très
bel
état
, malgré d’infimes défauts.
E
xemplaire aux armes de
la reine
M
arie
-A
ntoinette
(variante en petit format du fer n° 12 de la planche n° 2508 d’OHR).
Reproductions en pages 2 et 4
44.
[RÉTIF DE LA BRETONNE
(Nicolas-Edme)].
Le Pornographe, ou Idées d’un honnête homme sur un projet
de règlement pour les prostituées, propre à prévenir les malheurs qu’occasionne le
publicisme
des femmes.
À Londres, chez Jean Nourse ; à La Haie, chez Gosse junior, & Pinet, 1770. In-8, 8-215-(1 blanche) pp.,
veau blond raciné, dos lisse cloisonné et orné de vases antiques dorés avec pièce de titre rouge, chaînette
dorée encadrant les plats, coupes filetées, reliure passée, feuillet de titre rogné plus court, infime travail
de vers au dernier feuillet (
reliure de l’époque
).
200/300
Contrefaçon parue l’année suivant l’originale.
Rétif avait achevé en 1767 une première version de ce premier ouvrage de la série des
Idées singulières
(elle comprend
six titres en « -graphes »), mais, n’ayant pas obtenu du censeur l’autorisation d’imprimer, il travailla à une refonte
complète qui fut finalement acceptée en 1769 et publiée vers le début de juillet de cette année-là.
Le Pornographe
connut rapidement des contrefaçons, évoquées par Rétif dans
Mes Ouvrages
, dont probablement la présente (Rives
Childs, p. 212, n° 3).
« L
e
seul moyen de régler
le dérèglement
 ».
Pour écrire
Le Pornographe
, Rétif interrogea des filles publiques en 1755-
1759 et en 1761-1769, comme il l’explique dans
Monsieur Nicolas
. Si, dans une lettre de 1769 il dit qu’il a choisi ce
sujet scabreux pour des raisons alimentaires, il se montre en revanche plus élogieux dans
Les Contemporaines
sur
son
Pornographe,
« ouvrage si utile que j’ai vu attaqué, moqué, par la sottise et le purisme, tandis qu’il méritait à son
auteur une couronne civique : il propose le seul moyen de régler le dérèglement ».
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