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Jeudi 6 novembre 2014
49. Marcel JOUHANDEAU.
1888-1979. Ecrivain.
Manuscrits des Journaliers.
1972 & 1975-1976.
2 000/3 000
€
Très bel ensemble des épreuves avant impression
des fameux Journaliers de Jouhandeau. Il com-
prend :
Journalier n°22.
Février – juillet 1967, 195 ff. ; juillet
1967 – juillet 1968 217 ff. ; ensemble dactylogra-
phié, en partie repaginée, avec nbses corrections
en rouge et bleu du typographe, larges passages
biffés, annotations et ajout autographes de Jou-
handeau avec qqs pages entièrement aut.
Intitulé “Parousie”, ce journalier sera publié à la
N.R.F. en 1975
Journalier n°23.
Juillet – novembre 1968, 81 pp. et
novembre 1968 – juillet 1969, 60-81 pp., ensem-
ble dactylographié paginé 224 pp.
joint
35 pp.
d’introduction sur Plutarque et deux sous chapitre
intitulé “pigeons” et “vieillesse de doudou”.
Intitulé “ Souffrir et être méprisé”, journalier paru
à la N.R.F. en 1976.
Journalier n°24.
Août 1969 – avril 1970 et prin-
temps-octobre 1970, 214 ff. dactylographiées, les
4 dernières pages abîmées ; nbses annotations
de typographes, des passages raturés et corri-
gées par l’auteur.
Intitulé “Une gifle de bonheur”, publié en 1977.
Joint : fragment du Journalier n°17.
Juin – août
1967, paginé 30-67 et 68-126 ff., des ratures et cor-
rections.
Intitulé “Gémonie”, publié à la N.R.F. en 1972.
Les Journaliers de Jouhandeau forment une suite de
récits autobiographiques, sortent de chroniques quoti-
diennes, qui furent publiés à partir de 1961, et dans les-
quels l’auteur nous fait découvrir intimement sa vie
intellectuelle et littéraire, côtoyant Max Jacob, Paulhan,
Supervielle Gide, Cocteau, Mauriac, Montherlant etc.
Dans une écriture élégante qui sera saluée par la cri-
tique, Jouhandeau continue de nous livrer ses ré-
flexions subjectives sur la vie, à travers ses souvenirs,
évoquant ses rapports intenses avec la religion, décri-
vant ses échanges avec ses “confrères” écrivains dont
Gide reste la figure emblématique ; donnant aussi un
très large aperçu de son homosexualité qu’il met en
avant. (…). Les Journaliers sont réputés pour être les
plus belles pages littéraires de l’auteur. Il s’agit ici des
dernières épreuves corrigées par l’auteur avant impres-
sion, et annotées par le typographe. Ces manuscrits
qui avaient été remis aux éditions Gallimard, furent ren-
dus à Jouhandeau par Suzanne Duconget, directrice de
fabrication.
Provenance
de la succession Marcel et Elise Jouhan-
deau, vente à Drouot, octobre 1979. Les manuscrits
Jouhandeau sont fort rares, la presque totalité ayant
été déposée à la Bibliothèque Jacques Doucet.
50. Pierre-Jean JOUVE.
1887-1976. Ecrivain.
L.A.S.
S.l., 7 février 1928. 2 ff. in-8 sur papier bleu.
100/150
€
Réflexions de Jouve sur le mysticisme en Histoire ; il
donne son avis concernant un opuscule sur la Révolu-
tion, mentionnant le 2
e
cahier, n’ayant pas lu le pre-
mier ; (…) La thèse de la spiritualité contre la raison et
la science ne correspond sur tout ce que l’on peut
connaitre à la vérité (y compris l’apport nouveau et
assez redoutable de la science psychanalytique), la
mystifiée parait juste. J’ai souvent pensé à peu près
sous cette ligne. Et je suis frappé dans votre écrit par
la passion mélangée à je ne sais quelle sagesse dans
la vision… Il n’a pas lu « le Dieu Jésus », étant pris par
son travail, mais le lira avec fruit ; il lui envoie son re-
cueils de poème « Les Noces ».
51. René-Théophile LAENNEC.
1781-1826. Médecin,
inventeur du stéthoscope.
L.A.S. à M. Laennec,
chez Madame Couapel (…) à
Rennes. Paris, jeudi 4 messidor an 11 (juin 1803). 3 pp.
bi-feuillet in-8, adresse au verso, cachet de cire rouge
et marque postale.
1 200/1 500
€
Rare lettre du jeune Laennec, encore étudiant en mé-
decine, à son père ; il a reçu les 150 livres par Mr
Marec ; (…) En même temps que je vous apprends
que je les ai reçues, je vous dirai aussi que je n’ai plus
rien. J’ai acheté un habit, un chapeau, une culotte et
des bas dont je ne pouvais plus me passer, j’ai payé
mon loyer et il ne me reste plus à payer que ma pen-
sion du mois dernier. Si Mr de l’Ecluse eut été aussi
exact que Mr Marec, je serais à présent à mon aise (…
). Le concours approche. Je vous ai déjà écrit plusieurs
fois que j’ai besoin de livres que je n’ai point. Si vous
saviez combien il est difficile et combien il en coute de
temps pour les aller lire dans les bibliothèques. Vous
verriez qu’il est très possible que je manque le prix par
cela seul (…). Il fait part aussi de la gêne de son frère
qui n’a rien touché de ses appointements. J’ai remis le
diamant de maman à Mr et Mde Le Veiller qui le lui
rendront dans six semaines, je crois (…). Il a dîné chez
Toulgoët et ses cousines, ainsi que chez les Marec à
Arcueil ; Mde Mare m’a fait très bon accueil (…).
Quand vous écrirez à Quimper, faites mes compli-
ments à toute la famille (…). Laennec insiste en p.s. :
il faut trois choses pour faire la guerre : 1° de l’argent ;
2° de l’argent ; 3° de l’argent (…). Non pas pour en
semer, mais pour paraitre n’avoir pas besoin de ce que
l’on demande, ce qui est ici l’un des meilleurs appuis
qu’on puisse avoir (…).