Manuscrits & Archivalia
Starhemberg (1782-1832) dont il eut 4 enfants : Ladislas (1804-1834), Valérie (1811-1887),
Herménégilde dite Gilda (1813-1880) et Alfred (1816-1888).
Commencé presque au décès de la duchesse Ernestine, ce recueil des comptes annuels
(de diverses dimensions in-f°, +/- 10-12 pp. chacun) donne le détail des finances de la veuve
à qui le conseil de la famille ducale accorde une rente dont le montant est reconduit chaque
année. Tous étaient supervisés par Paridant De Cauwer, "régisseur général des biens de
la famille ducale et fondé de pouvoirs généraux de la duchesse de Beaufort". Il contient
les comptes détaillés de 1828 à 1840, puis de façon plus globale de 1840 à 1854 et est
principalement destiné à "l'entretien, l'éducation & l'alimentation de ses enfants". Il contient
aussi, à part, le détail des revenus des enfants (provenant des produits de Florennes, Freÿr,
Profondeville, Odembourg et Wasseiges, Jauvelan et Liroux) ainsi que le relevé des rentes
et obligations, emprunts, remboursements de la duchesse (sur les produits des mines),
rentes spéciales (pour le duc Ladislas) et passives, listes détaillées des dépenses, le détail
par enfant (variant selon leur accession à la majorité ou selon les accidents de la vie, par
ex. la pension d'Alfred est augmentée suite au décès de son frère Stanislas et devient duc).
Intéressante source d’étude pour les historiens donnant également les prix des vins,
huiles, couteaux, "brassin de bière", ferrage de chevaux, costumes (livrées pour les
domestiques, chapeaux, tissus, filage de lin…), salaires (jardinier, cuisinière en extra lors
de séjours au Château de Florennes, concierge, précepteur des enfants… et "à Niotte,
relieur à Namur pour réparation de cinq volumes intitulés les délices du Pays de Liège
pour ordre de Monsieur le Duc, Douze francs"), payement des "livranciers" ou fournisseurs
(boulanger, médecin, vétérinaire, cordonnier, galonnier, ardoisier, vitrier, carrossier…), frais
pour l'instruction, dons aux carmélites ou aux pauvres, frais de voyages en Autriche et en
Bohème où la famille a des biens, etc.
213 – (Belgique)
-
"Chanson Critique faite en 1821 sur des habitans De Bruxelles".
In-8° agenda: [16] ff. dont 5 blancs.
Broché (ex. très lég. rogné, étiq. collée au plat inf.).
Est.
:
120/ 150 €
Copie de cette chanson, avec clé des personnages à la fin, révélant les activités amoureuses
de certaines personnes, en majorité bruxelloises : "C'est L'amour, L'amour, l'amour qui fait
le monde à la ronde et chaque Jour à son Tour Le monde fait lamour". Parmi les personnes
épinglées, citons des membres de grandes familles belges tels les marquises de Brancas et
de Trazegnies, le duc d'Ursel ou Mr. de Pellenberg. Nul doute que cette chanson a dû faire
grincer des dents, la réponse d'une demoiselle Dutoit à l'auteur est d'ailleurs retranscrite
à la fin : "Quel est cet indigne anonime [...] qui comme une Pantoufle Rime et se cache en
vrai limaçon aux femmes il s'adresse ce Lache [...] il faut qu'on le redresse à grand coups
de Bâton, c'est un sot, un sot, un sot [...]".
214 – (Belgique)
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Ens. 1 ouvr. et 1 farde d'archives
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"Matériaux pour une Biographie
de : Pierre Guillaume Seron. Non benè junctarum… semina rerum".
[Ante 1871].
In-f°: [217] pp. manuscrites, numérotées pour la plupart, écrites sur une seule face, écriture lisible (bords des
pp. abîmés, rares ratures). Sous chemise d'époque.
Est.
:
100/ 120 €
Originaire de Philippeville, Seron (1772-1840) partit à Paris en 1792 où il devint le secrétaire
de correspondance de Danton au Ministère de la justice. Il occupa ensuite diverses
fonctions au département de Sambre-et-Meuse, devint membre des États provinciaux de
Namur, du Congrès et de la Chambre des représentants. La biographie, de 1773 à 1816, est
composée de diverses retranscriptions : correspondances, cahiers de gestion, documents
politiques sur les attributions accordées à Seron, arrêtés (dont un du département central
de Sambre-et-Meuse déclarant Seron digne de confiance), de son mémoire sur Rocroy (se




