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MANUSCRIT D’EXORCISME DU 18

e

S.

48 Manuale Exorcismorum et Benedictionum ex varijs Desumptum,

manuscrit in-12 (13,5

×

9 cm) du 18

e

s.,

14 p. non chiffrées, 249 p. et 5 p. non chiffrées, plein maroquin noir de l’époque, dos lisse, filets à froid d’enca-

drement, fermoirs en cuivre (qq. traces d’usure et de manipulation). Superbe petit manuscrit dans une écriture

calligraphique d’une seule main parfaitement lisible, texte encadré en rouge, titres en rouge et vert. Le texte est

précédé d’un cahier non paginé donnant l’appartenance d’un moine capucin de la Flandre : « Ad usum P: Basilii

Gelr: Capucini Provinciae Flandro : Belgicae. 1761 » et suivi d’un texte d’une écriture postérieure : « Benedictio

panis contra mures et glires ». Ce cahier a manifestement été ajouté postérieurement au manuscrit. Texte en néer-

landais aux pp. 191-221 : « Vermaeninghe tot troost der Siecken ». Prières également en néerlandais aux pp. 234-

241. Beau et précieux document. – Est. 500/800

49 [MATTHIEU (Pierre). Histoire de Louys XI Roy de France

et des choses memorables advenuës en l’Europe

durant vingt et deux années de son Regne. Enrichie de plusieurs observations qui tiennent lieu de commentaires. P.,

P. Mettayer et veuve M. Guillemot, 1610, in-folio, [40]-604-[36] p., plein vélin souple de l’époque, dos lisse, titre

manuscrit (taches sur la rel., plusieurs feuillets brunis, le titre manque, cachets). Bien qu’il eût témoigné de son

attachement pour les princes de Guise et la Ligue catholique, Pierre Matthieu (Pesmes, 1563 – Toulouse, 1621) fut

du nombre des députés que les habitants de Lyon envoyèrent à Henri IV en février 1594 pour l’assurer de leur

fidélité. Le roi ayant, l’année suivante visité cette ville, Matthieu fut chargé de surveiller toutes les cérémonies

relatives à la réception royale. Il se rend par la suite à Paris, où la protection de Pierre Jeannin lui permet d’obtenir

le titre d’historiographe. Fort bien vu à la cour, il s’entretient assez familièrement avec Henri IV, qui ne dédaigne

pas de l’instruire des particularités de son règne.– Est. 50/100

50 MAURICE DE SAXE. – Les Rêveries ou Mémoires sur l’art de la guerre

de Maurice comte de Saxe […].

Par Mr. De Bonneville. Manheim, Jean Drieux, 1757, 2 parties reliées en un vol., feuillet de titre, XV-[1]-80 p., et

feuillet de titre, II-86 p., 6 vignettes en-tête et 40 planches dont plusieurs dépliantes, plein veau brun flammé de

l’époque, dos à nerfs, pièce de titre (mors en partie fendus, traces d’usure, taches sur la tranche extér.). Bon ex. de

cette édition du seul ouvrage du maréchal (1696-1750), grand stratège et vainqueur de Fontenoy. Elle est publiée, à

titre posthume, par les soins du Capitaine de Bonneville et détermine les principes de la guerre, ses règles, la

stratégie, les manœuvres et la discipline des militaires. Ouvrage un peu confus, mais rempli de réflexions précieuses

pour la tactique et l’art militaire, fruit de l’expérience de cet infatigable homme de guerre. À la fin de la 2

e

partie se

trouve un chapitre intitulé « Réflexions sur la Propagation de l’Espèce Humaine », qui commence ainsi : « Après

avoir traité d’un Art qui nous instruit avec méthode à la destruction du genre humain, je vais tacher de faire

connaitre les moyens auxquels on pourroit avoir recours pour en faciliter la Propagation ». Ce dernier chapitre, fruit

des nombreuses expériences galantes de celui que tous ses contemporains décrivent comme une force de la nature,

préconise, entre autres choses, le mariage par bail de cinq ans, renouvelable jusqu’à trois fois avant d’être définitif,

et seulement en cas de naissances d’enfants. Il ajoute de plus, que « chaque mère qui aurait une fois présenté au

Magistrat dix enfants vivants auraient 100 écus de pension ; celle qui en aurait présenté quinze, 500 ; et celle qui en

présenterait vingt, 1000 ». – Est. 150/200

51 Médecine.- [LEROY (Alphonse)]. Maladies des femmes et des enfans,

avec un Traité des accouchemens.

Tirés des Aphorismes de Boerhaave, commentés par Van-Swieten. Traduits et augmentés de quelques notes et

observations par M. A. L****. D. M. M [Alphonse Leroy]. Paris, D’Houry et fils, 1769, 2 vol. in-12, [4]-XVI-670

et [4]-634-[1 (Errata)]-1 blanche p., demi-veau brun de l’époque, dos à nerfs (reliures fortement usées avec

manques). Alphonse Leroy (1742-1816), médecin français, occupa à la Faculté de médecine de Paris la première

chaire d’accouchement à côté de Baudelocque. Dans l’histoire de la symphyséotomie pubienne, circonstance qui

contribua le plus à le faire connaître, Alphonse Leroy exploita à son profit l’enthousiasme avec lequel on avait

accueilli cette découverte et ne fit que rendre public et retracer les avantages d’une opération dont la découverte

appartenait tout entière à Sigault, opération qu’il donna en quelque sorte comme sienne, pour avoir été le premier à

la pratiquer sous les yeux de l’inventeur. Ses ouvrages, malgré leur prolixité, renferment cependant des remarques

ingénieuses et des faits intéressants. – Est. 25/50

52 MENESTRIER (Claude-François). Nouvelle méthode raisonnée du blason,

ou de l’art héraldique, mise dans

un meilleur ordre, et augmentée de toutes les connaissances relatives à cette science, par M. L*** [Lemoine]. Lyon,

Pierre Bruyset Ponthus, 1770, in-12, [16]-619 (page 383 n’existe pas, sans manque)-[35] p., pleine basane

mouchetée de l’époque, dos à 5 nerfs orné de caissons dorés (coins légèrement usés, nerfs frottés, sans le fron-

tispice). Orné de 49 planches gravées hors texte de blasons. – Est. 25/50

53 MICHEL (Louis). Clé de la vie.

L’homme, la nature, les mondes, Dieu, anatomie de la vie de l’homme.

Révélations sur la science de Dieu inspirées à Louis Michel, de Figanières (Var), recueillies et présentées par G.

Sardou et L. Pradel. Paris, chez les auteurs-éditeurs, 1857, 2 vol. 8°, 11-[2 errata]-827 p. (pagination continue).

demi-basane bleue de l’époque, dos lisses ornés de filets dorés (rousseurs éparses), ex-libris. Édit. orig. Louis

Michel (1816-1883), né dans une famille de cultivateurs, fut un célèbre mystique et un remarquable voyant selon

ses contemporains, fondateur d’une sorte d’école mystique qui fut estimée. « Ce merveilleux ouvrage qui fait