l’admiration des savants et que Camille Flammarion tient personnellement en très haute estime, est la révélation la
plus complète qui soit des choses cachées. La Clé de la vie a pour objet de faire comprendre à l’humanité le plan et
la charpente du corps humain qui en est le reflet, les ressorts de la Vie de l’homme, des mondes et de Dieu ; c’est le
livre précurseur de la résurrection spirituelle et la révélation de la Révélation. Ajoutons que Papus considère les
œuvres de Michel de Figanières comme la base de la tradition occultiste ; l’auteur y manie de main de maître la loi
fondamentale de l’analogie » (Caillet, 7516). Très rare. Cachet ex-libris de la Loge Écossaise La Rose du Parfait
Silence. – Est. 50/100
54 [MILTON (John)]. Histoire entiere et veritable du Procez de Charles Stuart,
roy d’Angleterre. Contenant,
en forme de Iournal, tout ce qui s’est passé sur ce sujet dans le Parlement, et en le Haute Cour de Iustice ; et la
façon en laquelle il a esté mis à mort. Au moi de Ianvier 1649/8 [le 9 est imprimé au dessus du 8]. Le tout
fidelement receuilly des pieces authentiques, et traduit de l’Anglois. Sur l’imprimé à Londres, Par I.G. l’an 1650,
in-32, 239-[1], plein cuir vert guilloché du 19
e
s., dos à nerfs richement décoré, petite frise dorée d’encadrement sur
les plats, tranches dorées (dos lég. passé). Signature ancienne au titre : « Espiard », peut-être l’abbé François-Ignace
d’Espiard (1707-1777), conseiller au Parlement de Dijon, grand vicaire de l’évêque de Troyes. Ouvrage divisé en
trois parties, avec une pagination continue, et une page de titre différente : « Procez de Charles Stuart », « La Décla-
ration des deux maisons du Parlement d’Angleterre. Contenant les causes et raisons qu’elles ont eües de resouldre
et arrester, qu’elles ne s’appliqueront plus au Roy et n’auront plus aucune affaire avec luy » et « La Déclaration des
Communes d’Angleterre assemblées en Parlement, touchant la revocation et cassation de certains suffrages, et la
rupture du dernier traité fait avec le Roy en l’isle de Vvight ». La victoire parlementaire et le procès du roi Charles
I
er
à la fin de l’année 1648 et au début de l’année 1649 donnent à Milton l’espoir de voir émerger une plus grande
liberté. Il apporte son soutien à un régime parlementaire et argumente en défaveur du roi dans « The Tenure of
Kings and Magistrates » (« Le mandat des rois et des magistrats »). Cette œuvre en prose ne prône pas ouvertement
le régicide mais le soutient implicitement. Sa réputation politique et son érudition le font connaître du parlement qui
le nomme, le 15 mars 1649, Secrétaire d’État aux langues étrangères. Il est chargé des relations épistolaires avec les
puissances étrangères et du compte rendu des communications relatives à ce ministère au parlement. Plus tard, il est
également conduit à exercer des fonctions de censeur. Ce texte fait référence pour l’exécution de Louis XVI. Bel
ex. – Est. 100/150
55 Mines et Minières. – « Arrest du Conseil d’Estat du Roy,
qui ordonne que tous ceux qui exploitent actu-
ellement, ou prétendent avoir droit d’exploiter des Mines et Minières, remettront és mains des Sieurs Intendans,
copie des Titres qui leur ont été accordés ». L’ordonnance est signée par Julien-Louis Bidé, Seigneur de Grandville,
Intendant de Justice, Police et Finances en Flandres. Lille, Imprimerie de la Veuve C.M. Cramé, 1741, in-plano,
54
×
41 cm, armes de France gravées sur bois (mouillure claire angulaire). – Est. 25/50
56 MONTESQUIEU (Charles-Louis SECONDAT
DE
). Œuvres.
Nouvelle édition, revue, corrigée et considéra-
blement augmentée par l’auteur. Londres, Nourse, 1767, 3 vol. 8°, [4]-32-LXXXVI-527, [4]-XVI-643-[1 blanche],
[4]-747-[1 blanche] p., portrait dessiné par J. de Seve en 1766 et gravé sur cuivre par Littret en 1767, 2 cartes
dépliantes du monde et de l’Europe par R. de Vaugondy datées de 1756, bandeaux et culs-de-lampe gravés sur bois,
plein veau marbré de l’époque, dos à 5 nerfs ornés de caissons dorés, pièces de titre et de tomaison, 3 filets dorés
d’encadrement sur les plats, tranches marbrées (coins lég. émoussés, petit manque à 2 coiffes supér., ex-libris ms.,
rel. légèrement frottées). Bel exemplaire. – Est. 100/150
LETTRE AUTOGRAPHE RELATIVE À UN PROTESTANT CONVERTI
57 MORVILLE, Charles-Jean-Baptiste
DE
FLEURIAU
D
’ARMENONVILLE, Comte
DE
(1686-1732), Homme
d’état français. Lettre autographe signée « de Morville » adressée à l’Archevêque de Rouen [Louis de La Vergne-
Montenard de Tressan (1670-1733)], datée de « Versailles, 15 août 1724 » (2 pages in-folio, rousseurs). Il demande
à son correspondant d’octroyer une pension sur les biens des religieux qui sont en régie, « […] au S. Masson de
Nions en Dauphiné, lequel demande en considération de son retour en France et de sa conversion sincère qu’il
plaise au Roy de relever de la rigueur de la Déclaration du mois de décembre 1698 […] ». Charles-Jean-Baptiste de
Fleuriau d’Armenonville fut ambassadeur en Hollande, puis Secrétaire d’État à la Marine du 28 février 1722 au 16
août 1723, année où il fut reçu à l’Académie française. Lorsque le cardinal Dubois entra en agonie, le duc d’Orléans
envoya Fleuriau de Morville à Versailles pour mettre la main sur les papiers du mourant et, en récompense, le fit
nommer à sa place Secrétaire d’État aux Affaires étrangères le 16 août 1723. Il demeura en poste jusqu’au 19 août
1727. – Est. 25/50
UN THÉORICIEN DE LA RAISON D’ÉTAT
58 NAUDÉ (Gabriel). Considérations politiques sur les coups d’État.
Suivant la Copie de Rome, 1712, in-32,
[4]-252-[1]-1 blanche p., plein veau brun de l’époque, dos à nerfs décoré (coiffe infér. arasée, usures, marque
d’appartenance ancienne à l’encre au titre, cachet). Gabriel Naudé (1600-1653) est un bibliothécaire français, un
lettré et libertin érudit, un théoricien de la raison d’État. En 1639, Gabriel Naudé fit paraître cet ouvrage, sans doute
le plus célèbre de ses écrits. Ce petit traité de machiavélisme appliqué (destiné au cardinal Bagni, son patron du
moment), fut publié, de manière confidentielle, à Rome : une douzaine d’exemplaires, suivant l’auteur lui-même ;
sans doute un peu plus. Une seconde édition parut en 1667. Gabriel Naudé explique que les « coups d’État »




