blanche, et [4]-560-[32] p., plein veau brun moucheté de l’époque, dos à nerfs ornés (qq. traces d’usure, une coiffe
arasée, tache dans la marge blanche interne du titre du 1
er
vol., mouillure au dernier tiers du 2
e
vol.). Bon ex. Né à
Aix-en-Provence (1703-1780), Joseph Lieutaud fut d’abord un solide botaniste, c’est ce qui amena ce médecin à
publier une pharmacopée pratique et utile ; d’abord médecin à l’Hôtel-Dieu d’Aix, il devint, grâce à ses connais-
sances approfondies, membre de l’Académie royale des Sciences en 1735 et de la Royal Society de Londres en
1739 ; médecin de l’infanterie royale, puis des enfants de Louis XV et premier médecin de Louis XVI, il est
président de la Faculté de Médecine de Paris ; il a publié également un excellent « Précis de médecine pratique »
qui a connu plusieurs éditions et traductions. – Est. 100/150
37 Médecine. – QUESNAY [(François)]. Traité des effets et de l’usage de la saignée.
Nouvelle édition de deux
traités de l’auteur sur la saignée, réunis, mis dans un nouvel ordre, et très-augmentés. Paris, D’Houry père, 1750, in-
12, [8]-IX-[3]-734 p., plein veau brun moucheté de l’époque, dos à nerfs richement décoré (caisson supér. fendu,
légères traces d’usure). Ouvrage de François Quesnay (1694-1774), célèbre chirurgien, physiologiste et physiocrate.
Reçu maître en chirurgie en 1718, il se fit rapidement un nom à Mantes où il s’était fixé. Le présent traité attira
l’attention sur lui et Lapeyronie le fit venir à Paris comme chirurgien ordinaire du Roi ; les travaux qu’il publia dans
les Mémoires de l’Académie de Chirurgie et la défense de celle-ci contre les attaques de la Faculté de Médecine
accrurent encore son renom dans le monde scientifique. Ami de Madame de Pompadour dont il fut le médecin,
protégé par Louis XV qui l’appréciait beaucoup, Quesnay peut être considéré comme l’un des fondateurs de l’éco-
nomie politique, il exposa certaines de ses idées dans divers articles de l’Encyclopédie. – Est. 40/60
38 Médecine. – TISSOT [(Samuel Auguste)]. Avis au peuple sur sa santé,
ou Traité des maladies les plus fré-
quentées. Nouvelle édition, augmentée de la description et de la cure de plusieurs maladies, et principalement de
celles qui demandent de promptes secours. Ouvrage composé en faveur des habitants de la campagne, du peuple
des villes, et de tous ceux qui ne peuvent avoir facilement les conseils des médecins. Paris, P.F. Didot le jeune,
1762, in-12, XLIV-572-[2-2 (Catalogue de livres nouveaux)] p., plein veau moucheté de l’époque, dos à nerfs
décoré (usures, coiffe supér. arasée, coins usés). Ce livre fameux figure parmi les premiers à traiter de médecine
dans une langue vernaculaire. Il a eu un immense succès (10 éditions en moins de 6 ans) et il fut traduit dans la
plupart des langues européennes. Samuel Auguste Tissot (1728-1797) connut de son vivant une notoriété extraor-
dinaire et fut le médecin attitré de nombreuses personnalités de haut rang européennes, notamment du roi de
Pologne et de l’électeur de Hanovre. Il dut sa célébrité à ses nombreux travaux, notamment ceux consacrés à
l’onanisme et ses études sur l’épilepsie. – Est. 40/60
39 PORTRAITS AJOUTÉS
39 MIRAEUS. – Elogia illustrium Belgii scriptorum,
qui vel Ecclesiam Dei propugnarunt, vel disciplinas
illustrarunt. Centuria decadibus distincta. Ex bibliotheca Auberti Miraei canonici Antverp. Antverpiae, Sumptibus
Viduae et Heredum Ioannis Belleri, 1602, in-12, 205-[5] p., 39 portraits hors texte ajoutés, demi-veau brun du 18
e
s., dos lisse (traces d’usure, qq. rares bruniss., marge blanche du titre découpée). Édition originale avec 39 portraits
gravés anciens soigneusement découpés et insérés lors de l’exécution de la reliure. Aubert le Mire (Bruxelles, 1573
– Anvers, 1640), aussi appelé Aubertus Miraeus, est un historien ecclésiastique, un historiographe et un biographe
belge. – Est. 75/100
LE BÉZOARD
40 MORON (Jean Baptiste). Traité du bézoard végétal
avec une explication mécanique des principales maladies
où il convient. Enrichi de diverses observations, et de remarques anatomiques et physiques : avec quantité de lettres
de plusieurs célèbres médecins, et autres personnes de distinction, qui en ont fait l’expérience. Genève, Du Villard
et Jaquier, 1723, in-12, [10]-2 blanches-370-[1]-1 blanche p., reliure de l’époque, dont le recouvrement a disparu
(qq. bruniss.). Le bézoard (du persan : « qui préserve du poison ») est un corps étranger que l’on trouve le plus
souvent dans l’estomac des humains ou des animaux ruminants. – Est. 30/60
LES INDIENS DU RIO DE LA PLATA
41 MURATORI. Relation des missions du Paraguai.
Traduit de l’italien. Paris, Bordelet, 1754, in-12, titre,
XXIV-402-[4] p., grande carte dépliante, plein veau brun de l’époque, dos à nerfs orné (usures, petit manque à la
coiffe infér., mors arrière fendu à sa base). Bon ex. Bien complet de sa carte souvent absente. « Relation estimée et
l’une des meilleures pour l’histoire des Indiens du Rio de la Plata » (Chadenat, 392). Édit. orig. de la traduction
française. Cet ouvrage fut rédigé en grande partie sur les documents officiels des Jésuites en missions au Paraguay
et plus précisément sur les rapports du Père Gaëtan Cattani. Ludovico Antonio Muratori, le plus grand érudit italien
du début du 18
e
s. Il fut l’un des pères de la méthode historique scientifique moderne. – Est. 250/300
42 PASTORET (Emmanuel). Zoroastre, Confucius et Mahomet,
comparés comme sectaires, législateurs et mo-
ralistes, avec le tableau de leurs dogmes, de leurs lois et de leur morale. Seconde édition. Paris, Buisson, 1788, 8°,
[4]-477 p., culs-de-lampe gravés sur bois, basane havane mouchetée récente dans le goût de l’époque, dos à 5 faux-
nerfs et orné, pièces de titre et d’auteur chocolat (mors, coiffes et coins légèrement frottés, mouillure claire au titre
et 2
e
f., auréole angulaire très claire en tête, au début du volume, et en pied en fin de vol., accroc sans perte de
lettres p. 351). À la fin, index des ouvrages cités. – Est. 25/50




