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Catalogue de vente des 5 et 6 novembre 2015

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70.

MANEC

(Pierre Joseph). Traité théorique et pratique de la

ligature des artères. Paris, Crochard, 1836.

In-folio, [2] f., IV p., [1] f.,

32 p., [13] f., 14 planches lithographiées en couleurs (num. 1-13 et 2 bis),

reliure époque demi-toile gris modeste, titre sur étiquette au plat supérieur

(dos et coins usés, 3 f. et la 1

ère

pl. brunis, tache d’encre angul. en marge,

qq. rousseurs au texte et limités aux marges dans les planches).

Seconde édition augmentée d’une planche supplémentaire. Pierre Joseph

Manec (1799-1884) dirigea les travaux d’anatomie à la Faculté de méde-

cine de Paris et exerça comme chirurgien à l’hôpital de la Salpetrière.

Les planches finement exécutées ont été dessinées par Nicolas Henri

Jacob (1782-1871), illustrateur remarqué dans le domaine du dessin

d’anatomie, pour avoir notamment illustré de près de 700 figures le

Traité d’anatomie

de Bourgery.

Voir les reproductions.

120 / 180 €

71.

MAREY

(E.J.). La circulation du sang à l’état physiologique

et dans les maladies.

Paris, G. Masson, 1881, in-8, (4), III, (1bl), 745,

(1bl)pp., broche (dos cassé, brochage fragilisé, exemplaire en partie non

découpé, intérieur très propre).

Garrison-Morton 783.

Première édition illustrée de figures dans le texte. Ouvrage très im-

portant, qui fait date dans l’histoire de la physiologie. Marey reprend

en les développant considérablement ses premières recherches sur le

sujet. En effet, plus de vingt ans auparavant, dans sa thèse présentée en

1859, il avait abordé la circulation du sang.

Envoi autographe signé de l’auteur «àmon collègue et amiMascart,Marey».

Eleuthère Mascart, brillant physicien, diffusa, en France, les nouvelles

théories électro-magnétiques de Maxwell, Kelvin et Helmholtz (voir

DSB, IX, p. 154-156). En mai 1872, il fut nommé titulaire de la

chaire de physique générale et expérimentale au Collège de France, où

il rencontra là, Marey qui fut titulaire de la chaire d’Histoire naturelle

des corps organisés de 1869 à 1904.

Voir la reproduction.

100 / 150 €

69.

MALOUIN

(Charles). Traité des corps solides, et des fluides,

ou examen du mouvement du sang, de celui du cœur, des artères, et

des autres vaisseaux du corps humain, selon les loix de la mécanique,

de la physique et de la médecine.

Paris, Jouenne, 1718, in-12, 16-145-

[7] pages, veau havane, dos à nerfs et fleuronné, pièce de titre tabac (cais-

son supérieur partiellement détaché, mouillure au plat inférieur. Deux

gardes de papier peigne arrachées, déchirure sans manque à un feuillet).

Première édition française, parue posthume et publiée par le frère de

l’auteur, Jacques-Laurent Malouin.

Charles Malouin, naquit à Caen en 1695. Il y suivit ses études de

médecine et y obtint son doctorat, avant de partir pour Paris en 1717

afin d’approfondir ses études. Il mourut précocement à l’âge de 23 ans

(du fait d’un excès d’étude, selon Eloy).

Le Traité des corps solides est la traduction augmentée et amendée

d’une dissertation académique soutenue à Caen pour l’obtention du

grade de Bachelier et publiée sous le titre Devero et inaudito artificio

quomoventur solida unaque de cordes et cerebri motu utorum movea-

tur (Caen, Antoine Cavelier, 1715).

L’auteur, aujourd’hui tombé dans l’oubli (comme l’atteste son absence

des bibliographies modernes spécialisées : Morton, Wellcome, Nor-

man Library, Waller, Heirs of Hippocrate, etc.), est souvent cité dans

les bibliographies anciennes. Notamment Portal, qui présente avec

éloge son Traité des corps solides : «

Cet auteur nie avec raison, que la

fermentation ait lieu dans le corps humain ; et regarde la couleur rouge

du muscle comme dépendante su sang qu’il contient dans ses vaisseaux.

M. Malouin compte pour beaucoup, dans la circulation, l’action que les

vaisseaux exercent sur le sang : il a admis une espèce d’irritation dans la

fibre, dont la cause ne consiste que dans tout ce qui peut en augmenter

l’oscillation, soit dans l’état naturel, soit dans l’état de maladie ; suivant

M. Malouin, cette irritation existe encore dans le muscle quelque temps

après la mort de l’animal

. »

Hirsch IV, p. 48. Blake, 284. Portal, IV, P. 530. Eloy III, p. 140. Qué-

rard V, P. 478.

100 / 120 €

70

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