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Catalogue de vente des 5 et 6 novembre 2015

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au Comité d’instruction publique. D’aucuns l’accusent de ne pas avoir

intervenu en faveur de Lavoisier et de ne pas lui avoir sauvé la vie. En

1794, il est élu au Comité de salut public, puis au Conseil des Anciens.

Fourcroy est à l’origine de ce que deviendra en 1796 l’École polytech-

nique. Bonaparte l’invite à siéger au Conseil d’État en 1799 et en 1802

le nomme directeur général de l’Instruction publique. Fourcroy joua

un grand rôle dans l’organisation de l’enseignement supérieur et de la

recherche, ainsi que dans l’enseignement des sciences dans les écoles

primaires de l’Empire.

Au revers du cadre une étiquette tapuscrite des années 1960 en langue

suédoise donnant des renseignements et l’attribution de la toile.

Voir la reproduction.

1 200 / 1500 €

44.

FREIND

(John). Emmenologie, ou Traité de l’évacuation

ordinaire aux femmes, où l’on explique les phénomènes, les retours,

les vices, & la méthode curative, qui la concernent selon les loix de la

méchanique. Traduction françoise par M. Devaux…

A Paris, chez les

frères Osmont, 1730. In-12, XV p., [4] f., 344 p., [2] f. (privil.), reliure

époque plein veau havane, dos à 5 nerfs e orné, pièce de titre basane havane,

tranches rouges (2 piqûres de vers au mors sup., 3 coins émoussés, papier

jauni, mouillure claire en marge sporadique, exemplaire grand de marges).

Édition originale de la première traduction en français

. John

Freind (1675-1728) – qui obtint le titre de chirurgien de la reine

d’Angleterre peu avant sa mort, en 1727 – est particulièrement ré-

puté comme historien de la médecine. Cet ouvrage est son premier,

paru dès 1703, alors qu’il n’était encore que bachelier en médecine.

Réfractaire à l’usage de la chimie dont il nie les propriétés curatives

dans son introduction, l’auteur base son propos et sa thérapeutique

sur des considérations mathématiques et des effets mécaniques. Il est

très curieux de constater l’apparition de cette traduction française près

de 30 ans après l’originale latine, mais elle fut probablement établie

d’après la traduction anglaise donnée par Thomas Dale en 1729. Elle

est l’œuvre de Jean Devaux (1649-1729), chirurgien qui n’exerça que

fort peu, mais se distingua par ses nombreuses publications spécialisées

et ses traductions d’ouvrages de médecine. (Dezeimeris II, 395 et 86).

Ex-libris anciens sur la garde sup. dont un biffé.

80 / 150 €

45.

GARNIER

(P.). Nouvelles formules de médecine, latines et

françoises, pour le Grand Hôtel-Dieu de Lyon. Utiles aux autres hôpi-

taux, tant des villes que des armées, & aux jeunes Médecins, Chirur-

giens, & Apoticaires… Augmentées et corrigées… avec un Traité de

la Véro.

Lyon et Paris, Denis Horthemels, 1736. In-12, (40), 194, (2) ;

(16), 79, (3)pp., plein veau marbré de l’époque, dos à nerfs.

Pierre Garnier avait introduit dans le service de l’Hôtel-Dieu de Lyon

des améliorations dans les préparations des médicaments. Ses innova-

tions furent reprises par ses successeurs.

Bel état.

150 / 250 €

46.

*

GILBERT

(Augustin). Notice sur les titres et travaux scientifiques

deM. Le Dr A. Gilbert [et] Supplément de 1901-1905.

Paris, Masson et Cie,

1901-1905. 2 vol. in-4, de I. XIV, 521, (1) pages; et de II. X, 121, (1) pages,

demi-toile grise à la bradel de l’époque, dos lisse portant une pièce de titre.

Unique édition.

Ces deux «Notices » forment un lexique-index synthétique de tous les

termes médicaux clefs employés au sein des publications du docteur

Augustin Gilbert, docteur en médecine en 1886, professeur agrégé

de la Faculté de Paris et médecin à l’hôpital Broussais. Pour chacun

d’entre eux, l’auteur donne soit une explication médicale univoque,

soit sa propre théorie scientifique et clinique, soit il retrace l’histoire et

l’évolution de ses théories et vues sur une pathologie donnée. Le tout

est classé selon les types de maladies (microbiennes, tube digestif et

pancréas, foie, cœurs et vaisseaux, sang, appareil respiratoire et système

nerveux), puis selon les formes diverses de thérapeutique existante au

début du XX

e

siècle.

Bon exemplaire.

250 / 300 €

43

bis

.

*

[FOUCROY] Attribué à ODEVAERE

(Joseph-Denis).

Portrait d’Antoine-François Fourcroy.

Huile sur toile.

Beau portrait du chimiste Antoine-François Fourcroy attribué au

peintre flamand Joseph-Denis Odevaere (1778-1830). Le grand

homme de science est représenté à mi-corps tourné à gauche, son

visage de trois quarts vers le spectateur, son regard est profond tradui-

sant le caractère déterminé et bien trempé du personnage. Il tient de

sa main droite un livre portant sur le dos l’inscription : « Chimie de

Fourcroy ». Ce titre pourrait faire allusion à son Système des connais-

sances chimiques et de leurs applications aux phénomènes de la nature

et de l’art (1801), un titre connu des artistes. Habillé d’une veste noire

et d’une chemise blanche à col noué avec lavallière, sa main gauche se

glisse entre sa poitrine et sa veste. La lumière, savamment travaillée,

éclaire le visage, la chemise et la main du personnage dans un délicat

clair-obscur, donnant à la toile une profondeur héritée de Ter Brug-

ghen, de Van Honthorst, de Van Baburen, ou de Gerard Seghers, les

meilleurs représentants du caravagisme d’Utrecht et flamand respec-

tivement dont l’influence marque profondément les Écoles du nord.

Peintre d’histoire et portraitiste, Joseph-Denis Odevaere (Bruges,

1778-Bruxelles, 1830), est une intéressante figure du mouvement

néoclassique flamand. Elève de Suvée et de David à Paris, il remporte le

prix de Rome en 1804 avec La Mort de Phocion. Une autre de ses toiles

les plus connues est Lord Byron sur son lit de mort, exécutée vers 1826.

Chimiste, médecin et membre de la Convention nationale, Antoine-

François Fourcroy (1755-1809) fut élève de Vicq d’Azir et de Bucquet.

Il succède, grâce à l’appui de Buffon, à Pierre Joseph Macquer en

qualité de lecteur de chimie au Jardin du roi. Conjointement avec

Berthollet, Fourcroy adopte les théories de Lavoisier et se distingue

en vertu de la qualité exemplaire de son enseignement. Adoptant les

idées nouvelles et celles des mouvements révolutionnaires, il rédige

plusieurs opuscules ainsi qu’un journal scientifique. Proche de

Condorcet, il devient directeur de la Société de médecine. Porté par le

nouveau régime, Fourcroy est nommé en 1792 régisseur des Poudres

et des Salpêtres, et au début de 1793, administrateur du département

de Paris. Député à la Convention nationale il succède à Marat et siège

43 bis