78
79
Livres des XVII
e
et XVIII
e
siècles
Livres des XVII
e
et XVIII
e
siècles
7119/45
65.
MIRABEAU (Honoré-Gabriel Riqueti, comte de).
Dénonciation de l’agiotage au roi Et à l’Assemblée des notables.
S.l.,
1787.
— In-8, viij, 150 pp. Demi-vélin rigide à la bradel, dos lisse orné, non rogné (
reliure moderne
).
300 / 400 €
Une des éditions publiées en 1787 de cette philippique contre l’agiotage, dédiée à Louis XVI.
Par cet écrit, Mirabeau voulut mettre en garde le roi sur ce type de spéculation. Il tente de prouver ce que la France a à
craindre d’un tel système et l’intérêt qu’elle aurait à le faire cesser. Il s’en prend notamment à Calonne et à la Compagnie
des Indes. Le texte fit grand bruit et son auteur reçut une lettre de cachet, ce qui le contraignit à fuir à Liège.
Exemplaire non rogné, agréablement relié. Déchirure sans manque au feuillet E
4
, quelques piqûres.
On joint du même auteur :
-
Conseils à un jeune prince qui sent la nécessité de refaire son éducation, et Lettre remise à
Frédéric-Guillaume II, Roi régnant de Prusse, le jour de son avénement au Trône.
S.l., 1788.
[Relié à la suite] :
Lettre remise à Frédéric-Guillaume II, roi régnant de Prusse, Le jour de son
Avénement au Trône.
S.l., 1787.
2 ouvrages en un volume in-8, (2 ff.), 88 pp. ; 84 pp., (1 f.). Demi-maroquin aubergine à
long grain à coins, dos lisse, tête dorée, non rogné (
reliure moderne
).
Édition originale des conseils à Frédéric-Guillaume II, roi de Prusse. Il s’agit de conseils de
sagesse et de justice qui font de ce livre un véritable code de gouvernement.
Une des éditions parues en 1787 de la
Lettre remise à Frédéric-Guillaume II.
Mirabeau
transmet par cette lettre au nouveau roi de Prusse, des conseils pour rendre son peuple
heureux. Il la publia suite aux calomnies dont il fut la victime ; on l’accusa notamment
d’avoir remis au roi régnant une satire contre son père défunt.
Bon exemplaire.
6509/17
66.
MOLIÈRE.
Les Facheux comédie.
Paris : Guillaume de Luyne, 1662.
— In-12, (6 ff.), 76 pp., (2 ff. dernier blanc). Maroquin rouge, triple filet
doré en encadrement sur les plats, dos à nerfs, dentelle dorée intérieure, tranches dorées (
A. Motte
).
8 000 / 10 000 €
Guibert, I, p. 215. - Vérène de Diesbach-Soultrait,
Six siècles de littérature française. XVII
e
siècle,
II, n° 169.
ÉDITION ORIGINALE dédiée au roi.
Cette pièce est la première comédie-ballet composée par Molière. Elle a été jouée pour la première fois dans une fête
donnée au roi par le surintendant Foucquet dans son château à Vaux-le-Vicomte, le 17 août 1661. Les ballets étaient de
Beauchamp et d’Olivet, les machines de Torelli et les décors de Le Brun.
L’achevé d’imprimer est daté du 18 février 1662.
L’anomalie que l’on trouve dans la pagination des pièces liminaires a fait courir l’hypothèse, défendue notamment par
Guibert, que la préface et le prologue devaient originellement faire allusion à Fouquet et que ces pièces avaient dû être
recomposées suite à la disgrâce de ce dernier. Cette hypothèse a été contredite par Vérène de Diesbach-Soultrait dans sa
description qu’elle a faite de l’exemplaire de la bibliothèque Bonna, se rapportant aux arguments d’Alain
Riffaud : « L’examen du cahier liminaire a, traditionnellement imprimé en dernier, ne montre « aucun élément troublant »
et pas un témoignage historique (lettre ou archive) ne vient corroborer la thèse de l’épître à Fouquet. Aussi l’existence
éventuelle de cette dernière est-elle définitivement écartée, et le caractère « étrange » du cahier liminaire ne fait que
s’inscrire dans la normalité d’une impression théâtrale propre au contexte des imprimeries parisiennes de l’époque ».
Très bel exemplaire. La page 76 est correctement chiffrée, comme dans l’exemplaire Bonna.
Provenance : Mortimer L. Schiff, avec ex-libris.
66




