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Livres des XVII
e
et XVIII
e
siècles
Livres des XVII
e
et XVIII
e
siècles
6509/11
78.
RACINE (Jean).
Œuvres.
Paris : Claude Barbin, 1697.
— 2 volumes in-12, (6 ff.), 468 pp. ; (6 ff.), 516 pp. Veau brun, dos à nerfs orné,
tranches mouchetées (
reliure de l’époque
).
600 / 800 €
Guibert, p. 156.
Troisième édition collective, partagée entre Denys Thierry, Claude Barbin et Pierre Trabouillet,
la dernière donnée par Racine, réunissant pour la première fois l’intégralité des pièces de
l’auteur. Racine y a fait quelques modifications d’orthographe et a supprimé quelques vers dans
la
Thébaïde
et
Bajazet.
Elle contient également
Esther, Athalie
et les
Cantiques spirituels,
qui ne
figuraient pas dans l’édition précédente de 1687.
L’illustration se compose de deux frontispices dont un gravé d’après Lebrun, et de 12 figures à
pleine page gravées en taille-douce par François Chauveau.
Exemplaire en reliure de l’époque.
Quelques frottements d’usage, fente à une charnière. Quelques habiles et discrètes restaurations
aux coins et aux mors. Les deux frontispices ont été rapportés. Restauration de papier dans la
marge de la gravure d’
Alexandre le Grand
(p. 74 du tome 1), manque angulaire au feuillet Ll
3
sans atteinte au texte. Quelques petites mouillures.
Provenances : J. Durand, avec signature ancienne sur le titre du tome 2. - Ex-libris héraldique
(XVIII
e
siècle). - Docteur Antoine Compin, avec ex-libris.
4611/1377
79.
[ROCHEFORT (Charles de)].
Histoire naturelle et morale des iles Antilles de l’Amérique.
Rotterdam : Arnould Leers, 1658.
— 2 parties en un volume in-4, (8 ff.), 527 pp., (6 ff.). Vélin souple, dos lisse
(
reliure de l’époque
).
1 000 / 1 500 €
Brunet, III, 206 - Sabin 72314.
Édition originale de cet ouvrage du pasteur et écrivain Charles de
Rochefort (1605-1683), qui constitue l’une des principales sources
pour la connaissance des Indiens des Antilles.
L’auteur étudie ces dernières selon deux axes : l’histoire naturelle,
commençant par des considérations géographiques, et l’histoire morale,
concernant notamment l’établissement des étrangers et des français
dans ces îles, la manière de faire le sucre, de préparer le gingembre,
l’indigo et le coton, les esclaves, la langue, la religion, les habitations,
l’éducation, etc. L’ouvrage se termine par un « Vocabulaire caraïbe ».
Seule la première partie est illustrée ; elle comprend 43 compositions
gravées sur cuivre, dont 32 dans le texte et 11 à pleine page. On trouve
également un frontispice non signé.
Exemplaire provenant de la bibliothèque du duc d’Uzès au château de
Bonnelles.
Plaisant exemplaire mais lavé et restauré, les gardes sont postérieures.
Le frontispice a été remonté et d’anciennes petites déchirures,
restaurées, atteignent légèrement la gravure. Restauration dans la
marge de plusieurs feuillets. Déchirure restaurée touchant le texte au
feuillet Ff
1
.
Provenance : Pantaleonis Pingré de Fricamps, avec ex-libris (XVIII
e
siècle). - Bibliothèque du duc d’Uzès, avec ex-libris.
8011/28
80.
[SCARRON (Paul)] LE TELLIER D’ORVILLIERS.
Le Roman comique, mis en vers, Par M. Le Tellier d’Orvilliers.
Paris : Christophe David, 1733.
— 3 parties en 2 volumes in-12, (3 ff.), 319, 138 pp. ; (1 f.), 418 pp. Maroquin
rouge, triple filet doré en encadrement, fleuron doré aux angles et armes dorées au centre sur les plats, dos
lisse orné, tranches dorées sur marbrure (
reliure de l’époque
).
3 000 / 4 000 €
Édition originale de cette traduction en vers octosyllabiques du célèbre
Roman comique
de Paul Scarron (1651) par Le
Tellier d’Orvilliers, lieutenant général d’épée à Vernon, auteur également d’une suite du
Virgile Travesti
du même
Scarron.
Quelques fragments avaient parus dans le
Mercure
de décembre 1730, de janvier 1731 et février 1731.
Très bel exemplaire enmaroquin rouge de l’époque, aux armes d’Alexandre de La Rochefoucauld, duc de La Rochefoucauld
et de la Roche-Guyon (1690-1762).
Cachet humide noir sur le titre de chaque volume : « J.-B.-P.-H. Caqué D. M. Rem. 1775 entourant un caducée gravé ».
Jean-Baptiste Caqué (1720-1787), originaire de Machault dans les Ardennes fut chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu de
Reims.
Ex-libris gravé armorié non identifié. Le blason surmonté d’une couronne comtale se décrit ainsi : « d’azur au chevron
d’or, accentué en chef de deux étoiles d’or et en pointe d’un lion du même et lampassé de gueules ». La légende
surmontée par le blason à subit une mutilation faisant disparaître la majeure partie du nom du propriétaire. On devine
seulement les premières lettres « M. de Vill… ».
Correction manuscrite page 37 dans le premier volume.




