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Livres des XVII
e
et XVIII
e
siècles
Livres des XVII
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siècles
83.
WUÏET (Caroline).
Sophie, comédie en un acte, et en prose.
Paris : imprimerie de Cailleau, 1787.
— In-8, vij, 46 pp., (1 f.). Maroquin rouge, triple filet doré en encadrement
et armes dorées au centre sur les plats, dos lisse orné, roulette dorée intérieure, tranches dorées (
reliure de
l’époque
).
1 500 / 2 000 €
Soleinne, 3, 2336.
Édition originale de cette comédie représentée pour la première fois à Paris sur le théâtre
du Palais Royal le 29 mars 1787.
Il s’agit de l’une des premières pièces de Caroline Wuïet (1766-1835). Cette dernière
était la fille d’un organiste ; enfant prodige, elle fut remarquée par la reine Marie-
Antoinette qui l’adopta à l’âge de cinq ans. Elle vécut à la cour et eut le privilège
d’étudier la peinture avec Greuze, la musique avec Grétry et le théâtre avec Beaumarchais
et Demoustier. Elle écrivit sa première pièce à l’âge de 12 ans et composa quelques
sonates, des romances, des opéras et plusieurs romans. Souffrant de troubles mentaux,
elle mourut sans domicile fixe.
EXEMPLAIRE AUX ARMES DE LOUIS PHILIPPE D’ORLÉANS (1747-1793).
Prince de sang, il était le fils de Louis-Philippe I
er
d’Orléans. Il prit le nom de Philippe
Égalité après 1792.
Très bel exemplaire.
7879/50
84.
ZARATHUSHTRA - ANQUETIL-DUPERRON (Abraham-Hyacinthe).
Zend-Avesta, ouvrage de Zoroastre, Contenant les Idées Théologiques, Physiques &Morales de ce Législateur,
les Cérémonies du Culte Religieux qu’il a établi, & plusieurs traits importants relatifs à l’ancienne Histoire
des Perses...
Paris : N. M. Tilliard, 1771.
— Deux tomes en 3 volumes in-4, xxxvj, (1 f.), DXLIJ, 4 planches ; (2 ff.), cxx,
432 pp., 1 planche ; (2 ff.), 810 pp., 7 planches. Veau marbré, triple filet doré en encadrement sur les plats,
dos à nerfs ornés, tranches rouges (
reliure de l’époque
).
1 000 / 1 500 €
Brunet V, 1540.
Édition originale dédiée « aux nations qui possèdent le texte original des livres de Zoroastre ».
Ouvrage important pour les adeptes du Zoroastrisme, le
Zend-Avestra
de Zoroastre (forme grecque de ZaraThustra) en
distille tous les fondements : idées théologiques, physiques, morale, cérémonies du culte...
« Ouvrage très-recherché (sic), et qui comprend une relation du voyage du traducteur aux Indes » (Brunet).
La traduction est d’Abraham-Hyacinthe Anquetil-Duperron (1731-1805), célèbre orientaliste français qui fut à l’origine
de la découverte du Zoroastrime et de l’Indouisme en Europe. Ayant entreprit l’étude des grands textes sacrés au cours
d’un voyage en Inde, il se fit expliquer l’Avesta et en donna en 1771 cette édition. Le texte
sacré est précédé d’une longue préface dans laquelle il prend soin d’expliquer l’Avesta en
s’appuyant sur la vie du fondateur telle qu’elle était enseignée par les prêtres parsis. Cette
publication fit naître des polémiques dans les milieux lettrés qui voulaient voir en l’Avesta
une nouvelle philosophie. Anquetil-Duperron se heurta notamment à l’incrédulité de
Voltaire qui remit en cause l’authenticité de « l’abominable fatras que l’on attribue à ce
Zoroastre ».
L’édition est illustrée de 13 planches gravées dont 6 dépliantes. On peut y découvrir : des
reproductions d’inscriptions en ancien Tamoul, une vue des excavations de Keneri, la
représentation de prêtres en prière, des plans de divers lieux de cultes...
Reliure frottée, coiffes accidentées et coins émoussés.




