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Musique et Spectacle

mutuels »…

Bruxelles 29 mars 1914

, [au même] : « Veuillez je vous prie faire part à tous mes amis du

Figaro

de l’indignation que j’éprouve

au sujet du scandaleux acquittement d’hier »… [Henriette Caillaux était acquittée de l’assassinat de Gaston Calmette, directeur du

Figaro

.]

61.

Prosper SAINTON

(1813-1890) violoniste. 2 L.A.S., [Londres] 1861-1865 ; 3 pages in-8 ; la première en anglais.

100/120

29 novembre 1861

, au pianiste Charles

S

alaman

. Il croit que le duo le plus léger et le plus efficace est le vieux

Guillaume Tell

, mais si

Salaman ne l’aime pas, il y a celui des

Huguenots

(Thalberg et Bériot), ou un autre de Wolfe et Vieuxtemps, ou

Oberon

2 juin 1865

, à

Adelina

P

atti

. Il joint son tribut d’admiration aux transports d’enthousiasme que son talent a excités hier à la représentation de

Linda

[de Chamounix] 

: « lorsqu’avec votre talent magique vous faites vibrer chez un artiste toutes les fibres de son cœur, vous comprendrez

tout le bonheur que j’éprouve à vous dire que votre Linda est une sublime création de génie et que […] vous avez prouvé que le beau

idéal n’était pas un rêve »…

62. [

Arnold SCHÖNBERG

(1874-1951)]. 4 documents imprimés, 1922-1927 et s.d. ; in-4.

100/150

Concerts du

Musikkollegium Winterthur

 : prospectus de

Pierrot lunaire

(30 novembre 1922, avec Erika von Wagner, sous la direction

du compositeur) ; programme comportant notamment les

Fünf Orchesterstücke

op.16 sous la direction d’Hermann Scherchen (11 février

1926) ; programme d’un

Lieder-Abend

par Marya

F

reund

accompagnée de Walter Frey (Schönberg, Prokofiev, Schubert, etc., 30 mars

1927). Plus un extrait du livret de

Die Jakobsleiter

.

63.

Robert SCHUMANN

(1810-1856). L.A.S., [Leipzig octobre-novembre 1836], au pianiste Camille

S

tamaty

 ; demi-page

oblong in-8, adresse au dos (déchirure par bris de cachet sans perte de texte) ; en français.

1 200/1 500

« Mon cher Stamaty, Ayez la bonté de m’envoyer par vôtre Mercure votre Concerto. Je le veux dévorer, m’affairer etc. Mad.

V

oigt

vous attends aujourdhui : ditez à elle sur son jeu tout ce que vous voulez »… [Schumann consacrera en 1837 dans le

Neue Zeitschrift für

Musik

un article au

Concerto pour pianoforte

op. 2 de Stamaty.]

64.

Robert SCHUMANN

. L.A.S., Leipzig 1

er

octobre 1837, au pianiste Camille

S

tamaty

à Paris ; 3 pages in-8, adresse avec

marques postales ; en allemand.

3 000/4 000

T

rès

belle

lettre

sur

la musique

.

Il n’a pas de nouvelles depuis trop longtemps, et il pensait que Stamaty viendrait à Leipzig pendant l’été. S’il voulait lui faire savoir

tout ce qui s’est passé dans sa vie depuis leur séparation, le bon et le mauvais, il aurait besoin de plusieurs pages, mais le temps lui

manque. Son journal [

Neue Zeitschrift für Musik

] doit publier en janvier 1838 des compositions musicales de toute espèce, à la manière

de Schlesinger, mais avec plus de choix. Pour le premier cahier, il déjà des petits morceaux de Moscheles, Bennett, Mendelssohn,

Henselt et d’autres. Il aimerait bien avoir aussi quelque chose de Stamaty (une étude, un nocturne, mais pas trop long, deux pages ou

trois, au plus)... Ce serait un moyen de le faire connaître en Allemagne. Il aimerait aussi avoir quelque chose de

C

hopin

, et il charge

Stamaty d’aller chez lui, de lui souhaiter le bonjour de sa part, et de le prier instamment de lui envoyer quelque chose de sa composition

(deux pages ou bien autant qu’il voudra)…Il lui faudrait une réponse pour le milieu d’octobre. Ce jour même a lieu le premier concert

par abonnement.

M

endelssohn

voulait y assister, mais Schumann ne l’a pas encore vu… Il donne des nouvelles de ses amis : William

Sterndale

B

ennett

qui est à Cambridge, Ferdinand

D

avid

qui voudrait aller l’an prochain à Londres et peut-être Paris,

the little Franck

parti depuis longtemps, Walther von Goethe, Voigt… Il espère que Stamaty viendra bientôt retrouver ses amis. Il se plaint que l’édition

par Schlesinger de son

Carnaval

contienne des fautes horribles ; il en a envoyé à Chopin un exemplaire... Il termine en le chargeant de

dire bonjour à Berlioz, à Chopin, à M. Schlesinger.

L

iszt

n’est pas à Paris ?…

Reproduction page 2

7

65.

Robert SCHUMANN

. L.A.S., Leipzig 28 septembre 1840, au pianiste Camille

S

tamaty

 à Paris ; 3 pages in-8, adresse ;

en allemand.

3 000/4 000

B

elle

lettre

sur

son mariage

avec

C

lara

,

et

sur

ses

récentes œuvres

pour

piano

.

Il s’étonne que Stamaty ait appris si vite l’heureux événement [Schumann a épousé Clara Wieck le 12 septembre] dont il aurait dû lui

faire part, mais il est très pris par sa correspondance officielle et la musique. Sa vie a été très mouvementée ces dernières années. On peut

en voir en grande partie le reflet dans ses compositions. Il souhaite que Stamaty connaisse ses nouvelles œuvres, particulièrement celles

pour le chant ! mais les Parisiens ne savent guère ce qui se fait à l’étranger. Il aimerait que Stamaty lui communique ses compositions

contrapunctiques, fugues, etc. Son morceau

Le Sommeil

a beaucoup plu à Schumann, mais peut-être pas assez saillant pour son journal ;

Schumann voudrait vraiment présenter son cher ami Stamaty à l’Allemagne avec une œuvre qui imposât le respect à tous. Il le prie de

lui envoyer quelque chose de bien fait pour l’Allemagne. Quant à lui, il est devenu dans ses compositions plus gai, plus doux, plus

mélodieux, comme Stamaty aura pu le constater avec les

Kinderscenen

(

Scènes d’enfants

). Mais c’étaient là des bagatelles, et il travaillé

en outre à des œuvres d’une forme plus grande. Le portrait de Samaty est devant lui et il voudrait lui envoyer le sien. Il en vient à

son mariage avec Clara. Il a une excellente femme. Ce bonheur là l’emporte sur tous les autres. Si Stamaty pouvait les voir dans leur

intérieur d’artistes et d’amis ! Il le presse de prendre aussi une brave femme.

M

endelssohn

et Ferdinand

D

avid

également sont mariés,

et leur table d’hôtes à l’hôtel de Bavière est tout à fait disloquée… En post-scriptum, il charge Stamaty d’un mot d’amitié à

B

erlioz

et

à

C

hopin

Reproduction page 2

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