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et le temps et l’expérience m’ont prouvé que les grands effets de la scène, ces émotions profondes que le spectateur emporte avec lui

et qu’il ne peut oublier ne peuvent être produits que par des accents simples et vrais comme la nature. Les effets obtenus d’une autre

manière peuvent satisfaire jusqu’à certain point, mais ne remuent point les âmes, et ne restent pas dans le souvenir des hommes »…

Il la quitte dans l’espoir de venir la voir cette année pour lui offrir « l’hommage du respect et de l’admiration profonde que je vous ai

consacrés ».

71.

Julie

TALMA

(1756-1815) première épouse de Talma. L.A.S., 22 vendémiaire II (13 octobre 1793), à Jean-François

D

ucis

,

« membre de l’Institut national » ; 1 page in-8, adresse.

« Savez-vous mon cher grand tragique que je demeure maintenant bien moins loin de vous ? » Elle l’invite à venir la voir : « j’ai besoin

de votre belle âme et de votre excellent esprit. On se sent merveilleux et plus fort lorsqu’on a causé avec vous. Et puis, voir ceux qu’on

aime et qu’on révère n’est-ce pas ce qui soutient la vie ! […] je vous embrasse tendrement et filialement »…

O

n

joint

une l.a.s. de Rosalie

T

alma

(1765-1804), 19 mars 1790, à son frère Talma, amusante lettre au sujet de projets de mariage

(3 p. in-4, adr.).

72.

Ambroise THOMAS

(1811-1896). L.A.S., Paris 31 juillet 1871, à Pauline

V

iardot

 ; 3 pages in-8.

200/250

« Si la vie tourmentée que je mène me prive du plaisir de me joindre aussi souvent que je le voudrais à vos intimes, comment pourriez-

vous croire qu’à une admiration sincère je ne joigne aujourd’hui et depuis longtemps déjà des sentiments de réelle affection. Je vous

remercie de l’annonce officielle que vous voulez bien me faire du prochain mariage de votre chère fille [Marianne, fiancée à Gabriel

F

auré

] »…

O

n

joint

une L.S. à Pauline Viardot,

11 novembre 1871, convocation à un jury d’admission aux classes de chant du Conservatoire ;

une L.A.S. à un compatriote, 14 octobre 1885, acceptant la dédicace de son nouvel ouvrage. Plus la

Notice sur la vie et les œuvres de M.

Ambroise Thomas

par le comte Henri Delaborde (Firmin-Didot, 1896), avec envoi a.s. (et qqs coupures de presse).

73. [

Jean-Louis TULOU

(1786-1865) flûtiste et compositeur].

P

ortrait

original à l’aquarelle ; médaillon ovale sur papier,

18,5 x 15,5 cm (qqs petites taches blanches sans toucher le portrait) ; encadré.

1 200/1 500

B

eau

portrait

du

célèbre

flûtiste

, en buste, attribué à Jean-Baptiste

I

sabey

(1767-1855), selon l’inscription ancienne au dos du cadre,

qui en retrace la provenance : il aurait appartenu à Frédéric

C

hopin

(1810-1849), puis au peintre Alexandre

D

ecamps

(1803-1860) :

« Par Isabey 1822. Portrait de Tulou, célèbre flûte de l’Opéra. Ce dessin faisait partie de la collection de Chopin, célèbre compositeur

de musique. Il fut acquis à sa vente par le peintre Decamps. Je l’ai acheté à la vente de ce dernier à Fontainebleau. ER ».

Ancienne collection du flûtiste et chef d’orchestre Paul

T

affanel

(1844-1908), puis dans sa descendance.

*74.

Giuseppe VERDI

(1813-1901). L.A.S., Enghien 17 août 1855, à une « Excellence » ; 1 page in-4 (encadrée avec photographie).

1 200/1 500

S

ur

sa

promotion

comme officier de

la

L

égion d

’H

onneur

(après la création des

Vêpres siciliennes

à l’Opéra de Paris le 13 juin 1855).

« Excellence Je suis très reconnaissant de la haute distinction que vous avez bien voulu provoquer en ma faveur, et dont vous avez eu la

bonté de me donner avis par votre lettre du 14 août. Je n’oublierai pas que c’est à votre intervention que je dois cet honneur, et je vous

prie d’agréer l’expression de ma profonde reconnaissance »...