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« Lelio demande humblement : 1° Que la Caisse soit remise entre ses mains pour la garder jusqu’au premier jour de l’année prochaine
1729 […] avec ordre que la dite Caisse ne soit jamais laissé entre les mains d’aucun des Comediens pour eviter toutes jalousies, et toutes
contestations entre eux. 2° Que la troupe continüe à payer à Lelio […] la somme de deux mille livres pour la pension quelle lui a donné
jusqu’à présent pour faire des canevas de pièces nouvelles, et pour aider les auteurs pour les pièces qui seront présentées à la troupe. 3°
Que Monseigneur de
la
T
remouille
face la grace à Lelio de lui expédier un ordre pour la reception de son fils pour jouer les premiers
roles conjointement avec lui et pour le doubler dans les dits premiers roles, aussi bien dans les pieces nouvelles, que dans toutes les
autres qui ont etées données depuis que la troupe est en France »… Il négocie également les pensions de son fils et de la jeune Mlle
T
homassin
… Lélio demande que la troupe soit soumise au même règlement et au même traitement « qu’elle a eu du tems de feu S.A.R.
Monseigneur le Regent et qui sont enregistrés et signés de tous les Comediens et dont ils se sont servis jusqu’apresent »… Il demande
encore qu’il soit enjoint « que pour la disposition, et distribution des roles des pieces nouvelles, que les autheurs, ny les acteurs puissent
déranger l’ordre des acteurs, et que M
lle
S
ilvia
soit toujours conservée dans les premiers roles d’amoureuse ; M
lle
L
alande
dans les roles
de caractere, et pour doubler M
lle
F
laminia
; M
lle
C
attine
la fille du Sieur Thomassin dans les seconds roles d’amoureuse et pour doubler
M
lle
Silvia ;
L
elio
le Père conjointement avec son fils dans les premiers roles ; le Sieur
M
ario
, et le Sieur Romagnesi dans les seconds
rolles, et les acteurs masqués dabs leurs roles ordinaires ».
O
n
joint
une lettre transmettant le mémoire au nom de Lelio, Fontainebleau le 13.
53.
Luigi RICCOBONI, dit LÉLIO
. L.A.S. « L. Riccoboni », Paris 11 octobre 1735, à « Monseigneur » [le duc de
L
a
T
rémoille
] ; 1 page in-fol.
400/500
« Je prends la liberté d’envoyer à Votre Grandeur un mémoire, que j’ai fait à l’inscu des Comediens sur la situation de leur état. C’est la
compassion qui m’y a forcé ». Il espère que Monseigneur approuvera sa proposition : il faut qu’avant le 1
er
novembre l’ordre soit expédié
à la troupe, pour que ce nouvel ordre soit établi avant « la première pièce nouvelle » qu’ils donneront au début de décembre, « pour qu’ils
puissent profiter du bon ordre dont les Comediens ont si grand besoin »…
54.
Luigi RICCOBONI, dit LÉLIO
. P.A., [1736] ; 2 pages in-fol.
600/800
I
ntéressant
document
sur
l
’
organisation
financière
de
la
C
omédie
-I
talienne
, qui connaît des difficultés à son retour à Paris.
«
Articles de Reglemens pour la Comédie Italienne
pour l’automne de l’année 1736 et Lyver de 1737, pendant que l’on fait les comptes
de la troupe
», en quatre articles. « 1° On prelevera tous les soirs de la recette le quart des Pauvres, frais journaliers, de loyers, gagistes,
part d’auteur, s’il y a des pièces nouvelles &c. et à la fin du mois on payera regulierement et
R
iccoboni
le pere tiendra la main affin que
les payemens soient faits. 2° Aucun des comediens ne pourra emprunter de la Caisse », même ceux qui sont créanciers de la troupe,
pour lesquels il met en place un régime particulier « en attendant que les affaires de la troupe soient arrangés pour toucher le Capital ».
3° : à l’égard des créanciers de la troupe, on ne peut pas suivre la méthode de la troupe de la Comédie-Française, « qui est de ne point
partager que les dettes ne soient payées, attendu que les comediens ne toucheroient point d’argent pendant l’hyver et ne pourroient
pas subsister ; et même qu’il paroit impraticable de donner 4
ll
par jour aux acteurs parce que les dettes ne feroient qu’augmenter à
cause des petites recettes de la Comédie Italienne ». On détachera une 4
e
partie de ce qui reste, qu’on mettra en dépôt pour la répartir
équitablement entre les créanciers, « lorsqu’on saura la qualité des dettes et l’on partagera ensuitte le restant de la recette »… Etc.
O
n
joint
une P.A.S. de son fils Antoine-François
R
iccoboni
, Paris 2 janvier 1771, reçu de sa pension du caissier de la Comédie
Italienne ; et une P.A.S. par Bartolo
S
avi
, mari d’Elena Savi de la Comédie Italienne de Paris (Venise 1772).
*55.
Gioacchino ROSSINI
(1792-1868).
L.A.S., mardi, au Sgr
A
ldrovandini
;
¾ page in-8 (rousseurs) ; en italien
(encadrée avec une photographie).
700/800
Il est prêt à aider le Sgr
S
obianski
(?) pour
800 livres contre une lettre de change à 6
mois au moins, et au taux de 3/4. Il sera chez
lui le lendemain jusqu’à 10 heures et demie…




