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Musique et Spectacle
35.
Emmanuel CHABRIER
. L.A.S. « Emmanuel », [Paris] 14 janvier 1892, à
sa
femme
; 3 pages in-8 (légères fentes réparées).
200/300
« Hier soir, après la belle leçon, après le joli dîner, on m’a fait conduire à la gare dans un bon fiacre chauffé […] Il faisait un verglas
épouvantable, un temps horrible. […] À minuit, nous arrivons. Plus de neige, plus de boue, plus rien, une lune superbe, un pavé sec
comme de l’amadou. Décidément ce salaud de Paris jouit d’immunités spéciales : la neige, le verglas, tout ça n’y fait pas long feu ; c’est
enlevé en un tour de main ; je n’ai jamais vu Paris ni si clair, ni si propre ; j’avais un cocher épatant qui m’a conduit en 35 minutes ;
j’étais à mon aise, là-dedans, et je me disais : si ma petite femme était là, elle se carrerait aussi »... Sommeil profond… Courses… Il ira
voir Catulle Mendès demain : « Il vaut mieux ne rien brusquer après le travail déjà considérable fait par moi sur cet ouvrage [
Briséïs
] »...
Il termine : « À vous tous, maman, mais à toi avant tout ! ton Emmanuel Je dis
avant
tout, parce que nous descendons la colline, nous
deux et qu’eux deux la montent encore, — et qu’alors, et qu’alors il faut se hâter de s’aimer ferme ! »
O
n
joint
une petite L.A.S. « Emmanuel », [Paris 1
er
mars 1893] (1 p. in-12, adresse au verso) : « Ma petite femme,
M
endès
va venir.
Mais
c’est lui qui a fait l’affaire tout seul
. Il est entendu que
Gwendoline
passera à l’Opéra, et au bon moment […] Catulle se serait, paraît-il,
décarcassé pour réussir. Ce serait pour l’hiver prochain »…
Correspondance
(92-7, 93-4).
Ancienne collection Francis
P
oulenc
.
36.
Emmanuel CHABRIER
. L.A.S. « Emmanuel »,
Nice
[fin février 1892], à
son
fils
A
ndré
; 1 page in-8 au crayon (à la suite,
L.A.S. de Mme Alice Chabrier, 3 pages in-8).
200/250
« Mon petit chéri, Ça nous a fait de la peine de savoir que ton petit oiseau était mort. La maman s’est mise à pleurer et ton pauvre
bougre de père avait aussi la larme à l’œil. Mais les petits oiseaux, c’est comme nous autres : si nous nous bourrons comme des canons
nous crevons aussi d’indigestion, et il mangeait trop, on le gâtait trop ; c’est notre faute à tous s’il a rendu sa petite âme à Dieu ; dans le
jardin ça ne serait pas arrivé ; il était toujours ballonné et il manquait d’air. – Enterre-le dans ton petit jardin »…
Correspondance
(92-24).
Ancienne collection Francis
P
oulenc
.
37. [
Emmanuel CHABRIER
]. 12 L.A.S. adressées à Emmanuel
C
habrier
ou à sa femme.
200/300
Lettres à Emmanuel Chabrier par Mathilde
A
uguez
, Camille
B
enoit
(1888), Mme Paul
B
rouardel
(1893), Antoine
L
ascoux
(1886
et 1892), Marguerite
M
artini
, Gustave
R
ouher
(plus carte de visite). Plus la minute par Paul
L
acome
d’une pétition au ministre Léon
Bourgeois en faveur d’Adolphe
S
ax
(1892).
Lettres à Alice Chabrier par Charles
B
aïhaut
(1891), Marguerite et Evelyn
E
noch
(annotée par Chabrier), Suzanne
M
anet
(1896),
Raphaël
M
endès
.
O
n
joint
:
Fontenelle,
Entretiens sur la pluralité des mondes
(Dijon, Impr. de P. Causse, an 2 ; in-12, demi-rel.), ex. portant le cachet
d’Emmanuel Chabrier (et la signature de son père) ; le catalogue de vente de la
Collection Emmanuel Chabrier
(26 mars 1896, avec 7
Manet, dont
Un bar aux Folies-Bergère
, 6 Monet, 3 Renoir…) ; plus 2 documents concernant ses grands-parents.
Ancienne collection Francis
P
oulenc
.
38.
Louis-Nicolas CLÉRAMBAULT
(1676-1749).
Le Bouclier de
Minerve, cantate
(Paris, L’Auteur, Foucault, 1714) ; suivi de :
André
CAMPRA
(1660-1744). [
Cantates françoises
… Livre troisième
(1728 ?)] ; un volume in-fol., [1 f.]-19-[3] pp., et 68-19 p., vélin teinté
vert (reliure usagée et gondolée avec accident au plat sup., mouill. et
petits défauts à qqs ff.).
600/800
R
ecueil
de
huit
cantates
.
S
ignature
autographe
de
C
lérambault
au bas du titre de sa cantate ;
marques de possession : « a [Madame Sellon
biffé
] » puis « Jouvome » (avocat
général à la Chambre des comptes et Cour des aides à Montpellier) ; le
privilège figure au verso de la page 19 et dernière de la cantate ; le feuillet
de dédicace à Monseigneur le comte d’
E
u
, Grand Maître de l’Artillerie,
Gouverneur de Guienne, etc., a été relié à la suite.
À la suite est relié le Livre troisième des
Cantates françoises avec
simphonie & sans simphonie
d’André
C
ampra
(la première édition, Paris,
L’Auteur et Boivin, 1728, est en pagination séparée pour chaque cantate,
ici en pagination continue sauf pour la dernière), sans le titre ni le privilège
général, comprenant :
L’Heureux Moment
(p. 1-8),
Les Caprices de l’Amour
(p. 9-16),
La Colère d’Achille
(p. 17-33),
Les Plaisirs de la Campagne
(p. 34-
46),
Le Papillon
(p. 47-58),
Le Jaloux
(p. 59-68, portant à la fin l’indication
« Gravé par du Plessy. Et Imprimé par Simon Colin »), et
Le Lis et la Rose,
cantate allégorique
(p. 1-16, sans la dédicace à la duchesse d’Orléans).




