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n’en sont pas du tout crevés. Ce point-là bien établi et à seule fin de ne pas me laisser croire que tu es malheureux comme une pierre

(te rappelles-tu qu’une baderne et ton père, ça fait deux ?) je suis très heureux de te dire que tu sortiras dimanche »… –

11 septembre

.

« Continue – ce n’est pas

pour moi

que tu travailles, ne le sens-tu pas ? – Ce soir 1

ère

de

Lohengrin

 ; j’ai tellement échangé de dépêches

avec

L

amoureux

que je n’y ai plus rien compris […] et j’ai raté ça, ce qui me contrarie beaucoup pour Lamoureux et pour moi. […] Je n’ai

pas besoin de te dire que ça me fait de la peine de voir que tu es aussi faible en allemand ; – ça te servira 100 fois plus que les autres

affaires, dans la vie — c’est donc idiot »... –

[Vers le 8 décembre]

. « Je suis heureux, très heureux, (ta mère aussi) qu’on te trouve bien ;

– j’ai assez fulminé, dans ma carrière, pour atteindre ce but, c’est déjà qq chose, et je t’embrasse cordialement. […] C’est peut-être par

la douceur et les qualités que j’appellerai de

demi-teintes

(les meilleures souvent pour se tirer d’affaire et même pour être apprécié) que

tu réussiras ; mais le diplôme au grand complet est nécessaire aussi, et ne lâche pas Descartes et Malebranche ! Ces 2 vieilles barbes

veillent sur toi ! »… –

[Décembre ?]

. « Ne m’attends pas ce mois-ci, Paris est imbécile et plein de boue, on n’y pense qu’à manger, ça me

dégoûte »... –

20 décembre

. Recommandations pour le voyage : « Je ne veux pas que tu voyages la nuit. Comme tu n’es pas très couvert,

tu prendras des secondes, c’est moins cher qu’une fluxion de poitrine et encore moins dangereux »... –

21 décembre

. « M. Bideaux te

remettra […] les patards nécessaires pour venir embrasser ta famille et t’en retourner embrasser Descartes, un vilain bougre »... Nouvelles

recommandations pour le voyage en train…

La Membrolle [début janvier

1892

 ?]

. « Ne te préoccupe pas de ton parapluie, je l’ai emporté par mégarde. Nous étions, vraisemblablement,

si troublés l’un et l’autre, en nous séparant, que nous avons perdu la tête. Je m’aperçois néanmoins que j’ai conservé la mienne […] Et

maintenant, remonte dans ta chambre et présente, dès demain, mes meilleures salutations aux nommés

M

alebranche

,

D

escartes

et papa

S

aisset

que j’eus jadis pour indulgent examinateur »… –

[10 avril]

. « Nous te conseillons, ta mère et moi, de venir, ici, passer tes vacances

de Pâques et d’y rester jusqu’à ton départ » ; longues recommandations pour le voyage en train jusqu’à Tours… –

11 avril

. « Voici vingt

francs. […] Fais attention à tout. J’ai peur que tu n’aies beaucoup d’excédent d’après ce que me dit ta mère »… –

[Paris, avril ?]

. « Mon

petit Marcel, Viens me prendre à la maison demain à 6 h. Nous dînons tous les deux... chez Mme Alice. Ces chaleurs neutralisent un

peu l’effet des douches. Je ne vais pas comme je le voudrais ; que tout ça est lent ! »… –

La Membrolle 20 mai

. « Ton père ne va pas bien ;

ce traitement m’abrutit au lieu de me calmer et de me rafraîchir, il me faut une médication plus énergique. […] J’ai la tête très fatiguée...

Travaille bien, mon pauvre chéri ; pense à ton père, qui veut encore bien travailler près de vous tous et vous avoir longtemps à côté de

lui. Si dimanche tu as un moment dans la matinée, va vers la Nanine et fais-lui une petite prière pour ton père ; elle entendra ça, venant

de toi, qu’elle aimait tant »... Suit une lettre de Mme Chabrier, sur le traitement et la santé de son mari… –

[Mai ou juin]

. « Veux-tu

sortir chez Enoch dimanche ? je demanderai vivement à cet ami de te conduire à l’Op. Comique […] Il faudrait donc que tu

bouffasses

chez lui, à moins d’y déjeunasser, et d’aller dîner chez les Brussel après la petite fête. […] Travaille ferme, pauvre bougre, tu sens bien

que ça va bientôt finir tout ça »… –

4 juin 

: « tu as raison de réfléchir ainsi, tu prouves que tu deviens un garçon sérieux et que tu vas te

donner tout entier à ton examen. […] Il faudra que j’aille à Paris à la fin du mois courant pour ton bachot. […] Travaille d’arrache-pied,

ne perds pas une minute, je vois que tu tiens à en finir ; si tu pouvais être libéré au mois de juillet, quelle joie ! et quelle scie nouvelle si

tu ratais ! »… – [Paris 9 juillet]. « Tâche de savoir si c’est le soir même du 13 que tu dois être fixé sur ton sort, ou s’il s’écoule un temps

relativement long […] je pense que, narguant ces torrides soleils, tu philosophailles à outrance ! »…

Correspondance

(88-90, 90-70, 90-85, 91-54, 91-77, 91-79, 91-80, 91-107, 91-110, 91-115, 91-116, 91-120, 92-47, 92-48, 92-54, 92-61,

92-66, 92-70, 92-84).

Ancienne collection Francis

P

oulenc

.