18
*39.
Gaetano DONIZETTI
(1797-1848).
M
anuscrit
musical
autographe ; 1 page oblong in-4 (encadrée avec portrait).
2 500/3 000
Esquisse d’une introduction orchestrale de 5 mesures pour un air, probablement de
La Favorite
(créée à l’Opéra de Paris le 2 décembre
1840).
Sur papier à 16 lignes Donizetti a noté l’armature de cette pièce en la, et les 8 parties de cette introduction
All
° (
Allegro
), abandonnée
au bout de 5 mesures.
40.
Charles GOUNOD
(1818-1893). L.A.S. 27 mai 1847, au pianiste Camille
S
tamaty
; demi-page in-8, adresse avec cachet
cire noire et dorée marqué d’une croix.
200/250
L
ettre
écrite
comme abbé
,
alors qu
’
il
se
préparait à
la
prêtrise
. « Venez donc demain puisque cela vous est agréable et possible : vous
savez que toutes les occasions de vous voir me sont très chères ; vous n’aurez donc qu’à me tenir averti chaque fois que vous pourrez
disposer de quelques instants pour les passer avec moi. Il suffit que vous le fassiez assez à tems pour que je puisse seulement vous dire
par la poste un
oui
, ou un non qui serait tout à fait contre mon cœur, et me serait imposé par quelque obligation indéclinable »…
O
n
joint
une L.A.S. de Joseph Napoléon
N
ey
, prince de
la
M
oskowa
, à Camille Stamaty, Paris 17 juillet [1852 ?], en faveur de Gustave
Canoby.
41.
Jean Mauduit, dit LARIVE
(1747-1827) tragédien, sociétaire de la Comédie Française. L.A.S. « Delarive », Paris 3 juin
1788, à Monseigneur [le duc de
D
uras
] ; 3 pages in-4.
200/250
S
ur
la
cabale
dont
il
a
été
victime
et
sa
démission
.
Lors de l’avant-dernière représentation de
Zaïre
de
V
oltaire
, où il jouait avec la
nouvelle actrice : « La cabale la plus violente a été dirigée contre moi ; on m’a ri au nez, on a hautement repetté d’une manière ridicule les
vers que je disois, […] on a fait tout ce qu’il falloit pour me dégouter à jamais d’un état que j’aimois avec passion et pour lequel, depuis
15 ans que j’ai l’honneur d’être sous vos ordres, je sacrifie ma santé et mon repos. Je puis avoir mal joué ; tout acteur est exposé à être
au dessous du talent qu’on lui accorde ; il suffisoit de ne point m’applaudir »… Désespéré, il se voit forcé de présenter sa démission :
« il ne m’est plus possible de reparoitre devant un public où la cabale a tant d’influence, et dont j’ai été plusieurs fois la victime » ; il
renonce ainsi à « des illusions bien flatteuses » et à une fortune bien supérieure à ce qui lui reste. Il est très déterminé, rien ne pourra le
faire changer d’avis, et il espère que Monseigneur voudra bien lui accorder « l’ordre de ma retraite, je le regarde comme un bienfait »…
42.
Henri Louis Cain, dit LEKAIN
(1729-1778) le grand tragédien, interprète de Voltaire. L.A.S., Paris 16 mai 1769, à
son
fils
B
ernardin
, « mon cher enfent » ; 4 pages in-4 (bord légèrement effrangé, petites fentes réparées).
800/1 000
L
ongue
lettre
d
’
encouragement
et
de
conseils
à
son
fils
aîné
,
parti
pour
l
’I
sle
de
F
rance
(M
aurice
)
.
Il est peiné de savoir son enfant« vivement attaqué du scorbut », mais le sait suffisamment raisonnable pour ne pas s’inquiéter outre
mesure de cet état momentané. « La description que vous me faites de vos caravannes est sage, assés bien écrite, et quelquefois plaisante,
elle m’eût encore plus satisfait si vous eussiés pris la peine de l’écrire dans un meilleur caractère, c’est à quoy il faut vous appliquer
d’après les exemples que vous avez emportés ; Monsieur
P
oivre
ne vous pardonnerait pas de lui présenter des états qui ne seraient pas
lisibles »… C’est avec plaisir qu’il suppléera à ses modestes appointements, « surtout si j’apprends par Monsieur le Duc de
P
raslin
que
vous vous comportés avec les principes d’honneur que vous me semblés adopter ». Il lui fera remettre le tout par M.
D
ubus
, « votre
protecteur et mon ami »… Il l’incite à se munir du courage « que tout homme doit avoir quand il commence sa carrière, soyés honnête et
doux avec vos camarades, et si l’éducation que vous avés reçu vous donne quelque supériorité sur eux, n’en usés qu’avec modestie, car




