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… / …

267.

DESSINS D’ÉCRIVAINS. Régine DEFORGES

(1935-2014).

H

uile

sur toile,

Dragon tigré et dragon rouge

, 1993 ;

24 x 41 cm.

200/250

Monogrammée R en bas à droite. Signée et titrée au dos.

Succession Régine

D

eforges

(10 février 2015, n° 35, sous le titre

Hommage à Calder N° 16

).

268.

DESSINS D’ÉCRIVAINS. Dominique ROLIN

(1913-2012).

D

essin

original au crayon, signé en bas à droite et légendé

Tête d’enfant

, juillet 1951 ; 50 x 32 cm, lég. piqûres (encadré).

150/200

Beau portrait de « Françoise ».

Ancienne collection Christian

B

ernadac

(9 juin 2004, n° 208).

269.

DESSINS D’ÉCRIVAINS. André ROUVEYRE

(1879-1962). 2

gravures

sur bois tirées sur Chine, signées dans la

pierre en bas à gauche ; 8 x 16 et 14,6 x 16 cm. (sous un même cadre).

150/200

Cavaliers traversant un champ de bataille semé de cadavres (1917) ; deux hommes endormis, sous les étoiles.

Ancienne collection Guillaume

A

pollinaire

(25 juin 1986, n° 158).

270.

DESSINS D’ÉCRIVAINS. Philippe SOUPAULT

(1897-1990).

D

essin

original à la plume, daté en bas à gauche

« 11 septembre 1948 » ; 21,5 x 28 cm, au verso de papier à en-tête du

Journal of Applied Physics

.

700/800

D

essin

automatique

[8/9], avant-dernier d’une série de neuf dessins automatiques exécutés en septembre 1948, et reproduits en culs-

de-lampe dans

Mémoires de l’oubli 1914-1923

(Paris, Lachenal & Ritter, 1981), ainsi que dans une suite tirée à 25 exemplaires (numérotés

I à XXV) et jointe aux exemplaires de tête.

Ancienne collection Lydie

L

achenal

(21 mars 2007, n° 393).

DESSINS D’ÉCRIVAINS 

: voir aussi les n

os

256, 283, 317.

271.

Pierre DRIEU LA ROCHELLE

(1893-1945). L.A.S.,

Cannes

[fin février ? 1926], à Pierre

D

ominique

 ; 3 pages in-8 à en-

tête et vignette du

Gallia Palace, Cannes

.

400/500

S

ur

le

fascisme

. Il veut le voir à son retour à Paris : « j’ai beaucoup à vous dire sur ce que vous avez écrit ces temps-ci – et sur ce

qui me concerne, vos marques d’intérêt fraternel, d’encouragement jamais découragé »… Il vient de passer un mois à Rome : « cela me

confirme dans mon idée que le fascisme – s’il se rattache int[ellectuellemen]t à un mouvement européen et de réaction et de crit[ique]

de la démocratie – est social[emen]t et politique[men]t – italien »… Il revient sur son texte de la

Revue hebdomadaire

[16 janvier 1926,

« Manifeste de la Jeune Droite »] : « je ne songe certes pas à fonder un parti. Le Grix a publié pendant mon absence une note que je

lui avais remise sans bénéficier de corrections, comme échantillon des idées que je rassemble en ce moment dans

La Confession d’un

Français

 »…

272.

Pierre DRIEU LA ROCHELLE

. L.A.S., 13 mai 1929, à Jacques

C

hardonne

 ; 1 page et demie oblong in-4.

300/400

B

elle

lettre

sur

l

œuvre de

C

hardonne

.

Il le remercie pour l’envoi de son roman

Les Varais

, et de sa lettre qui lui avait fait un grand

plaisir parce qu’il avait déjà beaucoup admiré son

Chant du Bienheureux

 : « Il y avait là une expérience pénétrante dont l’art n’émoussait

pas la pointe, mais l’avivait au contraire. Enfin, je crois dans votre sincérité : vous avez quelque chose à dire. J’aime moins les

Varais

 : je

sens ce lien moins proche de votre source, de votre fontaine amère qui jaillit si directement. […] Enfin ici l’art, dont vous avez eu trop

besoin, ne s’efface pas aussi sobrement devant la vie. On ne sera jamais trop sévère pour l’auteur de

L’Épithalame

 ; on a le droit d’exiger

de lui qu’il n’écrive que dans l’extrême passion. Je suis content d’avoir votre sympathie, vous avez la mienne »… Il ajoute qu’il aimerait

lui parler longuement de son goût pour ses deux premiers romans ; « Inutile de vous assurer que je mets malgré tout

Les Varais

au-

dessus de la plupart des romans contemporains »…

Reproduction page 91

273.

Pierre DRIEU LA ROCHELLE

. L.A.S. « Pierre », 6 décembre 1939, [à Christiane

R

enault

]

 ; 2 pages et demie in-4.

1 000/1 200

T

rès

belle

lettre d

amour offrant à

sa maîtresse

son roman

G

illes

. [C’est au tout début de 1935 que Drieu avait rencontré Christiane,

la femme du riche industriel Louis

R

enault

; leur liaison durera dix ans.

Gilles

paraît en décembre 1939 chez Gallimard, dans une

version censurée.]

« Chérie, Voici mon livre. Il devrait t’être dédié en toutes lettres ; en tous cas, il l’est dans mon cœur. Il est tout à toi, il a été fait, jour à

jour en t’attendant. Et il n’aurait pu être fait sans toi. Tu as parfaitement compris qu’il devait être fait. Tu m’y as aidé, avec une merveilleuse

vertu de discrétion et de patience. Tu m’y as aidé par ta présence et par ton absence. […] Ce livre représente trois ans de notre vie. Merci pour

cela que tu m’as donné, avec tant d’autres choses, avec tout. Il y a eu des moments d’amertume, il y a eu des moments de joie. Toutes les

convulsions de mon âme inquiète, torturée par l’angoisse du travail, se sont heureusement brisées sur ta nature solide et sûre, sur ta santé

passionnée, sur ton sage amour de la vie. Tu m’as donné la meilleure inspiration, non pas celle des paroles mièvres d’une femme “cultivée”,