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mais celle de ton sang chaud. Tu as été pour moi le modèle de force selon lequel je pouvais lancer ma construction simple, hardie et vraie.
Maintenant, laissons les gens bavarder là-dessus et souhaitons que ce lieu ressemble un peu aux peintres que nous avons aimés ensemble,
à ces forts paysages lyriques, apparemment excessifs, mais d’abord très vus et bien observés de Van Gogh, avec dans les coins certaines
délicatesses risquées de Manet. Merci, ma chérie. Voici la cinquième année qui finit. Je t’aime »…
274.
Georges DUHAMEL
(1884-1966).
P
hotographie
avec
dédicace
autographe signée, 1943 ; noir et blanc, 20,5 x 14,5 cm
sur 31 x 22 cm (sous verre).
80/100
Sous sa photographie par Otto-Pirou, il a inscrit cette dédicace : « À Madame Jean Depo, avec le fidèle et affectueux souvenir de
GDuhamel Décembre 1943 ».
275.
Alexandre DUMAS père
(1802-1870). 2 P.S., Paris 1829 ; 1 page in-4 sur papier timbré et 1 page petit in-4.
250/300
9 février 1829
. Procuration donnée à Jules
M
ichel
, « l’un des deux agens généraux, des Auteurs dramatiques », de percevoir ses
rétributions d’auteur dramatique à Paris et dans les départements, et « en cas de refus ou de non payement faire toutes oppositions,
saisies et arrêts, citer et répondre à toutes citations, comparaître devant tout juge de paix se prêter à toutes voies et moyens de
conciliation ou s’y refuser traiter, composer, transiger, obtenir tout jugement »…
1
er
septembre 1829
. Autorisation au même pour toucher
ses rétributions d’auteur, « n’ayant signé de pouvoir à personne autre […] et rendant personnellement responsable, ceux qui sans pouvoir
de moi, se permettraient de toucher mes droits »…
O
n
joint
une L.A.S. à M.
P
eragallo
(fentes).
276.
Louise-Charlotte duchesse de DURAS, née de Noailles
(1745-1832) dame de compagnie de Marie-Antoinette,
mémorialiste. L.A.S. « Noailles Duchesse de Duras douairière », Paris 18 août 1831, à son neveu le comte Anatole de
M
ontesquiou
,
chevalier d’honneur de la Reine ; 2 pages et demie petit in-4, adresse avec cachet de cire rouge. 100/120
Elle intercède en faveur M. de
G
randville
, qui a subi une grave injustice en se faisant dépouiller de son emploi « avec cruauté » par M.
Barot. « Je suis persuadée que M. de
B
ondy
ne balancera pas entre l’exécution de la recommandation de la Reine et la crainte de déplaire
à M. Barot », mais elle trouve que cette injustice n’a que trop duré. Elle fait état de la triste situation de son protégé, et prie son neveu
d’unir ses efforts aux siens « pour que justice soit rendue à M. de Grandville le plus tôt possible et pour que l’intérêt dont l’a honoré
S.M. ne devienne pas inutile »…
277.
Louise-Florence Tardieu d’Esclavelles, marquise d’ÉPINAY
(1726-1783) femme de lettres, amie des philosophes et
protectrice de Jean-Jacques Rousseau. P.A.S., Paris 5 juin 1773 ; 1/4 page in-4.
150/200
Elle reconnaît avoir reçu « de M. d’Epinay mon mari par les mains de Monsieur Tronchin fermier g
al
» la somme de 1083 livres 6 sols
8 deniers, pour le mois de mai… [Elle était séparée de son mari.]
O
n
joint
une L.A. de Louise-Diane-Françoise de Clermont, duchesse de
B
rancas
(1711-1784), [1756 ?], à son notaire
B
aron
(1 page
in-4, adresse), pour une demande d’argent dont elle a grand besoin : « Ne regardez pas ce que je vous mande comme une folie car vous
en sentirez la nécessité comme moy »…
278.
Matthieu GALEY
(1934-1986) critique littéraire et dramatique. 29 L.A.S. et 1 L.S., 1955-1969, à Jacques
B
renner
; 30
pages formats divers, qqs en-têtes, adresses et enveloppes.
500/600
B
elle
correspondance
à
son
parrain
en
littérature
,
son
aîné
de
douze
ans
. Au moment où cette correspondance commence, Galey,
étudiant à Sciences-Po, soumet ses textes de fiction au jugement critique de Brenner, acceptant en retour les besognes que celui-ci lui
confie, à commencer par la rédaction de notules pour les
Cahiers des saisons
. Galey réclame des livres de Véraldi et Claude Mauriac,
propose des notes de lecture sur Céline, Sagan, etc. Il fournit aussi un texte sur
Racines du ciel
(« s’il y a une justice, il aura le prix
Goncourt », 16 novembre 1956), un manuscrit sur Chardonne, et un article dactylographié (joint) sur
R
obbe
-G
rillet
, sa bête noire,
assumant sans complexes ses critiques narquoises : « Il faut bien se faire quelques ennemis et j’ajouterais volontiers celui-ci à la liste
déjà longue de ceux qui me vomissent […] pour Robbe-Grillet, ma plume se hérisse ! » (mai 1957)… Il ressent des émotions confuses à
la vue de son nom imprimé sur la couverture de la revue, l’invite à couper dans ce qu’il a écrit sur Émile Henriot, ébauche un compte
rendu de l’
Ionesco
de William Saroyan (1958), et exprime sa gratitude pour des critiques justes…
La Ligne de force
de Pierre
H
erbart
le
fait exploser d’enthousiasme : « Quel style ; quelle désinvolture plus qu’admirable ! Quelle sobriété ! Et puis aussi quel don de peintre !
[…] Et ce portrait de Gide, en trois phrases ! Ces petits “mon cher ami” dont il émaille sa conversation, et qui sont tout simplement lui-
même, avec son incompréhension de littérateur devant la politique. Tout cela est du grand art » (30 mars 1959)… Plus des cartes postales
de Charlottenburg, Crans-sur-Sierre, New York, Megève, Saint-Tropez, Laon et Chardonne (village « assez rustique, vieillot, avec une
douce lumière tamisée et un calme de bon aloi. Assez chardonien », 22 septembre 1959), des envois d’épreuves et de coupures, etc. On
rencontre aussi les noms de Marcel Aymé, André Beucler, Giraudoux, Jouhandeau, Mann, Paulhan, Poe… On joint une carte de vœux
et une carte de visite autographes.
279.
André GIDE
(1869-1951). 2 L.A.S. ; 2 pages in-16 et 1 page demie in-8 (un peu effrangée et tachée).
200/250
[Vers 1900-1905 ?]
, à Jacques
des
G
achons
: il aimerait avoir « de l’eau de vie – avec consentement de Ghéon bien entendu. Rouart n’a
pas l’air disposé à marcher, mais je sais surtout qu’il n’augure que du demi-bien de cette affaire »…
[1927]
, à Charles
du
B
os
: il envoie
à « Charlie » les vers de Goethe et, à la suite de leur conversation, s’inquiète du travail « où vous allez vous aventurer sur un terrain
scabreux » et qu’il est désireux de revoir avant la publication…




