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168

423.

Yvonne

W

igniolle

, dite Yvonne PRINTEMPS

(1894-1977) actrice et chanteuse, seconde épouse de Sacha Guitry, puis

compagne de Pierre Fresnay. L.A.S., [Paris 1937], à Albert

W

illemetz

 ; 2 pages et demie in-4 à son adresse

108, Boulevard

Suchet

.

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,

dont elle fut l’inoubliable interprète dans l’adaptation française de 1937 par

Léopold Marchand et Albert Willemetz et dans le film de Ludwig Berger en 1938.

La lettre d’Albert l’a mise en colère, « parce qu’elle est à côté de la question » ; elle a attendu pour lui répondre calmement. « À quoi

bon invoquer tout à coup notre amitié après avoir adopté pendant un an une attitude qui n’a cessé de la démentir. Pour moi l’amitié

ce n’est pas des mots – c’est une façon de sentir et d’agir : ça ne s’écrit pas – ça s’éprouve. Pourquoi m’écrire avec une affectation de

générosité – comme si je vous avais exprimé le désir que vous me rendiez les

Trois Valses

. Il n’y a rien de tel. Marchand, Strauss, Royalty

me supplient de ne pas abandonner cette opérette après l’avoir apportée à Paris et en avoir fait le succès. C’est à eux et à vous que je

continuerais à rendre service en acceptant d’en assurer l’exploitation. Je ne vois absolument pas ce qu’une conversation entre vous et

moi apporterait d’heureux actuellement ». Elle lui demande de régler la question du contrat des

Trois Valses

et d’accorder ses actes à

ses protestations d’amitié : « J’ignore ce que l’avenir nous réserve mais je suis sûre que notre amitié est inconciliable avec votre attitude

actuelle. »

[Voir aussi n° 218.]

424.

Claude RAMEAU

(1690-1761) organiste et compositeur, frère de Jean-Philippe Rameau, et père de Jean-François, le

« Neveu de Rameau ».

Notes en forme de mémoire pour le S

r

Rameau, organiste et maistre de musique à Dijon, contre le Sieur

Publot, Directeur du Bureau des Carosses à Dijon 

; 10 pages in-fol., bandeau décoratif.

400/500

R

are

factum

après l’appel fait par Publot de la sentence qui le condamnait avec dépens à 600 livres de paiement à Rameau (qui en

demandait 2.000) pour paiement des leçons qu’il avait données au fils Publot pendant quatre ans, avec d’intéressants détails sur son

enseignement. « Un Maître de Musique est un Homme libre, seul, & avec les autres, c’est un Artiste qui travail de goût & de génie ; &

quand cet Homme libre a des Elèves, sa peine, ses plus grandes peines, toute sa

peine

est de faire passer dans leur ame avec les principes,

avec les finesses, avec les caprices méthodiques de son Art, son goût, son génie, son ame, toute son ame musicale »… Il décrit tout ce

qu’il a enseigné à Publot : la science du clavecin, pour jouer « petites & grandes Pièces, Pièces Françoises, Pièces Italiennes, Pièces du

Grand Rameau »… ; la science de l’accompagnement ; la science de l’orgue, à l’orgue de la cathédrale Notre-Dame dont Rameau est le

titulaire ; enfin la science de la composition ; et même la science du violon, enseignée à titre gratuit...

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