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167

Musique et Spectacle

419.

Gabriel PIERNÉ

.

M

anuscrit musical

autographe signé,

Intermezzo

pour violoncelle, harpe et orgue

, 1890 ; cahier de [1]-

6 feuillets in-fol.

600/800

T

ranscription

de

l

’

I

ntermezzo

de

sa

P

remière

S

uite

pour

orchestre

, opus 11.

Cette

Première Suite pour orchestre

fut composée à la Villa Médicis en guise d’envoi de première année du Prix de Rome, de février

1883 à mars 1884 ; elle sera créée le 8 avril 1886 par l’orchestre du Conservatoire sous la baguette de Jules Garcin, à l’occasion de

l’audition annuelle des envois de Rome au Conservatoire, et dédiée à Camille

S

aint

-S

aëns

. Dans son rapport, le 27 septembre 1884,

Massenet se montrera élogieux : « C’est une œuvre charmante que la

Suite pour orchestre

de M. Pierné. Les idées sont franches,

l’instrumentation en est claire, pleine d’élégance et d’intérêt. Il y a même une certaine ingéniosité dans la façon d’accoupler les timbres

de l’orchestre. On doit signaler un

Intermezzo

d’un sentiment absolument délicieux ».

C’est cet

Intermezzo

en mi majeur à 4/4,

Moderato quasi Andantino

, que Pierné (qui va bientôt succéder à César Franck au grand orgue

de Sainte-Clotilde) a transcrit pour violoncelle, harpe et orgue (ou harmonium). Le manuscrit, signé et daté en fin « Avril 90 », avec

dédicace en tête « à mon ami Samuel Rousseau », est très soigneusement noté à l’encre brune de l’écriture petite et précise de Pierné au

recto de feuillets Lard-Esnault à 32 lignes ; au verso de 4 feuillets, en regard de la partie d’orgue nécessitant le pédalier, Pierné a noté

une version pour harmonium. Ce manuscrit a servi pour la gravure de l’édition chez Alphonse Leduc en 1890 (sous le titre d’

Offertoire

).

Au verso du titre, Pierné a noté : « Il faudra graver ce morceau pour harmonium et violoncelle. La partie de harpe n’est pas indispensable

sur la partition

 ; mais la harpe reste obligée pour l’exécution de ce morceau. La transcription pour harmonium est écrite (en regard sur le

verso de la feuille précédente). Indiquez sur la 1

ère

page de la partition : Il existe une partie spéciale pour le Grand Orgue. »

420.

Francis PLANTÉ

(1839-1934) pianiste. 2 L.A.S., 1883-1927 ; 2 pages in-8 et 2 pages obl. in-12 (petit deuil).

100/150

Mont-de-Marsan

12 février 1883

, à un « grand maître et ancien condisciple », recommandant Mlle

R

eggiani

 : « sa valeur d’artiste est

sympathique, fine, vibrante et distinguée »... Il se félicite de l’accueil que le maître a reçu chez les Belges : « Continuez de conquérir le

monde par la puissance de l’harmonie ! Heureuse conquête que celle où les plus subjugués sont les plus reconnaissants ! »...

Saint-Avit

14 décembre 1927

, à un « cher et éminent ami ». Il a reçu avec joie sa nouvelle sonate pour piano et violon, et sans attendre le retour de sa

brillante filleule artistique, Noëla

C

ousin

, il l’a mise sur son pupitre : « je viens de passer un bien bon moment en faisant cette nouvelle

connaissance, d’un

charme tout particulier

, & d’une grande élégance et nouveauté de formes.

À sa première visite

, nous la jouerons, de

notre mieux

, en pensant à son

auteur

 ! »...

O

n

joint

une L.A.S. de Jean

H

ubeau

, et 2 cartes ou cartes postales a.s. d’Alice

S

auvrezis

.

421.

Ignace PLEYEL

(1757-1831).

Douze Nouveaux Quatuors concertans pour deux Violons, Alto et Basse, composés et dédiés à

Sa Majesté le Roi de Prusse

, [4 livraisons] (Paris, chez Imbault, Au Mont d’Or, et Péristile du Théâtre de l’Opéra Comique

Impérial) ; 4 volumes in-fol., demi-reliures anciennes (usagées, 3 dos manquants).

500/600

Musique gravée, « Édition originale », en 4 livraisons (cotages 67, 70, 71 et 73), cachet de Janet & Cotelle, reliées en 4 parties : Violino

primo, Violino 2°, Alto, Basso. À la suite de chaque partie, on a relié deux ensembles de quatuors de Pleyel :

Six Quatuors pour deux

Violons, Alto et Violoncelle

, Œuvre I (Paris, chez Ignace Pleyel et Fils aîné, 66-287, avec cachet Ignace Pleyel) ;

Trois Quatuors d’Ignace

Pleyel, arrangés pour Clarinette, Violon, Alto et Basse

, par Mr

D

evienne

(Paris, chez Boyer et Mme Le Menu, Bordeaux, chez Philip, écrit

par Ribière, cachet V

e

Naderman) [la partie de clarinette est dans le 1

er

vol., celle du violon dans le 2

e

). Les volumes portent l’étiquette

de Caillaud, relieur, marchand papetier à La Rochelle.

O

n

joint

3 volumes (manque le vol. des parties d’alto) de

Quatuors

de

M

ozart

, publiés chez I

ce

Pleyel & Fils aîné (cachets

Ignace

Pleyel

) :

Trois Quatuors concertants… dédiés à Monsieur J. Haydn

, Œuvre X

e

(cot. 354 et 355) ;

Trois Quatuors

…, Œuvre 18

me

(cot. 481) ;

Quatuor

…, Œuvre 35 et Œuvre 36 (cot. 545 et 544) ; rel. anciennes demi-veau rouge avec étiquette-titre en maroquin vert sur les plats.

422.

Anne-Marie

C

hassaigne

, dite Liane de POUGY

(1873-1950) danseuse et célèbre demi-mondaine de la Belle Époque,

romancière et diariste, elle épousa Henri Pourpe puis le prince Georges Ghika, et eut plusieurs liaisons féminines. 4 L.A.S.

« Liane Princesse Georges Ghika » ou « Lianou », [1913-1923] et s.d., à Robert de

F

lers

 ; 11 pages formats divers, 1 enveloppe

(quelques déchirures réparées).

600/800

C

orrespondance amicale

,

notamment

sur

sa

séparation

et

son divorce avec

le

prince

G

hika

.

[1913]

. Elle félicite Robert de Flers pour

le succès rencontré par sa comédie

La Belle Aventure

et lui donne sa nouvelle adresse, au Pavillon de Noailles à Saint-Germain en Laye :

« Le petit hôtel de la rue de la Néva est vendu à la princesse Auguste de Broglie qui n’est autre que mon ancienne camarade de l’Olympia,

Jane

T

hylda

 !... Je ne suis plus votre voisine – mais je ne me sens jamais très loin de ceux qui me sont sympathiques ! »…

Le Clos-Marie,

Roscoff

. Elle le remercie chaleureusement pour sa lettre qui « est venue mettre du bonheur sur du bonheur. […] Mon bonheur s’est

encore éclairé ces temps-ci par un rapprochement entre mon petit mari et sa famille »… Elle lui dit l’admiration et l’amitié qu’elle lui

porte : « Vous avez toute une ambiance qui me charme : votre visage, vos mots ironiques et tendres, votre esprit gamin et profond, le petit

culte que vous avez voué à

M

eilhac

, la figure de votre femme qui me plaît »… Etc.

Roscoff, [juillet 1923]

. « Dans les grandes circonstances

toujours je pense à vous ! […] Mon bonheur est terminé ! Mon mari m’a abandonnée. Il est parti Dimanche dernier avec Mlle Manon

T

hiébaut

une charmante jeune fille de 23 ans ! ma meilleure amie. Me voici seule au monde devant l’Océan et devant mon désastre !

Après 18 années du plus merveilleux bonheur je ne puis pas lui en vouloir, mais je réalise la plus lamentable des résignations ! […] Je ne

sais que faire de moi. […] Au secours ! »… – Son jugement de divorce vient d’être prononcé ; elle le prie d’insérer la nouvelle ; « les torts

sont du côté du prince qui

autorise sa femme

– ou Liane –

à porter son nom

. […] Mon mari […] demeure mon meilleur ami »…

O

n

joint

une note sur les termes du divorce ; et 3 l.a.s. de Georges

G

hika

à Robert de Flers à propos de la Roumanie (1922-1923).