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Jules MASSENET
(1842-1912). 6 L.A.S., 1882-1900 ; 11 pages in-8 (on joint une carte de visite autogr. au crayon).
250/300
19 septembre 1882
, à un maître et ami. Il aurait voulu causer avec lui de la pièce
Viviane
: « Son avenir est-il décidé ?... J’aurais tant aimé
écrire pour
l’opéra
un ouvrage dans ces conditions-là »...
3 juillet 1898
, [à G.
L
enôtre
]. « Merci de tout cœur du profond plaisir qui nous
est réservé à la lecture de vos ouvrages. Et puis... ils sont si
justement
dans la note de notre bibliothèque ! »...
3 octobre 1898
, [à Henri
C
ain
]. « Lenôtre (l’auteur du succès de l’Odéon) est-il notre “Lenôtre”
si charmant & si aimable convive
. J’ai été tellement “pris” par ses
livres que je voudrais lui faire savoir combien je suis son
admirateur
et son
applaudisseur
! »... En tête, l.a.s. d’envoi de Cain à Lenôtre.
12 octobre 1898
, [à G.
L
enôtre
] : « Chèrement touché par votre attention ! »... Félicitations à Mme Lenôtre...
31 mai 1899
. Proposition
de se rencontrer après le 10 juin, au
Ménestrel
, pour « causer de vos projets »...
3 mars 1900
, à un confrère. « Aussitôt que je verrai M
r
d’Harcourt je lui parlerai de votre intéressante proposition ; je crains seulement que l’orchestre ne soit
complètement
engagé »...
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Jules MASSENET
.
M
anuscrit musical
autographe signé,
Pitchounette
, [1896] ; 7 pages in-fol. sous chemise autographe.
1 200/1 500
M
élodie
pour voix et piano, sur une poésie de Jacques
N
ormand
(1848-1931) : « Pitchounette, entends-tu pas le vent qui souffe là-
bas ? »…
Le titre primitif
La chanson du Mistral
a été biffé, et remplacé par le nouveau titre. Marquée «
Allegro
(à deux temps) », en ut, avec
de nombreuses nuances d’interprétation, cette mélodie compte 66 mesures ; l’indication de mouvement notée par Massenet en tête
« mouvement de farandole » a été biffée (la mélodie portera en sous-titre « farandole pour chant » lors de l’édition). Elle est dédiée à
Mademoiselle Éléonore Blanc.
Le manuscrit, à l’encre brune sur papier Lard-Esnault à 20 lignes, porte la trace de nombreuses corrections par grattage ; une mesure
répétée a été biffée ; à la fin, Massenet a gratté la date (« 3 mai [?] /96 ») et ajouté une recommandation au graveur et transposeur pour
l’avant-dernier accord du piano. Sur la chemise, il a noté l’ambitus, et les tonalités pour les transpositions pour soprano et pour ténor.
Le manuscrit a servi pour la gravure de l’édition chez Heugel en 1896 (avec une charmante couverture illustrée). Cette mélodie ouvrira
ensuite le cinquième recueil des
Mélodies
de Massenet en 1900. Massenet en a réalisé une orchestration. Gérard Condé en a noté « la
fraîcheur de l’inspiration mélodique et les incises, plus graves, qui conservent la même franchise ».
Discographie : Huguette Tourangeau, Richard Bonynge (dans
Massenet Edition
, Decca).
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