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Musique et Spectacle
379
P
remière
édition de
la
partition chant
et
piano
de cette comédie musicale créée à l’Opéra-Comique en novembre 1902, ornée de deux
gravures en frontispice (cotage H. et C
ie
21,079).
E
nvoi
autographe signé avec musique : « à mon
confrère
Lully, à mon ami Carbonne, souvenir de ses débuts comme chef d’orchestre,
avec mes remerciements cordiaux Reynaldo Hahn 1902 », avec citation musicale des deux premières mesures chantées de la pièce : « En
mesu-re ! » [par le personnage du Musicien, chanté par le ténor Ernest
C
arbonne
(1860-1924)].
O
n
joint
une L.A.S. de Catulle
M
endès
à l’éditeur
H
eugel
, 13 décembre 1908, au sujet d’un contrat [pour
La Fête chez Thérèse
?] :
« Puisque tout est rabiboché – et que la suite, évidemment, nous sera de plus en plus favorable – je voudrais bien que le traité avec
Reynaldo fût signé. Je crains, non sa paresse – il travaille ferme quand il veut – mais sa mondanité »…
379.
Reynaldo HAHN
.
M
anuscrit musical
autographe,
Nausicaa
. 2
d
Acte
, [1919] ; 81 pages in-fol. sous chemise titrée.
1 000/1 200
M
anuscrit
de
travail
du
deuxième
acte
de
l
’
opéra
N
ausicaa
, incomplet de la fin.
Cet opéra en 2 actes, sur un livret de René Fauchois (le librettiste de
Pénélope
de Gabriel Fauré), commencé en 1913 et achevé au
front en Argonne en 1917, fut créé à l’Opéra de Monte-Carlo le 13 avril 1919, alors dirigé par Raoul Gunsbourg, avec Marthe Davelli
(Nausicaa) et Robert Couzinou (Ulysse) dans les principaux rôles, l’orchestre étant dirigé par Albert Wolff. La partition fut publiée
chez Heugel en 1919.
« Nausicaa, dont le poème calme et harmonieux est de M. René Fauchois, fait revivre le gracieux épisode de
l’Odyssée
, quand Ulysse,
jeté par la tempête sur le rivage phéacien, et un moment ému par la beauté et la grâce de la princesse Nausicaa, reprend néanmoins
sa course fabuleuse vers Ithaque et vers Pénélope, non sans laisser dans les larmes la douce jeune fille qui l’aimait. La musique de
M. Reynaldo Hahn est du charme le plus profond, du coloris le plus délicat dans sa vraie et pure richesse, s’élevant parfois à la haute
puissance, et parvenant à la plus profonde émotion dans la grande scène finale des adieux et du départ », écrivait J. Darthenay dans
Le Figaro
du 16 avril 1919.
Ce manuscrit
chant
-
piano
est à l’encre bleue sur papier B.C. à 18 lignes, puis sur papier Lard-Esnault/Bellamy à 20 lignes, avec
de
nombreuses
ratures
et
corrections
; c’est le manuscrit de
premier
jet
et
de
travail
. On relève notamment des feuillets refaits et
épinglés sur la version primitive, des mesures biffées, des collettes. Cet Acte II, sous chemise, s’interrompt à la page 81, et est incomplet
d’une dizaine de pages à la fin.




