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154

362.

Geraldine FARRAR

(1882-1967) soprano américaine. L.A.S.,

Ridgefield

(Connecticut) 24 septembre 1938, à un journaliste,

avec un

manuscrit

autographe,

Quelques notes sur Geraldine Farrar

; 3 pages in-4 à son en-tête, et 4 pages in-fol. sur

papier jaune.

300/400

I

ntéressant

témoignage autobiographique

, en réponse à une demande d’informations d’un journaliste : « Je suis charmée d’apprendre

que, par vos conférences au radio, vous voudriez me rappeler au publique parisien ! » Elle lui joint les notes pour « composer la dite

conférence : malheureusement, pour supplémenter cet intérêt, je ne possède aucun disque de duplicat, pour vous envoyer » ; elle espère

qu’il trouvera à Paris des amateurs qui pourront lui prêter ces disques...

Les

Quelques notes sur Geraldine Farrar

forment une passionnante autobiographie où, en 18 points, elle retrace les grandes étapes

de sa vie, son parcours privé et professionnel : « Née à Melrose près de Boston [...]. Des parents chanteurs musiciens, sans être des

professionnels. Première apparition devant un publique au concert d’église, âge de 3 ans. Très audacieuse ! »... Elle évoque ses séjours

à Paris, son apprentissage, ses débuts à Berlin et son retour aux États-Unis pour « débuter glorieusement en

Roméo et Juliette

au

Métropolitain, 1906 » ; et enfin sa carrière et ses adieux en 1931 : elle s’était juré jeune fille, ayant « horreur des artistes se survivant »,

de quitter la scène lyrique à 40 ans et les concerts à 50 ans et elle a tenu parole... Elle rappelle son « succès de délire » dans la création

du rôle de

Manon

de

M

assenet

, à Berlin, la reprise de

Carmen

au Métro qui lui valut « la plus belle réclame depuis

C

alvé

. De même, la

reprise de

La Navarraise

. Elle passe de

M

ozart

à

P

uccini

, de

G

ounod

à

W

agner

– tout le répertoire lyrique », etc.

O

n

joint

une photographie, 2 cartes de visite (une autographe), et une coupure de presse.

363

363.

Gabriel FAURÉ

(1845-1924).

Quintette en ré mineur pour piano,

deux violons, alto et violoncelle

, op. 89 (New York, G. Schimer, 1907) ;

in-fol. broché (accidents aux couvertures détachées, dos manquant).

1 000/1 200

P

récieux

exemplaire

corrigé

par

F

auré

.

Fauré a inscrit au crayon ses nom et adresse sur la couverture : « Gabriel Fauré

15 rue du fau

b

Poissonnière ». Il a porté à l’encre des corrections autographes

aux pages 21, 29, 30, 39, 54, 55.

O

n

joint

les 4 parties de cordes imprimées en double exemplaire, dont un

corrigé au crayon.

364.

Henry FÉVRIER

(1875-1957).

M

anuscrit

musical

autographe

signé,

Neige, blancheur de la mort (Élégie)

, 1948 ; 6 pages in-fol.

120/150

M

élodie

pour voix et piano, sur un poème de Charles

O

ulmont

(extrait de

Symphonie en blanc majeur

) : « Il neige ! Il neige ! Blancheur de la Mort »…,

marquée

Moderato molto

, à 6/8. Elle est signée en fin et datée « 11 juin

1948 ». Le manuscrit, à l’encre noire sur papier à 24 lignes, porte la trace de

nombreuses corrections par grattage ; il a servi pour la gravure de l’édition

chez Heugel en 1948.

365.

Louis FOURESTIER

(1892-1976).

M

anuscrit musical

autographe signé, [

À Saint Valéry

], 1927-1928 ; 16 pages in-fol.

(petite fente réparée au premier feuillet).

200/250

V

ersion

pour quatre mains d

’

un

poème

symphonique du

futur

chef d

’

orchestre

, qui avait remporté en 1925 le Premier Prix de Rome.

Louis Fourestier s’est inspiré du

Pierre Nozière

d’Anatole France : « Un charme paisible, triste et délicieux, enveloppe les choses et les

âmes. Des formes pâles flottent dans la clarté de la lune. Ce sont les nymphes qui viennent danser en chœur et chanter des chansons

d’amour autour de la tombe du bon saint Valéry ». Ce poème symphonique fut créé avec succès le 23 mars 1930 aux Concerts Colonne

sous la direction de Gabriel Pierné. L’œuvre commence en sol majeur à 4/4,

Adagio

, puis

Adagietto

,

Allegro moderato

,

Allegro

, etc.

Le manuscrit, soigneusement noté à l’encre noire sur papier à 16 lignes, avec les deux parties de piano superposées, présente des

corrections, notamment par grattage ; il est daté en fin « 1927-1928 » ; il a servi pour la gravure de l’édition chez Heugel en 1929.

366.

César FRANCK

(1822-1890). L.A.S. à une dame [Mme Ferdinand

H

érold

] ; 1 page in-8.

200/250

Il regrette de ne pouvoir assister à sa soirée : « j’espère être plus heureux une autre fois »…

O

n

joint

29 L.A.S., la plupart à Mme Hérold ou à Edmond Stoullig, par Louise Abbéma, Louis Anquetin (2 à A. Fontainas),

Julia Bartet, Caroline Carvalho (2), Claudie Chamerot, René Chansarel, Giuseppe Gariboldi, Charles Garnier, Léon Gastinel, Antoine

Lascoux, Jules Lefebvre, Raoul Pugno, Ernest Reyer, Achille Ricourt (3), Francis Thomé, Paul Vidal, etc.

367. [

César FRANCK

].

P

hotographie

originale par la Maison Ad.

B

raun

& Cie ; 16,5 x 11 cm, montée sur carte à la marque

du photographe.

150/200

Belle photographie en buste du musicien (2 petits accidents au niveau de la cravate).